Miscellanées scientifiques du mois d'août 2019 spécial nature & forêts

Ce mois ci honneur aux plantes et aux arbres ! Les mathématiques de la science", les complicités entre arbres et champignons, l'intelligence des plantes, La découverte d'illustratrices de talent oubliée, le plus grand organisme vivant au monde. Vous pourrez approfondir ces sujets avec la bibliographie fournie et terminer par les traditionnels jeux. Enjoy !

Les poémes qui agrémentent ces "miscellanées" sont tirée d'un recueil de poésies chinoises "La montagne vide" aux éditions Albin Michel

Les photos d'arbres et de plantes ont été prises par mes soins en Savoie au mois de Juillet 2019 sauf exceptions signalées (en particulier je remercie Corinne N de son Tournesol)

L'essentiel des sujets qui sont développé dans les sujets qui vont suivre résultent d'un séjours dans la Savoie au dessous d'Alberville, dans un triangle situé  entre Moutiers, La léchère et Les Allues. Tout cela a développé ma curiosité envers les richesses qu'on peut trouver sous nos pieds, ou a hauteur d'arbres...

mathématiques de la nature

Les mathématiques ont depuis toujours partie liée avec les sciences de la nature. Elles ont de façon évidente labourées consciencieusement le champs de la physique, de sorte que cette discipline est inimaginable sans mathématiques. Mais dans des disciplines comme la chimie ou la biologie, la mathématique si elle n'y tient pas un role si central est quand même déterminante en derniére instance. 

C'est le cas de la biologie en général et surtout de deux de ses disciplines annexes, la botanique et la zoologie. Dans lesquelles on découvre le role central du "nombre d'or" et de la "suite de Fibonnacci"

Commençons déja à décrire ces deux outils :

Le "nombre d'or" est une création de la mathématique grecque ancienne et de son obsession pour les rapports numériques simples et complexes.

Le nombre d'or découle d'une "divine proportion" en "et moyenne  raison" : la façon la plus harmonieuse de découper deux segments de droites

moyenne-raison-nombre-dor

 

(a+b)/a=a/b

Pour trouver le "nombre d'or remplaçons b par 1 : on obtient alors a2=a+1

Pour cela une seule solution positive : a  =(1+racine carré de 5)/2

Ce nombre s'appelait du temps des anciens grecs "divine proportion" et depuis le XIX siécle "nombre d'or" Il a été trés utilisé en peinture, en sculture ou en architecture. Un des exemple le plus connu est "l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci

Une autre découverte remarquable est en relation directe avec le "nombre d'or" et c'est la "suite de Fibonacci", un mathématicien italien surtout connu pour avoir introduit en europe les nombres indo arabesMais il a également créé une suite connue, pour au départ compter des lapins. C'est la premiere "suite convergente" de l'histoire des mathématiques. Pour la constuire il suffit de deux nombres : o et 1 il suffit ensuite d'additionner ces deux chiffres et de renouveler l'opération

0 1 1 2 3 5 8 13 21 34 85 129 etc etc etc

Une propriété intéressante est que si on prend un nombre assez grand, le rapport de deux nombres successifs converge vers le nombre d'or. C'est pourquoi ces deux concepts sont souvent "ensemble"...

Le nombre d'or a été découvert par les premiers mathématiciens grecs. Ceux  là affectionnaient particulièrement les rapports de nombre, et avaient une conception quasiment "mystique" des nombres. En particulier les nombres entiers puis rationnels étaient quasiment "divinisés" Le caractére "irrationnel" du nombre d'or a jeté le trouble dans les partisans d'Euclide (qui se regroupaient autant pour des raisons strictement "mathématiques" mais aussi religieuse) Il a été intensivement été utilisé par les artistes : l'homme de vitruve de Léonard de Vinci, Le parthénon aussi et de multiples exemple dans l'art moderne et contemporain

homme-de-vitruve

Mais le nombre d'or ne se retrouve pas que dans des œuvres humaines mais aussi dans la nature Regardons par exemple ce magnifique tournesol offert gracieusement par Corine N (que je remercie chaleureusement au passage)

tournesols-corinne-n

Le nombre de pétales d'un tournesol est donné le plus souvent par la suite de Fibonacci alors que les spirales qui se forment dans son "cœur" obéissent rigoureusement aux injonction du "nombre d'or".

