Marc Humbert
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Billet de blog 24 janv. 2022

Les apories de l’universalisme (3-1) L'humanité morcelée

L’universalisme libéral, est contredit par la non solidarité planétaire laissant 40% des êtres humains sans alimentation suffisante et le défi écologique sans réponse collective. L’esprit originel de la formation de sociétés protégeant leurs membres a mené à l’éclatement mortifère de l’humanité en Etats aveuglés par leurs nationalismes et la compétition internationale à laquelle ils se livrent.

Marc Humbert
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Les racines de l’éclatement mortifère de l’humanité

 L’universalisme libéral, est contredit par la non solidarité planétaire laissant 40% des êtres humains sans alimentation suffisante et le défi écologique sans réponse collective. L’esprit originel de la formation de sociétés protégeant leurs membres a mené à l’éclatement mortifère de l’humanité en Etats aveuglés par leurs nationalismes et la compétition internationale à laquelle ils se livrent.

 L’universalisme promu et promis par la philosophie libérale bute sur deux écueils principaux qui empêchent sa réalisation : en premier l’exclusion des femmes en raison du patriarcat comme je l’ai montré précédemment et en second la situation éclatée de l’humanité en Etats-Nations. Etats-Nations où la solidarité s’arrête aux frontières et qui entretiennent en revanche une compétition permanente pour rivaliser de puissance et pour imposer aux autres leur idéologie. Cette réalité d’aujourd’hui puise sa source dans les évolutions qu’a connues notre longue histoire et dont il faut rappeler les moments clés.

 1- Des origines à la constitution d’Etats

Violences et guerres depuis les origines de l’humanité

 La situation présente est le fruit d’une longue histoire au cours de laquelle les progrès dans la solidarité ont aussi côtoyé des situations de violence et de guerre qui pour partie correspondent à la clôture de cette solidarité.

 L’origine de l’humanité moderne est indéniablement marquée au cours de l’évolution générale des espèces par sa capacité à faire mieux que les autres espèces dans la fabrication d’un Nous, d’une communauté solide mais qui se préoccupe de chacun. Cela peut être illustré au travers d’un exemple banal. Au contraire des groupes de chimpanzés – qui nous sont proches à bien des égards- où « les échanges de nourriture sont très limités […] dans les sociétés humaines [de chasseurs-cueilleurs], le partage de nourriture entre individus et, singulièrement, entre adultes et enfants est très important[1]». En quelque sorte, la commensalité ou la convivialité commence avec homo sapiens.

 Selon Jean-Jacques Hublain ce qui a fait que notre espèce, homo sapiens a émergé comme la seule espèce humaine, c’est qu’elle a été plus capable que les autres, de développer et de « gérer des réseaux sociaux de plus en plus complexes » exprimant « la solidarité de coalitions d’individus et de groupes dont les forces, le savoir-faire et la créativité peuvent s’additionner […] mais aussi s’accumuler à travers le temps dans un processus d’innovation toujours plus rapide ». Empruntant à des collègues le terme de « reproduction bioculturelle » il souligne que « la structure de la parenté et celle des réseaux d’échanges entre adultes et entre générations […] sont au cœur même de la condition humaine ». Si homo sapiens s’est ainsi montré capable d’organiser des groupes plus nombreux que Néandertal par exemple, leur taille est cependant restée limitée, amenant leur multiplication et leur dispersion. Quand ces groupes entraient en relation, des conflits parfois meurtriers pouvaient en résulter mais de manière générale, la dispersion des groupes en a évité la fréquence.

 Sur cette question de la violence, l’espèce humaine ne fait pas exception. En effet, selon les résultats publiés dans Nature[2], issus d’une étude portant sur 1024 espèces de mammifères : 40 % d’entre elles et la plupart des primates s’entre-tuent. Des spécialistes de la préhistoire[3] ont montré que les chasseurs collecteurs s’affrontaient déjà aux débuts de notre humanité, même si certes les guerres sont devenues plus importantes – et plus meurtrières- après la sédentarisation. Bien sûr, comme je l’ai précisé plus haut la guerre permanente a été évitée par les groupements humains en passant entre eux des alliances, fondamentalement via l’échange de femmes. Au sein de chaque groupement d’une certaine taille, une institutionnalisation minimale de l’existence commune se cristallise pour former une société, autour d’une hiérarchie, des rites, formant un ensemble qui est clôturé, délimitant les frontières d’un « Nous ».

