Marc Etxeberria Lanz
Harmoniste reclusien et rabelaisien !
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Billet de blog 23 nov. 2022

Marc Etxeberria Lanz
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L'intermittence reclusienne du spectacle relance la machine à remonter le temps

Ce billet retrace les festivités marginales qui ont accompagné l'Harmonisme à ramifications diverses (randonnée, recherches historiques, découvertes des espaces du Tout-Monde, écritures et tiaps liés aux diverses cuisines). Il célèbre ainsi l'essentiel d'une époque (20 à 30 ans) où le plaisir situationnel évolutif a parfois atteint son apogée

Marc Etxeberria Lanz
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Après la fameuse rencontre du hasard avec ce discret professeur de la découverte que fut Nico (voir le billet précédent), la Villa Mes Dix Scies des Sentes de Montmorency nous  dévoila la piste rousseauiste le long de l’ancienne voie de ce célèbre tortillard, le Refoulons.

Et en  suivant les pas de Jean Jacques (confère Les Confessions), nous avons fini par découvrir le Trinquet de Saint Brice-la-Forêt

Bien sûr, le genevois ne jouait pas à la Pelote basque mais bien au jeu de Paume suisse du côté de Montmorency (ce riche lieu !) avec Madame de Houdetot depuis qu'il s'était fâché avec Madame d'Epinay ! 

Mais on ne faisait pas que philosopher dans ce temple laïque, non, on pouvait aussi apprendre à jouer à la pelote à main nue grâce aux enseignements de ces deux Maîtres de la discipline, Txema et Xebo, (à gauche et à droite de la photo miniature du Txindoki  !)

Illustration 1

Et toujours en 1994, les rêveries naturelles d'un promeneur presque solitaire m’avaient plongé dans le monde des ignorés et des inconnus !

Mais commençons par étudier ce passage avec mon professeur de littérature, Jean Pierre plus connu sous l’appellation de " Lider Maximo de la Txapela Taldea " ou dans le cadre de ce billet, sous son appellation tosquellienne, Camillo Carrara.

Comme souvent en randonnée reclusienne, il m'a expliqué la raison de nos interférences dans des domaines aussi complexes que la psychanalyse ou la Politique au sens arendtien du terme, le reste n'étant que du flan-coco pour Mangeurs de vent.

Coïncidence, avant d’écrire ce billet j’avais relu La Grande Révolution de Pierre Kropotkine (@ Atlande, 2021).

Dans cette dernière édition Arno Lafaye-Moses avait précisé en page 15 sa perception du géographe anarchiste ami de Reclus  :

« Le ci-devant prince historien n’est pas un simple érudit admirateur de Diderot et passé à " gauche ". Il est avant tout, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, un " transfuge de classe "… » .

Puis au bas de la page, la note qui expliquait cette notion bien mystérieuse à l'époque :

« Nous empruntons évidement le terme, magnifique mais rarement utilisé, à la romancière Annie Ernaux. »

Illustration 2
Jean Pierre en pleine réflexion lors de cette balade autour de la Grande Leyre

Or ce qui est assez extraordinaire, c’est qu’une semaine plus tôt, attablés à une terrasse de café après un Tèrra Aventura La Quête gaillarde validé sur sa terre corrézienne, Jean Pierre m'expliquait ce phénomène de transfuge de classe, arguments que je contestais pour des raisons que je ne développerai pas pour ne pas complexifier ce dossier !

En revanche, là où il avait entièrement raison c’est lorsqu’il m’a dit que l’écriture servait à traiter un traumatisme ou plus simplement à s’éviter une analyse de type  tosquello-gorienne.

Le fameux sac à dos de Roland, voir billet précédent. Alors pour explorer ces inconnues, et après l'avoir vidé en Espagne et en Ardèche, il suffisait de le charger en Martinique le sac à dos.

Mais la pente fut sévère. Et j'ai bien fini par m’esquinter la santé en grimpant la Pelée en compagnie de Fredo, mon compagnon-pays de la Créolisation familiale actuelle et de Kepa l’homme de la Supra-Créolisation  à découvrir, avant que le volcan finisse avec le temps par devenir mon Mont Thabor personnel !

