Maison des Lanceurs d'Alerte
Créée en 2018, la Maison des Lanceurs d'Alerte défend et accompagne les lanceurs et lanceuses d'alerte dans leur démarche. Elle fait évoluer le droit et conseille les lanceurs et lanceuses d'alerte, notamment lorsqu'ils sont victimes de représailles.
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Billet de blog 14 nov. 2022

Maison des Lanceurs d'Alerte
Créée en 2018, la Maison des Lanceurs d'Alerte défend et accompagne les lanceurs et lanceuses d'alerte dans leur démarche. Elle fait évoluer le droit et conseille les lanceurs et lanceuses d'alerte, notamment lorsqu'ils sont victimes de représailles.
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Chronique 2/8 | Sans un lanceur d'alerte, nous n'aurions jamais su...

Et si le masque le plus utilisé par les ouvriers sur les chantiers de désamiantage ne les protégeait pas comme il le devrait ? Une inquiétude soulevée par une lanceuse d'alerte près de 50 ans après les premières alertes sur l'amiante...

Maison des Lanceurs d'Alerte
Créée en 2018, la Maison des Lanceurs d'Alerte défend et accompagne les lanceurs et lanceuses d'alerte dans leur démarche. Elle fait évoluer le droit et conseille les lanceurs et lanceuses d'alerte, notamment lorsqu'ils sont victimes de représailles.
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Illustration 1

En 2018, une salariée de l'entreprise 3M constate que les masques Proflow Asbestos – 70% des masques utilisés pour protéger les ouvriers contre l'amiante sur les chantiers de désamiantage – dysfonctionnent : le moteur, qui envoie de l’air filtré dans le masque, aurait des baisses de régime, sans prévenir. Conséquence : des dizaines de milliers d’ouvriers inhaleraient des fibres d’amiante cancérogènes alors même qu'ils suivent drastiquement les protocoles de sécurité...

Ils sont 35 000 à intervenir régulièrement sur les chantiers et plus d'1 million à manipuler ponctuellement des matériaux contenant de l'amiante.

Alors, preuves à l'appui, elle alerte la direction qui ne fait... rien (!) puis la mute dans un autre service loin de l'amiante. Elle se tourne alors vers la Direction générale du travail (DGT), l'INRS et l'Afnor... qui tardent à réagir.

Heureusement, grâce au minutieux travail de collecte de preuves de la lanceuse d'alerte, Libération publie une enquête qui informe le grand public des inquiétudes qui pèsent sur ces masques. La DGT y reconnaît que les résultats des tests de conformité ne sont pas satisfaisants et nécessitent des investigations complémentaires. Mais pourtant, les chantiers de désamiantage se poursuivent et des ouvriers continuent d'utiliser ce masque.

Suite à la publication de l'enquête, le ministère du Travail publie un avis pour informer les salariés. Sauf que celui-ci tend à nier la réalité de ces dysfonctionnements et n'est, de toute façon, pas largement diffusé aux salariés concernés !

La Maison des Lanceurs d'Alerte bataille aux côtés de la lanceuse d'alerte pour faire entendre sa voix et appeler à des enquêtes et des informations sérieuses pour éviter un nouveau scandale sanitaire et écologique.


Nous avons besoin de votre aide pour continuer : https://mlalerte.org/dons

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