De nombreuses réalisation de la nature à formes spiralées contiennent ainsi le "nombre d'or" et ou des chiffres appartenant à la suite de Fibonacci : les coquille de certains animaux (Nautiles, Escargots), les pommes de pin diverses, le chou fleur, les pépins de la pomme-fruit etc etc etc

A cela nul mystère et nul besoin d'un "ordre supérieur" de type religieux, mais uniquement la formidable ingéniosité de la nature, laquelle se tourne vers l'économie de moyen et la recherche de l'efficacité "au final". Mais de l'efficacité jaillit l'équilibre et la beauté. Une des leçons de la nature...

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Réponse à l'empereur qui voulait savoir ce qu'il y avait dans la montagne

Ce qu'il y a dans la montagne ?

Aux pics des nuées blanches

Je ne peut que le dire

et ne saurait vous le dire

T'ao Kong King 452-536

Shinrin-yoku : entre pratique de pensée et science

Le "Shinrin-oku" est le "bain de foret", tradition profondément ancrée dans la culture japonaise. C'est en effet profondément lié à la religion traditionnelle japonaise le "shintoistme", qui est "le sentiment de la nature" divinisée dans une approche profondément animiste (les "kamis" traduits par "esprit" représentent "les forces de la nature" auquel il est rendu un culte.

Au dela de l'aspect "mode" (bien présent cependant) et relation "nouvelle" a la nature (bien dans l'air du temps), cette pratique a intéressée les immunologues qui ont découvert (à leur grande surprise) des effets bénéfique sur le capital immunitaire que nous possédons tous pour les pratiquants et pratiquantes de cet "art d'aimer les arbres". Ce rôle bénéfique serait dû à l'action positive des phytoncides, des molécules exécrés par l'arbre dans l'air ambiant. On sait déja que ces substances possédent un rôle bactéricide et fongicide reconnu. Elle servent d'une part à l'arbre pour se protéger contre les attaques diverses dont ils sont l'objet, mais aussi c'est un moyen de communication entre arbres de la même espéce (nous examinerons plus tard le "Word Wide Wood", l'autre moyen de communication utilisé par les arbres)

 

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Mycorhize : qu'est ce que c'est  ? son role dans le "wood wide Web"

Une des découverte les plus passionnante des 15 dernières années est la redécouverte d'une association bénéfique entre les plantes (plus particulièrement les arbres) et les champignons (plus précisément les Fungis, ou mycète, le "champignon proprement dit n'étant que la "fructification" du mycète) Cette association "gagnant gagnant" est d'une importante déterminante pour la vie et le développement des deux organismes. On appelle cette association mycorhize.

Découverte dans la fin du XIX siècle, elle n'a été redécouverte que récemment. Il en existe de différents types selon la façon dont l'association entre la plante et le champignon s'effectue : le mycélium du mycète peut s'enrouler autour de la racine, il peut être "tressé" avec elle dans une association plus symbiotique encore. (entre les cellules du cortex racinaire dans le cas d'une ectomycorhize, et éventuellement à l'intérieur de ces cellules, dans le cas d'une endomycorhize). A l’œil nu, on observe généralement des filaments blanchâtres, jaune pâle ou blanc rosé au contact et à proximité des racines, et éventuellement de petits glomérules ou des digitations. On peut presque dire que la mycorhize est mi-plante, mi-champignon.En ce qui concerne les arbres, elle concerne la plupart des espèces courantes de champignons, en particulier celles qu'on aime à chercher dans les bois à l'automne venu.

