Marc Tertre
Education populaire (science et techniques), luttes diverses et variées (celles ci qui imposent de "commencer à penser contre soi même") et musiques bruitistes de toutes origines
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Billet de blog 30 sept. 2022

Marc Tertre
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miscellannées du mois de septembre 2022

Ce mois ci séquence politique : mathématique et politique, la question de l'égalité, science et capitalisme : bayer et le troisiéme reich, Margareth Hamilton, l'informaticienne oubliée du programme d'exploration spatiale, et le livre du mois : "La fabrique des pandémies" de Marie Monique Robin

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Pour ce billet de rentrée, un contenu réduit (j'ai passé mes vacances  en septembre "loin de la civilisation"), mais très politique. C'est que la science n'est pas uniquement destinée à notre émerveillement, elle doit aussi nous permettre d'éclairer nos choix. Ou du moins elle devrait toujours le permettre. Mais elle n'est pas elle même à l’abri d'une instrumentalisation idéologique (on le voit bien avec le débat sur le nucléaire ou les partisans de cette forme d’énergie se servent de la science non pas pour éclairer, mais pour faire argument d'autorité. 

Mathématiques et politique : la question de l'égalité 


Si on cherche les rapports entre "mathématique" et politique on se heurte immédiatement au caractère "apolitique" des mathématiques. Évidemment, on peut utiliser les mathématiques pour justifier des politiques injustifiables : c'est le cas par exemple des statistiques, dont nous avons déjà parlé. Les chiffres, "on leur fait dire ce qu'on veut". Et la dessus, les mathématiques ont une réponse sans ambiguïté : elles montrent que non !
Mais plutôt que de montrer l'implication "politique" des mathématiques, peut être est il plus efficace d'éclairer une question politique par une approche mathématique. Un des thèmes central dans les deux approches est par exemple le concept "d'égalité"
Ce concept est bien entendu décisif pour toutes les idéologies qui prônent la libération collective. Pour se libérer "collectivement", il faut bien entendu être au clair sur la question de l'égalité : comment penser la libération collective sans commencer à penser une égalité qui s'appuie sur des bases solides ?
Et bien évidemment, la question de l'égalité est centrale pour les mathématiques, qui l'utilisent de multiples manières. La définition de l'égalité "mathématique" est donc celle ci : " Relation entre deux quantités de même valeur ou entre deux représentations d’un même objet mathématique." (source : https://lexique.netmath.ca/egalite-2/ sur le site "netmath.ca", un site canadien qui est une plate forme d'apprentissage des mathématiques élémentaire.)
La question primordiale de l'égalité mathématique c'est que cela concerne "deux représentations du meme objet" Je me souviens de mon premier professeur de mathématique "on ne peut pas comparer des pommes et des oranges". Mais évidemment on peut comparer le prix des pommes et des oranges (là, le "meme objet" permettant la comparaison n'est pas le fruit lui même, mais son prix d'achat...
De même si on pose la question de l'égalité entre humains. Chaque humain est un des membre d'une même espéce. Et en même temps, chaque etre humain est différent. L'égalité ne conssiste pas a faire de chaque individu un clone d'un "modéle idéal" mais a trouver les "qualités" qui permettrait la comparaison : égalité des droits, égalité des chances, égalité de destin...
Et d'une façon encore plus fondamentale, cela concerne ce qu'on pourrait nommer "ce qui nous fonde en tant qu'etre humain" A commencer par les égalité dont j'ai parlé Inutile de préciser que ces égalités formelles n'existent pas dans notre monde, basé sur la concurrence et sur des monopoles cachés ou pas d'ailleurs.
Pour aller plus  loin : 
https://www.academia.edu/1229048/%C3%89galit%C3%A9_politique_%C3%89galit%C3%A9_math%C3%A9matique

