Un lecteur de mon billet Des bavards médiocres indique que plus de 500 enfants palestiniens sont envoyés, chaque année, en prison par les autorités israéliennes, dans des conditions d’incarcération illégales.
Considère-t-il comme légales la prise en otage, le 7 octobre 2023, de 245 personnes dont déjà plusieurs dizaines ont été assassinées ou sont mortes pendant leur détention et le meurtre d’environ 1200 autres ?
En 2011, dans le cadre d’un accord, 1027 prisonniers palestiniens avaient été échangés contre le soldat israélien Gilad Shalit. Les Palestiniens ainsi élargis avaient été précédemment condamnés par la justice et certains d’entre eux pour avoir commis des crimes de sang.
Le 15 janvier 2025, Israël et le Hamas ont conclu une trêve et, dans son cadre, 33 Israéliens ont été échangés contre 737 Palestiniens, soit un ratio de 1 contre 32. Lors de l’échange du 15 février, les deux civils israéliens libérés avaient été pris en otage le 7 octobre 2023. Quant aux Palestiniens élargis, 36 avaient été condamnés à la prison à perpétuité par la justice israélienne (la peine de mort n’existe pas en Israël) et 333 avaient été arrêtés après le massacre de Gaza. Ce sixième échange a ainsi été conclu sur la base de 1 contre 123. Notons que le prix de la liberté connaît des variations.
Les familles des otages se réjouissent de ces libérations mais d’autres Israéliens, se rappelant des événements postérieurs à l’échange de 2011, y sont très opposés : dans le contingent palestinien se trouvait un certain Yahya Sinwar, arrêté en 1989 et condamné à la perpétuité par la justice israélienne pour l'assassinat d'une douzaine de Palestiniens accusés de collaboration avec Israël. En 2004, lors d'un entretien avec le médecin de la prison, celui-ci, soupçonnant un accident vasculaire cérébral, avait envoyé Sinwar à un hôpital où des médecins israéliens lui ont soigné un abcès au cerveau.
Un complément sur cet AVC est disponible à l'adresse suivante :
https://blogs.mediapart.fr/malesherbes/blog/180225/complement-mon-billet-echanges-gaza
En février 2017, Yahya Sinwar a été élu à la tête du Hamas pour la bande de Gaza et il est supposé être à l'origine du pogrom du 7 octobre.