Le rôle premier de ces mycorhizes est l'échange "équitable" de ressources : le champignon fourni à la plante des substances qu'elle ne pourrait pas se procurer par ses propres moyens en particulier des nutriments (phosphore, azote...), que la plante utilise pour croître et en échange, la plante ou l'arbre fourni des sucres dont le mycète est friand.  Dans ce marché biologique, les acheteurs et vendeurs n'ont pas forcément d'exclusivité et ainsi, un champignon peut fournir plusieurs espèces de plantes et les racines peuvent échanger leurs ressources avec plusieurs champignons. Certains champignons "trichent" et essayent de "ne pas payer" (en phosphore et azote par exemple) et de bénéficier de ressources quand même. Des recherches récentes tendraient à montrer que "le crime ne paie pas. Mais les recherches sont en cours, et loin d'avoir dévoilé toute la complexité de ces associations. 

Un autre élément important de ces mycorhizes, ce sont leur importance dans la communication entre les arbres. En effet le réseau serré des mycéliums fournit effectivement aux arbres certains éléments indispensable à leur survie, mais il leur permet également de communiquer entre eux ! La communication entre végétaux en général et en particulier les arbres (qui ont le réseau mycorhizien le plus complexe et le plus développé) passe également par ces associations symbiotiques. En particulier les scientifiques ont montré que des échanges entre espèces d'arbres différentes avaient lieu, que ce soit dans l'allocation de ressource mais aussi pour se protéger mutuellement.

ci dessous la conférence Tex donné par Suzanne Simard sur la communication "par les racines" de ce qu'on appelle le "Wood Wide Web" ce vaste réseau de communication inter arbre qui peut avoir une surface extrémement étendue et une complexité élevée. Suzanne Simard est professeure d'écologie forestière et enseigne à l' Université de la Colombie-Britannique .

Suzanne Simard: How trees talk to each other © Suzanne Simard

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J'ai élu domicile au coeur de la montagne

Sur la voie des oiseaux, il n'est plus trace humaine

qui a til autour de mon jardin ?

De vagues rochers qu'embrassent les nuées blanches.

Cela fait bien des années que je vis dans ces lieux

Maintes fois j'ai vu l'hivers fondre au printemps

Aux riches allez dire, et aux gens de la cours

Qu'un nom vide ne sert à rien

Han Chan (VII° siècle)

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Des illustratrices oubliées

herbier

Si de nombreuses femmes scientifiques dans le domaine de la physique, de la chimie ou de la biologie "pure" ont été oubliées, que dire des illustratrices en botanique et entomologie ? Il s'agit là d'une carrière scientifique décriée. On pense à tord qu'on ne doit parler que de savants cosinus réinventant le monde au fond de leur laboratoire. La vérité de ces illustratrice est plus modeste, mais tout aussi important. Avant d'interpréter la réalité il convient de la décrire de façon rigoureuse et sensible.

Pour cela je vous présenterais trois illustratrices de botanique a l'oeuvre et à la vie remarquable :

Rosalie de Constant, dont vous voyez l'illustration ci dessous est une illustratrice suisse née à la toute fin du XIX siècle et morte prématurément en 1834 Issue d'un millieu cultivé, elle est connue essentiellement par sa correspondance avec son cousin Benjamin Constant et par son herbier peint, formidable oeuvre d'art d'une beauté et d'une précision stupéfiante.

Mathilda Smith fut l'illustratrice pendant plus de 40 ans d'une des principales revues de botanique britannique à une époque ou les britanniques dominaient la discipline sur le plan mondial Elle a repris le travail de son illustre prédécesseur Walter Hood Fitch sous la férule du directeur du Curtis's botanical Magazine qui était également son cousin.

Elle s'est battue ardemment vers la fin de sa carrière pour que son travail fut reconnu et qu'elle ai droit à sa propre signature, les planches étant alors signées "M.S. del., J.N.Fitch lith.”. Le dernier dessin de Matilda Smith pour le Curtis's Botanical Magazine est publié dans le numéro de février 1923.