Sciences et capitalisme : Bayer et le Troisième reich


Les expériences "scientifiques" réalisées par le troisième Reich nazi dans le cadre des camps d'extermination constituent sans doute une des utilisations perverses de l'idéologie scientifique (qui permet tout) les plus répugnante de l'histoire (même si l'idéologie raciste n'est pas loin non plus, nous y reviendrons sans doute prochainement) Qui n'a pas entendu parler de l'horrible Docteur Mengele et de ses horribles expériences ?
Il serait facile de faire de cette altération profonde de la science une question de "savant fou" et de comportement individuel. Mais l'histoire des sciences nous montre une réalité plus contrastée et plus complexe. Évidemment il y a eu de tels "scientifiques" sans aucun scrupules. Mais ils s'inscrivaient dans une structure sociale qui concernait la science, et la production en particulier pharmaceutique. De ce point de vue, la responsabilité des entreprises pharmaceutiques allemandes regroupées dans le conglomérat "IG Farben" est total. En particulier un de ses pilier, la firme Bayer dont le fondateur fut un des auteur de ce regroupement en 1925
Le docteur Mengele, l'expérimentateur le plus connu du camps de concentration d’Auschwitz réalisait ses expériences en collaboration avec la branche "Bayer" de l'IG farben
La firme elle même réalisait une partie de sa production dans un camps de concentration, avec des "esclaves" en position de travailleurs du site de production. Mais elle réalisait également une partie des expériences nécessaires à la réalisation de ses objectifs de mise au point de traitement. Inutile de préciser que ces traitement étaient réalisé avec un mépris total des "cobayes". Un des médecins préposés à ces expériences expliquait d'ailleurs avec un cynisme certain : "nous ne préoccupions aucunement de la survie éventuelle de nos sujets d'expériences : ils seraient morts de toute façon. Les cobayes étaient désignés au "tri d'arrivé" chez celles et ceux préposés de toute façon au "camp d'extermination" et à la chambre à gaz.
Quand le régime s'est effondré, "IG Farben" a été dissout par les alliés. En 1952 Bayer a été "refondée" comme entreprise autonome. Elle a depuis niée avec la derniére énergie toute responsabilité dans les crimes commis en son nom sous le nazisme. Selon leur direction l'entreprise n'avait aucun lien de continuité avec l'ancienne organisation. Pourtant des individus nombreux sont passés de l'ancienne à la nouvelle sans aucun probléme.
Un exemple frappant est donné par le chimiste Fritz ter Meer, un des cadres éminents de l'ig Farben condamné en 1945 à la plus forte peine de prison pour des collaborateurs "techniques" (et scientifiques) des nazis : 7 ans de prison. Il sera libéré pour bonne conduite en 1950 et deviendra rapidement un des principaux dirigants de Bayer. Il sera même à l'origine de la fondation "Fritz ter Meer" qui récompense chaque année un étudiant chimiste "prometteur" De même les dirigeants actuels déposent ils chaque année une gerbe en l'honneur de celui qui déclarait à propos des sujets d'expériences "Peu importe les conséquences des expériences qu'ils ont subis : ils seraient mort de toute façon"...
source :
Tout ce que vous vouliez savoir sur Bayer, un géant de la chimie mondiale sont présent dans un ouvrage qui fait le tour des questions posées par Bayer et ses différentes "production" : Martin Boudot Toxic Bayer Plon 2020 256 pages