 Toute société repose, nous dit Maurice Godelier[4], sur une articulation fondamentale du politique et du religieux et non pas principalement sur des rapports de parenté ou des rapports de production. Les sociétés primitives permettent à leurs membres de se sentir solidaires, de faire bloc, en général dans une structure hiérarchique et de constituer un « Nous » et de considérer que d’autres sociétés existent, fonctionnant sur d’autres formes politico-religieuses et « eux », ils ne sont pas comme nous. Ils forment une « autre » société, un autre ensemble d’êtres humains, avec lesquels on peut entrer en relation de compétition voire d’agression ou d’intégration. Pour Lévi-Strauss on peut parler de politique étrangère d’une société primitive. Maurice Godelier rapporte sur l’exemple des Baruyas, une histoire de constitution de nouveaux groupes, d’une nouvelle société qui passe par des guerres et des tueries. Quand la société devient trop nombreuse, des dissidents partent en constituer une autre.

 Il y a des discussions entre spécialistes pour évaluer si les violences et les guerres étaient ou non plus ou moins nombreuses et intenses à telle ou telle époque de notre longue histoire. Quoiqu’il en soit, violences et guerres ont perduré depuis le fond des âges jusqu’à aujourd’hui. Avant de revenir sur certains de ces tristes faits bien connus, je vais rappeler comment notre longue histoire nous a amenés à cette situation présente si dangereuse pour l’avenir de l’humanité.

Premières sociétés : Nous, les mêmes, les participants du grand Même, les replis impossibles.

 Pour avancer dans la compréhension de ce qui permet toutes ces violences, ces guerres et finalement de cette aporie de l’universalisme qui se traduit par l’absence de véritable solidarité internationale, je vais préciser ce que s’efforcent de désigner les différents termes ou concepts qui prétendent dire le « Nous », mais quel Nous ?

 Les termes à déchiffrer sont ceux de communauté, de société, d’Etat. Je pars du point de vue apporté par Godelier, déjà cité. Réécrit avec mes mots, une société c’est un groupe d’êtres humains qui organisent leur souveraineté collective sur un territoire, selon un certain ordre politique qui est en accord avec l’ordre cosmique – religieux- tel que ces êtres humains le conçoivent collectivement. Ce groupe peut être formé par, ou peut résulter de, la réunion de plusieurs sous-groupes qui se reconnaissent comme membres constitutifs de ce qui est un Tout. Ce Tout - cette société- a été profilé par cet ensemble d’êtres humains pour organiser leur vie. Les êtres humains n’ont pas inventé la vie en société mais ont produit leurs sociétés avec des caractéristiques propres et les transforment. Des sociétés qui sont ainsi de l’ordre du politique et non du seul ordre social.

 Social entendu au sens où les humains sont des animaux sociaux comme d’autres espèces animales le sont. Cette socialité simple s’observe lorsque quelques familles se regroupent et forment des clans, des tribus ou des communautés par socialisation sur des parties de territoire. Ces communautés peuvent avoir une histoire et une tradition spécifiques mais il leur faut, pour tenir toutes ensemble, aller au-delà, c’est à dire entrer dans l’ordre du politique. Il leur faut se réunir de manière à former un « Nous » politique spécifique, avec un autre niveau de sens du « Nous » que celui qui désigne les êtres humains d’une même parentèle. Les rapports sociaux qui permettent cela, c’est-à-dire de faire société, répétons-le avec Godelier, ne sont ni des rapports de parenté ni des rapports de production, mais des rapports « d’ordre politico-religieux […qui créent entre les individus] des liens de dépendance […leur] confèrent une identité globale qu’ils partagent […ce qui leur] donne le sentiment d’appartenir à un Tout, qui lui-même leur permet d’exister et de se reproduire et que chacun doit contribuer à reproduire comme tel, c’est-à-dire comme Tout. ». Une sorte de grand Même.