Margaret Ursula Mee est connue pour ses talents d’illustratrice mais aussi pour son action en tant que syndicaliste. Pour ce dernier point, elle fut une des principale dirigeante du syndicat Union of Sign, Glass and Ticket Writers qui regroupe les illustrateurs et illustratrices. Elle est également une membre éminente du parti communiste britannique. Outre son combat pour que les droits des illustratrices en tant que travailleuses soit reconnu, elle est surtout connue pour ses travaux sur le Brésil ou elle a accompli une dizaine de voyages d'études et pour avoir été une des première personne à alarmer sur la situation écologique catastrophique de la région

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 La roche blanche émerge du torrent

Ciel froid aux rouges feuilles éparpillées.


Sur le chemin du mont, la pluie s'est absentée


Le bleu du vide mouille nos habits.

Wang Wei 701-761

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Les sens de la plante

On pense souvent que la plante parce qu'elle est fixée au sol (par des racines) et qu'elle ne posséde pas à l'instar des annimaux des organes de perception de la réalité extérieure ne posséde pas de sens. C'est un peu plus complexe que cela et la vision en est un bon exemple.

Certes la plante ne dispose pas d'yeux pour découvrir le monde, elle n'en dispose pas moins d'une forme spécifique de vision. Il est en effet vital pour une plante de maximiser sa perception de la luumiére. Elle a donc des pigments sensibles à la couleur bleue qui leur permettent de détecter la lumiére. Et elles parviennent ensuite à faire un mouvement réflexe pour se tourner vers la lumière. Le tournesol est connu pour tourner sa corrole en direction de la lumiére, mais nul besoin de cette plante pour faire l'essai chez vous : une plante quelconque suffira.

Mais leur capacité de vision ne s'arréte pas là. Elle ont d'autres capteurs qui leur permet de distinguer entre rouge "clair" et rouge "foncé"  Les végétaux réfléchissent beaucoup le rouge sombre et absorbent presque totalement le rouge clair. Donc une plante qui reçoit une lumière avec beaucoup de rouge sombre et très peu de rouge clair peut savoir qu’une autre plante se trouve près d’elle. Si c’est l’inverse, c’est que leur voisin n’est pas un végétal. On a montré qu’elles peuvent le faire jusqu’à cinq mètres de distance. Et qu’elles peuvent, par exemple, augmenter leur croissance vers le haut avec anticipation pour capter plus de lumière que leurs voisines.

Elles ont également de l'odorat. C'est en diffusant des substances aromatiques qu'elles peuvent lutter contre diverses agressions et invasions. On a mis en évidence ce comportement étrange via un phénomène mystérieux qui affectait les antilopes Koudous d'Afrique du Sud. Elles se nourrissent quatsi exclusivement de feuilles d’acacia. Quand on les capture, on leur procure dans leur enclos leurs feuilles préférées. Mais très rapidement, on a constaté que ces antilopes mourraient de fin. En voila la raison : quand elles sont agressées elles produisent des tanins qui rendent leurs feuilles indigestes, mais elle produisent en même temps du gaz éthylène qui sert de signal d'alarme aux acacias voisins qui a leur tour augmentent la composition en tanins de leurs feuille. Dans la nature, les antilopes habituées a ce genre de ruses agissent en conséquence et rusent en évitant les vents dominants. Dans un enclos, ce n'est pas possible...

De même elles ont quelquefois également le sens du toucher. C'est vrai de certaines lianes, mais aussi du "concombre anguleux" qui se développe avec un système de vrilles extrêmement performantes, dotées du sens du toucher.