Produire de l’énergie : les rép

onses de la physique

La question de l’énergie est une question centrale pour l'homme à un double titre : d'une part parce que l’énergie lui est indispensable à sa survie et qu'il en consomme de plus en plus, et d'autre part parce que les techniques qu'il a inventé ont des effets pervers (pollution, réchauffement climatique) qui menacent son existence même et son "style de vie" si peu "durable"...
Évidemment, et pour une large partie, la question est politique : c'est la société dans laquelle nous vivons qui détermine qui produit, comment on produit, et pourquoi on produit. Notre société est capitaliste, et donc au final la seule considération qu'elle prend en compte c'est "le taux de profit" au détriment de tout autre considération.
Il n’empêche que la production d’énergie est bornée par des considérations physiques contre lesquelles nous ne pouvons rien : tout le monde connaît (ou à du moins "entendu parler") de la notion d'entropie, de la dégradation des  formes d’énergies sous forme de chaleur.
Les formes d’énergies "carbonées" (basées pour l'essentiel sur le charbon et le pétrole, sans oublier le gaz) sont remise en cause car elles favorisent le "réchauffement climatique" aux conséquences désastreuses. Mais la remise en cause de celles ci sont difficiles
Mais dans un premier temps, il convient de revenir aux fondamentaux : qu'est ce que c'est que l’énergie ? La réponse n'a rien d'évident, et fait appel aux formes fondamentales d’énergie de l'univers : la force gravitationnelle, la force électromagnétique, l'interaction nucléaire forte (responsable de la cohésion des atomes dans le noyau) et l'interaction nucléaire faible.
Ces formes "fondamentales" expliquent la présence d’énergie dans l'univers. Mais elles ne disent rien de la forme que peut prendre l’énergie. On connait forcément une de ses formes, la chaleur. Mais d'autres formes sont aussi présente : l’énergie du travail mécanique par exemple. Une locomotive a vapeur ou une automobile a essence sont deux dispositifs transformant de la chaleur en énergie mécanique. Par nature, cette transformation se fait à faible rendement. En moyenne un moteur thermique à un rendement de 30% Un moteur électrique a un bien meilleurs rendement, mais la création d’électricité dépense elle même une forte consommation de chaleur perdue (une turbine ayant une efficacité de 50 %) sans oublier l’énergie indispensable pour extraire l'essence, le gaz ou l'uranium indispensable à l'obtention de cette electricité ainsi utilisée.
Il existe maintenant de "nouvelles" sources d’énergie, qui n'ont pas les dangers des sources carbonées ou radioactives : l’énergie solaire, l'energie marémotrice, l'utilisation de l'hydrogène.
Si on prend ce dernier en considération, on peut remarquer que la production de l'hydrogène par électrolyse consomme une bonne part d’énergie carbonée ou nucléaire (la production d’électricité faisant appel pour l'essentiel à ces moyens de production) Mais d'autres considérations sont utile pour éclairer le choix d'une forme de production d’énergie. L'hydrogène pour être utilisé, doit être compressé. Or d'autres considérations physiques font que cette question est loin d’être réglée si on veux arriver à une solution fiable.
Reste également la forme que peut prendre l'exploitation de  l'hydrogène pour fournir un moteur exploitable. Deux solutions sont envisagées : un moteur à hydrogène (modèle du prototype proposé par BMW au moment de l'écriture du livre qui m'a servi de référence) ou l’utilisation de l'hydrogène pour alimenter une pile à combustible. D’après l'auteur fourni en référence, cette solution n'est pas viable économiquement. Et la première, si elle "fonctionne" n'est guère satisfaisante question des équilibres écologiques que le moteur à hydrogène est pourtant censé résoudre
Une autre source d’énergie prometteuse utilise l’énergie "solaire" visible. Il est vrai que la nature utilise abondement cette forme d’énergie (par la chlorophile des plantes) mais l'utilisation par les humains n'est pas si facile ! 
La première forme d'utilisation de l’énergie que le soleil nous prodigue à profusion consistait à utiliser le soleil pour produire de l'eau chaude dans des panneaux solaires thermiques en réchauffant un fluide caloporteur circulant sous une plaque de verre circulant sous le soleil Mais cette production ne permet pas de produire du travail (mise en route d'un alternateur pour produire de l’électricité) il faut produire de la vapeur, ce qui est autrement compliqué !
une autre solution utilise le second principe de la thermodynamique en utilisant un moteur "Stirling" qui produit du mouvement avec une source chaude et une source froide.
Mais évidemment la forme d’énergie "solaire" la plus connue fait appel à des panneaux photovoltaïques Celle ci utilise les effets connus depuis longtemps des semis conducteurs. On arrive a créer dans les semis conducteurs des zones possédant un surcroît d’électrons et d'autre un déficit de ces mêmes électrons. La zone de "jonction" entre ces deux zones va posséder des propriétés électriques très particulières. En particulier on a mis depuis le début du XX siècle en évidence la production d’électricité de ce dispositif quand sa jonction est frappée par la lumière visible (et donc par un photon)
Aurait on trouvé la "solution magique" ? Malheureusement non ! Car la production de ce dispositif nécessite l'utilisation d'un gaz extrêmement nocif pour le réchauffement de la planète (17000 fois plus que le CO2) : le tri fluorure d'Azote.
Et évidemment, un autre problème est que l’énergie ainsi produite n'est pas stockable, ce qui nécessite l'utilisation de batteries dont le bilan "écologique" n'est pas fameux du tout.
Bref, il faut se méfier des "solutions magiques" et conserver un peu d'esprit critique. Normalement, c'est le rôle de la science que de développer cet esprit critique, mais souvent la science est instrumentalisée pour de tout autres objectifs
Source : les quelques considérations dont il est question ici sont tiré d'un petit ouvrage tout a fait passionnant "petit manuel de physique verte" écrit par Clément Santamaria aux éditions ellipses en 2010