Pour célébrer ces pèlerinages laïques passés, j'ai tenu à saluer tous mes compagnons (ou camarades pour les anciens marxistes) qui ont accompagné cette formidable aventure pédestre qui se poursuit encore aujourd'hui grâce aux enseignements de Max Demau !

Illustration 3

J'ai même ajouté Jean des Meldes dans cette galerie de portraits, et pourtant c'est le seul à m'avoir avoué qu'il n'aimait pas marcher ! Sur le coup, j'ai cru qu'il me parlait de Georges, non pas du tout, le camarade cégétiste préfère voler ! 

Je n'ai pas voulu mettre en évidence toutes ces dames qui ont éclaboussé de leur brillance et de leur talent toutes ces randonnées car elles étaient bien trop nombreuses ; le groupe initial des Pimpims de Villepinte ayant explosé par la suite !

Dans ce billet particulier, je me devais aussi de saluer la dimension sociétale de ma grande sœur Fafou qui s'est envolée depuis qu'elle a pris une retraite bien  méritée (très jeune par ailleurs !)

Remarque à l'attention de ces fossoyeurs de bonheur qui détestent les Jours Heureux d'Ambroise et des ses copains car nostalgiques en diable de Pétain. La joueuse de Mille Bornes au service du Président de Caste qui doit rembourser ceux qui l'ont hissé sur la pavois (voir les billets de 2019 s'y attelle comme Guillaume car c'est une spécialiste !   

Fafou depuis son retrait de l'instruction des caboches gasconnes et/ou landaises, a retrouvé une étonnante mémoire historique dans le Marensin, qu'elle décline à l'infini avec sa copine Georgette dans le musée des Landes d'Antan du côté de Cameleyre !  

Hélas pour la randonnée, c'est foutu depuis longtemps car comme elle a toujours marché à côté de ses pompes, elle les cherche encore aujourd'hui.

Illustration 4

Mais au delà de son engagement auprès d'une mélancolie gasconne tout à fait respectable, ce fut une formidable conseillère dans un domaine que j'ignorais ou presque, l'écriture en français lisible ! Merci Fafou!

Poursuivons cette balade du temps qui passe en compagnie de ces quatre professeurs qui déambulent dans le Vexin, le territoire des Véliocasses étant idéal pour ce genre de randonnée harmoniste :

Illustration 5

De gauche  à droite :

  • Nico, le prof du hasard 
  • Eric, le sociologue
  • Jean-Pierre, le prof de littérature étrangère.
  • Jordi, (pour une fois à droite), le Professeur Honoris Causa de l’Université Spatiale Reclusienne.

Jordi, cet éminent spécialiste de l’histoire des Brigades Internationales et de la Retirada a complété mon éducation en m’obligeant à étudier son fameux traité« De la légitime violence des classes opprimées ! ».

Pour un pacifiste, c’est le genre de pamphlet qui te reste en travers de la gorge.

Car en gros, Jordi développe les mêmes thèses que celles de Jean des Meldes, ce " transfuge italien  qui n'aimait pas marcher " qui justifiait une violence inappropriée car à mon humble avis, elles ne fait que justifier la seule qui soit légitime dans une Démocratie représentative, à savoir celle des Représentants élus du Peuple (confère Max Weber) !

Je précise que ce n'est pas moi qui écrit les Constitutions même si nous sommes nés la même année !  

Et voilà ce qui arrive lorsque on a oublié de lire Howard Zinn et son célèbre  Désobéissance civile et démocratie, alors il ne faut pas s'étonner  de retrouver les vieux démons léninistes, n’est-ce pas Jordi ou Jean des Meldes ?  

Heureusement que Jean Claude le célèbre œnologue  du Val d’Oise (voisin d’une toute récente prix Nobel de Littérature qu’il croisait parfois au centre commercial des 3 Fontaines de Cergy), venait à calmer les éternelles montées de tension entre l'autoritarisme robespierrien et la déshérence babouviste ! 