Mais les chercheurs pensent également que les plantes ont le sens de l'ouie, qu'elles sont sensible au magnétisme, et d'autres sens mystérieux que l'homme n'imagine même pas

Cette question des "sens" des plantes est également un domaine en pleine évolution, dont les "révolution scientifiques" sont quasi quotidiennes On peut en trouver une première approche dans un petit document édité sous forme de PDF t

Certains chercheurs ont déduit de ces nouvelles connaissances sur les "sens" des plantes la conclusion que la plante serait doté d'une certaine forme d'intelligence. C'est en particulier le cas de Stephano Mancuso, un biologiste extrêmement controversé de l'université de Florence.

Ci dessous je vous propose une "conférence Tex" de Stephano Manusco de l'université de Florence, spécialiste mondialement reconnu de "l'intelligence des plantes" (la conférence est en anglais, mais est sous titrée) 

Stefano Mancuso: The roots of plant intelligence © Stefano Mancuso

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Pourquoi habiter la montagne de jade

L'esprit libre je ris sans répondre

Silence de l'eau, les fleurs de pécher glissent

Monde au dela du monde

Li Po 701-762

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L'Armilliaire, plus grand organisme vivant connu

Quand on pense "Champignon", on pense uniquement à la partie la plus visible du champignon (souvent commestible, parfois vénéneuse) qui est en fait la "fructification" du véritable organisme (qu'on appelle plutôt "fugu" ou "mycète") Là on va parler de l'organisme appelé couramment "Armillaire couleur de miel" un succulent champignon qu'on trouve souvent au pieds des arbres (c'est un parasite de ceux ci, il ne participe pas à la "microrization" de la foret... Mais nous allons plutot évoquer le "monde souterrain" qu'il occupe avec un certain talent.

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On a pas de mal à observer ces champignons au bas des troncs des arbres quand ces derniers sont en mauvaise santé. On a plus de mal à imaginer l'étendue et l'importance que ces mycètes peuvent prendre de façon souterraine. Lorsqu'on tente d'imaginer le plus grand organisme du monde, on imagine une baleine ou n de ces arbres gigantesques qu'on peut admirer en Amérique du nord. Pourtant des scientifiques effectuant des recherches dans une foret nationale de l’Oregon ont découvert ce réseau gigantesque, qui occupe l’équivalent de 1665 terrains de football. Le « champignon couleur de miel », c’est son nom, recouvre près de 965 hectares de terre. Il semble vieux d’environ 2400 ans mais les scientifiques considèrent qu’il pourrait être encore plus ancien.

L’Armillaire couleur de miel est en fait un champignon parasite qui peut coloniser et tuer des arbres et des plantes. Pour chercher de nouvelles sources de nourriture, ce champignon forme un réseau de filaments qui constituent une masse végétative, d’où son expansion extraordinaire !Deux autres champignons de l’espèce des Armillaria, découverts en 1992, avaient déjà attiré l’attention des scientifiques. Le premier occupait 37 hectares de forêt dans le Michigan, et le second couvrait une superficie de 600 hectares dans le sud-ouest de Washington.

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L'eau coule par les veines de la pierre

Source de poudroiements

Les feux follets couleur de laque

scintillent comme fleur de pin

Li Ho 890-916

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bibliotheque subjective

quelques ouvrages qui m'ont permis de vous proposer ces miscellanées :

Stefano Mancuso - La révolution des plantes - Albin Michel 2019 236 pages

Stéphano Mancuso est l'auteur d'un livre discutés et discutable sur "l'intelligence des plantes" dans lequel il revient sur certaines caractéristiques des plantes et lutte contre les préjugés qui sont attachés a cet "autre" qui vient littéralement "d'un autre monde". Mais peut etre tord il trop le bâton dans l'autre sens...  Dans ce nouvel ouvrage, il nous propose de nous intéresser de nouveaux aux performances insoupçonnées des plantes, et nous propose de nous en inspirer pour résoudre certains de nos problémes insoupçonnés.  Le chapitre sur les "plantoïdes" ou il nous propose de nous inspirer des plantes pour repenser la conception de robots utiles est un grand moment d'intelligence créatrice !