 Des communautés sociales d’individus proches peuvent avoir des activités autonomes, propres à chacune de leurs communautés, mais elles partagent avec d’autres l’appartenance à « une unité plus vaste qu’il faut reproduire en tant que telle » ce qui conditionne leur propre pérennité. Sur les exemples qu’il sollicite, Godelier montre que certaines sociétés sont des groupes de « tribus », lesquelles sont en quelque sorte des sous-sociétés, tandis que certaines « communautés » s’étendent au-delà des contours du Tout d’une société. Il peut en être ainsi des ethnies auxquelles se pensent rattachées nombre de tribus ou sociétés sans pour autant que cette appartenance ethnique crée des liens de dépendance assez forts et assez précis pour organiser leur quotidien et leur ôter un peu de leur autonomie.

 Le terme de « communauté » peut aussi qualifier un ensemble d’individus en raison d’un trait commun d’identification qui par exemple forme des classes ou des castes au sein d’une société ou de sous-groupes. Ce peut-être aussi une communauté de traits à travers de multiples sociétés : les femmes, les guerriers, les adolescents, les prêtres, les conteurs etc. Sans pour autant que ces différents « mêmes » au-delà de leur identité commune et de quelques activités – voire des revendications- qu’ils peuvent parfois avoir en commun aient, en se regroupant – si tant est qu’ils tentent de se regrouper-, une vie sociale commune autonome. Encore moins qu’ils puissent s’ériger en société reproductible, avec un ordre politique et cosmique et se mettre collectivement en relation, voire en compétition avec d’autres sociétés.

 Ainsi par exemple, il n’y a jamais eu de société composée uniquement de femmes. Mais différentes communautés et différentes identités au sein d’une société doivent être reconnues par l’ordre politico-religieux et régulés par les rites, les lois de la société. Je crois bon de faire ici, avant de commenter l’émergence de ce qu’on appelle l’Etat, une petite disgression sur l’impossibilité des replis car la tentation en persiste jusqu’à nos jours.

 On peut en effet observer dans nombre de sociétés, et à travers des sociétés, des regroupements « ponctuels » d’individus autour de tel ou tel trait partagé ou marqueur d’identité différenciée. Dans le passé, les esclaves, les adeptes de telle croyance, et plus souvent aujourd’hui, la couleur de peau, l’origine étrangère, l’orientation sexuelle, telle pratique religieuse etc. Sont désignés, s’observent, se montrent ou se proclament comme « communautés », des ensembles d’individus, souvent parce qu’ils subissent, en raison d’un trait identitaire qu’ils ont en commun, au sein d’une ou de diverses sociétés où ils vivent, des discriminations et des dominations. Pour combattre ces mauvais traitements, ces exclusions partielles (quand ils ne sont pas bannis de telle ou telle société) qui leur sont infligés, certains décident à l’occasion de se replier dans l’entre soi, pour se défendre, et parfois en interdisant à tout autre, de se joindre à eux ou leur déniant toute légitimité à parler en leur nom. Sans pour autant faire scission avec leur société d’appartenance, d’origine ou d’accueil, sans projet d’en créer une autre, autonome. Mais, nous dit Godelier :« Si personne ne peut comprendre les autres et être compris d’eux, comment espérer changer les rapports que lui font subir ces « autres ». Par la seule violence qui ne pourra alors se contenter d’être verbale ? Si aucun dialogue est possible, aucune lutte en commun avec d’autres groupes sociaux […] n’est possible non plus [cela mène] à une impasse ». Alors même qu’il parait tout aussi impossible de construire une société autour d’une identité commune de ce type.

Naissance de l’Etat, pilote du Tout, Un et Multiple.

 Les premiers groupes humains se sont constitués en sociétés et vivaient en chasseurs-collecteurs, nomades, s’installant de manière temporaire sur des sites qui leur convenaient, améliorant leurs outils et leur appréhension collective de leur existence et de leur milieu. Leur population s’accroit en partie en raison de la montée en puissance de l’emprise exercée sur le milieu par la performance accrue de leurs instruments de chasse, le propulseur de sagaie, le harpon, l’arc et les flèches. Une humanité de quelques millions d’individus vit, sans Etat, dans des groupes-sociétés autonomes – de petite taille, souvent moins d’une centaine d’individus, peut-être 600 000 sociétés vers – 10 000 selon Robert Carneiro (1978[5]).