La scientifique du mois : Margaret Hamilton

Un des domaines dans lesquels les femmes après avoir contribué de façon décisive au développement de la discipline ont ensuite été plus ou moins subtilement évincées est l'informatique. L'informatique est en même temps une science et une technique (les deux étant indissociablement liés)et cette éviction correspond a l'arrivée au pouvoir des "ingénieurs" (forcément "mâles")
Une de ces femmes importante a contribué de façon prépondérante à la "mission Apollo", la mission de conquête lunaire où elle a mis au point l'ensemble du programme informatique menant à cette conquéte qui a marquée l'histoire.
Margaret Hamilton est née en 1936, et ses études en mathématiques fondamentales et appliquées l'ont conduite au MIT, le prestigieux "Massachusetts Institut of Technology" ou elle a développée des programmes informatiques dans le domaine de la prévision météorologique pour passer à des programmes "militaires" de détection d'avions.
Ayant rejoint le laboratoire "Draper" du MIT c'est là qu'elle est amenée à mettre au point les programmes de navigation et d'atterrissage des vaisseaux spatiaux du programme Apollo.
Un grave soucis des programmes informatiques a permis de mettre en valeur la qualité de conception des logiciels qu'elle a contribué à mettre au point : une "gestion d'erreur prioritaire" a permis d'éviter une catastrophe due au fonctionnement erratique d'un radar
Elle a été en butte à de nombreuses critiques (lui reprochant par exemple de ne pas s'occuper assez de ses enfants) mais a été défendue en particulier par les cosmonautes de la mission qui savaient pouvoir se reposer sur elle et sur son sérieux 
Elle a contribué dans les années 80 a créer un nouveau langage de programmation "systeme" l'USL à ne pas confondre avec l'UML (un langage graphique de conception pour la programmation orientée objet

Le livre du mois  "La fabrique des pandémies" de Marie Monique Robin

On a beaucoup parlé de cet ouvrage écrit a l'occasion de la pandémie de covid 19 qui illustrait parfaitement les thèses que les scientifiques développaient dans l'ouvrage. Deux billets en ont parlé, l'un présentant le livre écrit par la journaliste, l'autre étant centré sur le film qu'elle a réalisé. Il semble cependant utile de revenir sur ce travail remarquable, à nouveau frais. Déjà parce que les problèmes qui sont soulevés sont loin d’être du passé. La pandémie de covid est loin d’être terminée, et elle n'est peut être que le signe avant coureur de problémes a venir. Ce qui intéresse en premier c'est la façon dont sont traité ces "imbroglio de science, de technique et de politique qui sont celles de beaucoups de problèmes actuels : le réchauffement climatique, la question de l’énergie, les changements apportés par le numériques, tout cela reléve de ces "imblroglio socio techniques" ou la réponse efficace se retrouve plus dans l'art du tissage (lier des approches et des équipes avec des histoires, des cultures et des intérets fort différents) que de l'art de la guerre que promouvait Macron quand l'alerte sanitaire fut déclenché.

Mais ce "tissage" nous concerne peut etre encore plus que cette approche pourrait le laisser entrevoir. C'est qu'il n'existe pas vraiment de solution "en dehors de notre monde" : peut etre que certains et certaines peuvent penser que les privilèges dont ils disposent leur permettrons d'échapper au sort commun. Or c'est précisément ce que cet ouvrage, et que les scientifiques rassemblées dans celui ci démontrent l'inanité de cette approche. C'est aussi que les "sciences de la nature" doivent aussi composer avec les "sciences du social" et des "sciences de la société" pour etre vraiment opérationnelles.

Et ce que dit cet ouvrage, c'est que ces collaborations, cette ouverture d'esprit, ne sont pas uniquement une question "morale". C'est au sens le plus littéral, une question de survie...

présentation de l'éditeur :

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la covid-19 relève du surréalisme, pas de la science ! », affirmait Luc Ferry en mars 2020, accusant les écologistes de « récupération politique ». Voilà un philosophe bien mal informé. Car, depuis les années 2000, des centaines de scientifiques tirent la sonnette d’alarme : les activités humaines, en précipitant l’effondrement de la biodiversité, ont créé les conditions d’une « épidémie de pandémies ».
C’est ce que montre cet essai, mobilisant de nombreux travaux et des entretiens inédits avec plus de soixante chercheurs du monde entier. En apportant enfin une vision d’ensemble, accessible à tous, Marie-Monique Robin contribue à dissiper le grand aveuglement collectif qui empêchait d’agir. Le constat est sans appel : la destruction des écosystèmes par la déforestation, l’urbanisation, l’agriculture industrielle et la globalisation économique menace directement la santé planétaire.
Cette destruction est à l’origine des « zoonoses », transmises par des animaux aux humains : d’Ébola à la covid-19, elles font partie des « nouvelles maladies émergentes » qui se multiplient, par des mécanismes clairement expliqués dans ce livre. Où on verra aussi comment, si rien n’est fait, d’autres pandémies, pires encore, suivront. Et pourquoi, plutôt que la course vaine aux vaccins ou le confinement chronique de la population, le seul antidote est la préservation de la biodiversité, impliquant d’en finir avec l’emprise délétère du modèle économique dominant sur les écosystèmes. 

Référence :

Marie Monique Robin "la Fabrique des Pandémies", Editions La Découverte 2021 356 pages

en complément : le billet du blog de Pierre Sassier sur son livre papier

le billet de Cedric Lépine sur son documentaire télévisé

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