Présentation de l'éditeur :

Dans L’Intelligence des plantes, best-seller traduit dans 21 langues, Stefano Mancuso apportait la preuve de la capacité hors norme des plantes à comprendre, à réagir et à s’adapter à leur environnement. Dans La Révolution des plantes, il va plus loin en révélant leur stupéfiante faculté à innover, à se souvenir et à apprendre, offrant des solutions inespérées aux problèmes écologiques et technologiques contemporains.
La révolution verte a commencé : c’est en s’inspirant des plantes que les hommes pourront construire leur futur. Un livre fascinant qui explore le monde végétal pour inventer l’avenir de l’humanité.

Peter Wohlleben la vie secrète des arbres

Voila un formidable succès de librairie qui donne confiance dans l’espèce humaine : celles et ceux qui ont permis ce triomphe étonnant dans l'édition scientifique nous ravissent et nous permettent d'espérer. Dans un livre bourré d'informations toutes plus surprenantes les unes que les autres, l'auteur fait preuve d'un formidable sens pédagogique et d'une sensibilité tout a fait réjouissante. Si il y avait un livre à emporter dans une ile déserte munie d'un unique cocotier (cliché !), ce serait celui là !

Présentation de l'éditeur :

Les citadins regardent les arbres comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement "Bois Wide Web".
La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l'ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature

Mario Livio Le nombre d'or Editions Odile jacob 202 312 pages

Tout ce que vous avez voulu savoir sur le nombre d'or sans jamais oser le demander. Dire de cet ouvrage qu'il est exhaustif sur le terme est au dessous de la réalité ! Extrêmement riche sur le plan scientifique, sur l'utilisation de cette notion dans la nature ou dans l'art, cet écrit extrémement rigoureux détruit un certain nombre d'interprétation fantaisiste, mais nous ouvre en même temps à la véritable beauté de ce nombre fascinant.

Présentation de l'éditeur :

Le nombre d'or, proportion géométrique simple définie par Euclide, hante depuis plusieurs siècles les mathématiciens, les esthètes et les amateurs d'ésotérisme. A les en croire, on trouverait cette "divine proportion" dans la mesure des pyramides d'Egypte et du Parthénon, dans les tableaux de Léonard de Vinci et de Manet, dans les partitions de Bach et de Bartók, dans les pétales de la marguerite et la spirale du nautile. En bref, il serait partout, témoignant d'une mystérieuse et fascinante magie géométrique. Il fallait un mathématicien amateur d'art et de mystère pour pénétrer les arcanes du nombre d'or. Toutes les clés de compréhension sont données ici pour apprécier l'étrange beauté d'un nombre pas comme les autres.

Françis Martin Sous la foret Pour Survivre il faut des alliés humensciences 2018 240 pages

Une présentation des Mycorhize par un de leurs spécialistes au rang mondial. Extrêmement pédagogique, très plaisant à lire et d'une diversité d'approche qui fait de ce petit ouvrage une excellente introduction à ces problématiques, avec y compris les questions non résolues qui constituent les pistes de demain pour une approche extrêmement prometteuse pour l'avenir...

Présentation de l'éditeur

Sans les champignons, l'Homme n'aurait jamais existé. Il y a 410 millions d'années, ils ont facilité la colonisation des continents par les plantes puis la naissance des forêts. Demain, ils nous aideront à atténuer les effets désastreux des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers. Les arbres ont passé un pacte secret avec ces êtres microscopiques aux pouvoirs étonnants, ni animaux, ni végétaux. Prospecteurs, mineurs et commerçants, de nombreux champignons ont noué des relations avec leurs arbres partenaires qui fonctionnent selon la règle du "donnant-donnant". Imaginez sous vos pieds, un monde invisible parfois secoué par des conflits féroces où les alliances durables sont le garant de la survie. Un univers souterrain où s'interconnectent les arbres et les champignons pour créer d'immenses réseaux de communication et d'échange de nourriture. Au fil de ses balades en forêt, des Vosges aux portes de l'Arctique, Francis Martin nous raconte avec passion les dernières découvertes scientifiques sur cet incroyable univers "intelligent".