 Cette première humanité entame, en différents lieux éloignés les uns des autres, à l’occasion de conditions géo-climatiques favorables, entre – 10 000 et – 6 000 une métamorphose, pluridimensionnelle. Sans que soit établi un sens de causalité entre les deux phénomènes, apparaissent d’une part, la pratique de diverses formes d’agriculture et d’autre part, une organisation politique plus rigide qui ne se contente pas d’une forte autonomie collective des individus. L’Etat naît ainsi avec l’agriculture, c’est la thèse de Carneiro, en dépit de la résistance de bien des individus, c’est la thèse de Clastres[6]. Le Tout – c’est à dire la société- sera désormais piloté par un Etat qui détient le monopole de la violence publique (Weber). Ce n’est pas là, une définition de ce qu’est un Etat, mais cela traduit la manière de maintenir la société comme un Tout, c’est-à-dire par l’ordre politico-religieux, quand l’organisation de la société et des activités nécessite une hiérarchie instituée de gouvernement. L’agriculture et l’institution de l’Etat permettent l’accroissement de la taille des sociétés – au lieu de leur division quand la taille devenait excessive- et l’extension de leur territoire de référence et d’une plus forte spécification du Nous et de sa clôture assurée par l’appareil d’Etat.

 La métamorphose prend plusieurs millénaires à s’établir et ne touche pas toutes les micro-sociétés dont certaines ont perduré jusqu’à nos jours. Certaines avaient déjà des activités diversifiées organisées collectivement y compris avec des échanges et une monnaie gérée comme bien commun[7]. Les performances techniques de celles qui se regroupent ou s’étendent par alliances, par la guerre et par la croissance démographique, vont amener un changement de la configuration générale de l’humanité.

 On passe d’une multitude croissante de groupes humains de taille relativement petite à la situation suivante. On assiste d’une part à la réduction du nombre de ces groupes et à leur sédentarisation – avec une agriculture sur brûlis puis ici et là, la culture sur champs, secs, irrigués, au début de manière naturelle-, et d’autre part à l’augmentation de la taille des sociétés dont le maintien en tant qu’Un Tout se fait alors en considération d’une diversité du Multiple de ses constituants. Les augmentations de taille approfondissent la spécialisation des tâches : agriculteurs, chasseurs, artisans, guerriers… C’est la naissance des premières cités, de l’écriture, des scribes, des fonctionnaires etc., des guerres entre-elles et des notions de frontières et de barbares (au-delà du limes bien plus tard chez les Romains), la constitution des premiers empires bien vastes. Il n’y aura pas pour autant la constitution d’une seule société mondiale qui incorporerait l’humanité toute entière. L’humanité s’est au-contraire cloisonnée en sociétés principalement gérées par des Etats avec les trois caractéristiques énoncées par Grotius au 17ème siècle : un territoire, une population, un gouvernement doit permettre de garantir à la population, sécurité et prospérité.

A suivre….

[1] Jean Jacques Hublin (2017) Biologie de la culture – Paléoanthropologie du genre Homo, Paris, Collège de France/Fayard, p. 42.

[2] Gómez, J., Verdú, M., González-Megías, A. et al. (2016) “The phylogenetic roots of human lethal violence” Nature n°538, p. 233–237 ( https://doi.org/10.1038/nature19758)

[3] Jean Guilaine et Jean Zammit (2001) Le Sentier de la Guerre – Visages de la violence préhistorique, Paris, Le Seuil.

[4] Maurice Godelier (2007) Au fondement des sociétés humaines – Ce que nous apprend l’anthropologie, Paris, Albin Michel.       Les citations qui suivent sont tirées de cet ouvrage.

[5] Robert L. Carneiro (1978) « Political expansion as an expression of the principle of competitive exclusion », in Ronald Cohen et Elman Rogers Service (dirs.), Origins of the State : The Anthropology of Political Evolution, Philadelphia, Institute for the Study of Human Issues.

[6] Pierre Clastres (1974) La Société contre l'État : Recherches d’anthropologie politique, Paris, Minuit.

[7] Voir Jean-Michel Servet (2020) « Les origines de la monnaie comme « commun » », Etudes Celtiques, Vol XLVI, p. 257-270, déjà cité précédemment.

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