Et là, Jordi, comme Nico, Camillo, et tous les Harmonistes du Trinquet finissait par se calmer lorsque Jean-Claude ayant fini de déboucher le nectar qu’il avait transporté dans un emballage adéquat, commençait à le humer, le gouter, le sonder avant de nous servir.

Pour saluer le Maître œnologue , j'ai tenu à ajouter ce montage spécial qui lui correspond :

Illustration 6

Sur cette photo d'un des plus beaux endroits au monde, le courant d'Huchet, on voit Jean-Claude trinquer à la Sangria maison de Mikelenborda. 

Je l'ai encadré d'un bel hibiscus Landais, de la résine du côté de la Malloueyre et du foie gras de la SCOP de Cameleyre dirigée par Fafou et Jean Mi !

Un samedi en randonnée, toujours en compagnie de Jean-Claude et de l'avant-garde éclairée des Harmonistes du Trinquet et des Acéristes, nous nous étions arrêtés dans un village du Vexin pour boire l'apéritif ! 

Là, Nico sortit sa bouteille. Un Saint-Véran honorable.

Hélas il se fit retoquer par le Maître œnologue car le vin n'était pas à température idéale pour le savourer. 

Qu'à cela ne tienne, Nico ne se démonta pas, il fit quelques pas, sonna à la première maison, demanda au propriétaire s'il acceptait de mettre la bouteille au frais afin qu'il arrive à température le temps que l'on déguste le Chinon blanc idéalement préservé de JC ! 

Oui, le Chinon blanc était terrible et le Saint-Véran était très bien aussi ! 

Et nous étions répartis pour le prochain arrêt avec du rouge cette fois-ci au programme.   

Et à la fin de mes études harmonistes en Francilie, j'ai consigné toutes ces recherches dans des écrits à hue et à dia ! 

Quant à l'histoire lorsque les faits sont avérés, j'ai respecté les règles apprises grâce l'enseignement dispensé par mes Maîtres à penser d'hier, Reclus et Kropotkine et ceux d'aujourd'hui Roland et Octave dit Tatave pour les adeptes de la Conscience révolutionnaire évolutive !    consciencieux    

Mais il faut reconnaître que sans l’assistance de Fafou et de Camillo Carrara ou JP le tosquellien-gramscien si 'on préfère, ces manuscrits de la mère noire, l’Anarchie, seraient restés lettres mortes.

Illustration 7

La sortie laborieuse de ces romans signe l'aboutissement d'un long déroulé de plaisir qui a accompagné toutes ces randonnées, ces repas partagées, ces professeurs de l’évidente Créolisation du Tout-Monde, ces études passionnantes, ces discussions sans fin et surtout  ces incroyables découvertes passées.   

Quelques remarques avant de rendre définitivement l'antenne (promis Txema ! )

Ces livres peuvent servir à la rigueur de livres de cuisine (confère la recette des chipirons à l'encre farcis bien sûr que je tiens de ma mère) ou de topo guide pour parcourir à pied le Pays basque, quelques vallées des Hautes Pyrénées ou les Landes qui sont à mes yeux les paysages de la modestie les plus beaux que je connaisse !

Détail amusant qui peut être utilisé par les mordus à l’asservissante technologie : j’ai découvert et raconté l'Ardèche et en particulier Largentière à l'aide d'une carte de randonnée bien sûr mais aussi grâce à Streat View.

C’est un auteur que j'avais rencontré qui m’avait expliqué comment on pouvait décrire une ville où on n’avait jamais mis les pieds grâce à ce procédé malin (lui c'était en Ecosse)  !

Et lorsque nous avons refait avec ma basquaise préférée tous les itinéraires théoriques empruntés par Andoni en 2019, il n'y avait que très peu de décalage entre la fiction et la réalité.

Voilà c'est presque fini !

Pour ceux qui ne comprennent pas toujours ce que je dis ou j’écris ou qui contestent la rotation équilatérale de la queue de la vache, je précise que dans la vraie vie, je suis ni Juan Gonzalo ni François Laruna !

Nous allons à présent rendre l'âme de la randonnée reclusienne dans le billet de la despedida. .

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