Gaspard d'Allens Main Basse sur nos forets Seuil 2019 170 pages

La forêt c'est aussi un problème politique. Elle est aujourd'hui l'objet de nombreuses menaces, dont celles qui découlent d'une quête absolument irresponsable du profit immédiat n'est pas la moindre. Cet ouvrage décrit parfaitement les enjeux et les stratégies des différents acteurs dans une enquête approfondie d'une clarté inquiétante. On s'alarme à juste titre des menaces qui pèsent sur la foret amazonienne, mais que dire de celles qui touchent notre forêt "à nous" ?

Présentation de l'éditer :

Les forêts deviennent une industrie ! Parée du discours trompeur de l’énergie verte et des vertus de la biomasse, une entreprise massive et silencieuse de transformation de la sylve en matière se déploie en France. Nous pensons la forêt comme le refuge de la liberté, nous la parcourons pour respirer le parfum de la nature, nous nous y réfugions des trépidations urbaines. Mais les abatteuses, les voies forestières démesurées, les centrales à biomasse sont en train de l’avaler, de la quadriller, de la standardiser.

Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l’avait pas encore racontée. Pendant des mois, des Landes au Morvan, de l’Auvergne aux Vosges, Gaspard d’Allens a couru les bois pour décrire et raconter le désastre en cours. Car la forêt subit maintenant la logique productiviste qui a ravagé l’agriculture, détruisant les emplois, dispersant les produits chimiques, gaspillant l’énergie, réduisant la biodiversité.

Mais il est encore possible d’inverser le cours de la destruction. Des bûcherons réinventent leur métier, des forestiers promeuvent un usage doux de la forêt, des Zad luttent contre les machines. L’espoir est là, l’alternative est vivante, les humains et les arbres peuvent se réconcilier.

Chhristopher Gray Wilson Majorie Blamey Guide des fleurs de montagne Delachaux et Nieslé 2008 317 pages

Indispensable pour qui visite nos montagne, ce guide indispensable recense un nombre considérable de fleurs qu'il fait apparaitre dans toutes leurs richesses et leurs diversité. Extrémement bien illustré (l'illustratrice est absolument délicieuse) il contient également des outils bien utiles aux débutantEs pour identifier les plantes et les arbres qu'on est amené à croiser dans nos prérégrinations.

Présentation de l'éditeur :

Cet ouvrage complet est le seul guide pratique consacré aux fleurs des régions montagneuses de France, de Suisse et d’Europe.

Après une présentation des spécificités du milieu montagnard, chaque espèce est décrite en détail. Les caractéristiques essentielles sont mises en évidence afin de faciliter l’identification sur le terrain.

Face au texte, les illustrations réalisées d’après des spécimens vivants ou fraîchement cueillis reproduisent fidèlement les plantes en respectant leurs formes et couleurs originales.

• Un guide couvrant les massifs montagneux de toute l’Europe.

• Plus d’un millier d’espèces décrites.

• Plus de 150 planches couleur originales, par une artiste de renom.

Robert P. Harrison Forêts : essai sur l'imaginaire occidental flammarion 1998 340 pages

Les forets ne sont pas seulement un objet de connaissance scientifique au sens des "sciences dures" (biologie, botanique, etc) mais aussi un objet de connaissance historique (la "forêt" n'est pas à l'origine un "espace planté d'arbre" mais un lieu "sauvage" privatisé par n roi afin qu'il puisse y organiser ses chasses) culturelle voir mystique. Cet ouvrage revient sur ces trois derniéres dimensions, qu'il circonscrit à l'occident, ce qui est sans doute en limiter l'approche mais qui permet un approfondissement de celle ci. Un ouvrage sensible, d'une richesse considérable et aux multiples approches. .

Présentation de l'éditeur

L'Occident a défriché son espace au cœur des forêts, et fondé contre elles ses institutions dominantes - la religion, le droit, la famille, la cité. De part et d'autre de leur ténébreuse lisière, tenus à distance, deux espaces s'épient, se menacent, s'interrogent. Forêts, monde écarté, opaque, qui dépayse, enchante, terrifie, remet en question la cité.Robert Harrison raconte ici l'histoire des forêts dans l'imaginaire occidental. Avec Vico pour compagnon de voyage, il nous mène de l'épopée de Gilgamesh à la poésie contemporaine de Zanzotto. Dans les forêts, nous rencontrons Artémis, Dionysos, Roland Furieux, Descartes et Dante, les fées des contes, Rousseau, John Clare, une petite clairière de Constable, les symboles de Baudelaire...En marge des débats actuels, l'auteur s'interroge sur notre rapport à notre habitat, puisque l'homme habite non la nature mais son rapport à la nature. Ainsi s'élabore une écologie de la finitude.

La source s'enroue au péril des rochers

A la couleur du soleil, le bleu des pins fraîchit

Le soir au creux de l'étang vide

La paix de l'Eveil apprivoise les dragons

Wang Wei 701-761

 

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Et toujours les jeux 

 Ce sont des jeux de vacances, des jeux de plein air, tous glané au bon soleil de la Savoie.

Jeux un : grenouilles et crapauds

Ce jeu se déroule sur un lac de montagne où il  y a des grenouilles et des crapauds : trois grenouilles et trois crapauds. Les six bestioles sont alignées sur une même ligne, six grenouilles a droite, un vide, trois grenouilles à droite. Le mieux est de les représenter avec des piéces, des pièces claires pour les grenouilles, sombre pour les crapauds. Les grenouilles vont de gauche à droite, les crapauds de droite à gauche. Ils peuvent sauter un emplacement s'il est vide, et sauter un autre animal s'il y a une case de vide derrière lui

voila le schéma de départ

grenouilles-et-crapauds

Trouver comment on inverti le sens des animaux (à l'issu de ces manipulations, les grenouilles doivent toutes être à gauche, les crapauds tous à droite).

Jeu deux : trois visages tachés de suie

Pour me balader dans les forets savoyardes loin des stations de ski, je prend un train "touristique" : c'est un petit "tchou tchou" du XIX siécle, une vieille loco à vapeur de collection avec deux wagons qui semblent se disloquer plutôt qu'ils n'avancent. Mis a part moi, il n'y a que trois passagers dans le wagon : m'dame Pauline Graule et deux individus strictement incognito (mais la moustache de l'un est fameuse dans toutes les rédactions j'dis ça j'dis rien et l'autre a comme initiale AP et est surnommé le "poulidor du 17°) y'a un train qui remonte quand les trois compères sont à la fenêtre et qui lâche son nuage de suie Pauline Graule ricane, et ses deux compagnons également. Elle suppose que son visage est propre et que celui de ses deux compères est taché de suie. Mais elle réfléchit un peu et se nettoie alors le visage, comprenant qu'elle est elle aussi tachée par le train arrivant en sens adverse

Comment a t elle compris que son visage était lui aussi atteint ?

jeu trois : le diner intime

Me voila arrivé a Aigue Blanche, petite cité très agréable de la Savoie profonde (son marché, son vendeur d'opinel, son bar tabac épicerie souvenir )

Je suis invité par le maire (que je connais depuis des années étant donné que je lui ai loué pendant plusieurs années une étable en guise de gite au confort minimaliste) à bouffer chez lui. Je lui demande combien on sera à table

"Y'aura moi, toi,le beau père de mon frère, le frère de mon beau père et le père de mon beau frère"

Combien y aura t il de convives ?

Ci dessous, quelques illustration du moulin a huile de noix de Chanaz

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