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Billet de blog 20 avr. 2013

Homosexualité, transgenre : nos frères animaux aussi !

L’espéce humaine n’a décidément rien inventé en matière de sexe. Dans le monde animal, les relations homosexuelles ne relèvent pas de l’exception, tandis que la transsexualité existe bel et bien.

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L’espéce humaine n’a décidément rien inventé en matière de sexe. Dans le monde animal, les relations homosexuelles ne relèvent pas de l’exception, tandis que la transsexualité existe bel et bien.

L'actualité des débats politiques montre que le sujet de l'homosexualité reste un domaine disputé, ou la question de la nature de cette pratique ouvre a contreverse (certains décriant cette pratique comme "contre nature" et existant uniquement dans l'espece humaine ) .  Pourtant, les pratiques entre individus du même sexe ne sont pas rares dans la nature et, de ce fait, n’ont rien de strictement humain.

Nous le savons bien pour l'espèce humaine, sexe et reproduction ne sont pas nécessairement liés. Or contrairement à ce que nos préjugés pouvaient le laisser penser, il en va tout autant pour de nombreuses espèces animales y compris chez nos amies les bêtes. Si on les dissocie, l’homosexualité prend tout son sens. Jusqu'a présent, on n’avait pas assisté à ce genre de pratique parce qu'on ne le cherchait tout simplement pas. Les premiers témoignages de pratiques homosexuelles ont été découverts dans certaines espèces de singes (les bonobos en particulier) et très rapidement également chez les dauphins. Et ces premières découvertes ont permis de découvrir que cette pratique, que l'on pensait marginale chez les animaux est en fait très répandue, et pas seulement d'ailleurs chez les mammifères, elle est aussi attestée dans certaines espèces d'oiseaux et d'insectes.

Non seulement on a pu constater l'existence de rapports ponctuels (comme par exemple chez certains singes, ou elle semble procéder de l'acceptation de hiérarchies sociales a l'intérieur d'un groupe fortement charpenté) mais on a également constaté la formation de couples stables sous les mêmes conditions que les couples hétérosexuels.

Il arrive même que les animaux concernés aient un « désir d'enfant » et se livrent avec 'les moyens du bords » à une véritable conception aidée comme chez certains oiseaux. Les couples ainsi formés peuvent se mettre en recherche d’une mère porteuse ou, dans le cas des femelles, trouver un mâle pour les féconder. « Dans les couples lesbiens d’oies sauvages, l’une des femelles s’accouple parfois avec un mâle de passage et élève sa progéniture avec sa moitié. » Il est également attesté que de nombreuses sortes de pingouins se fassent « prêter des œufs » et les couvent (d'autant plus que dans cette espèce, le père est traditionnellement actif dans le processus de couvaison)

Il n’existe pas deux individus strictement identiques dans la nature, même de vrais jumeaux ou des clones. Cette variété biologique, accentuée par la reproduction sexuée, engendre une diversité des habitudes et des pratiques, laissant à chacun l’opportunité de s’exprimer selon ses désirs, aussi bien pour l’Homme que pour les animaux. Seule la morale propre à chaque espèce approuve ou réprouve des comportements. La nature, elle, n’en a aucune.

Des explications scientifiques pas toujours convaincantes


Régulièrement, les zoos à travers le monde rapportent de jolies histoires de cigognes mâles filant le parfait amour en duo ou d’autres, de couples pas si contre-nature de zèbres, de chimpanzés et autres caméléons. L’homosexualité semble particulièrement fréquente dans un genre animal: les oiseaux. Chez les oies cendrées, par exemple, un couple sur cinq est composé de deux mâles.

Depuis 2007, un biologiste australien, Geoff McFarlane, de l’Université de Newcastle, étudie ce phénomène. Il vient d’en tirer une théorie, dont le site américain LiveScience s’est fait l’écho. Elle se résume assez simplement: plus l’animal a des obligations parentales légères, plus il est «volage» et a tendance à pratiquer le sexe avec plusieurs partenaires – quelque soit leur sexe. Or l’oiseau est l’un des types d’animaux qui passe le moins de temps à élever des petits, libérant ainsi des occasions de flirter à sa guise.

Le Pr McFarlane et son équipe se sont basés sur des observations à l’état sauvage rapportées à travers le monde pour 93 espèces d’oiseaux. Elles révèlent que 5% de l’activité sexuelle des oiseaux est homosexuelle. Et ils ne s’agit pas de compter fleurette: les rapports homos chez les oiseaux vont du platonique au hard, avec exhibition et contact de parties génitales. Les mâles, évidemment, en profitent davantage que les femelles. Mais dans les espèces où le mâle s’occupe beaucoup des oisillons, les aventures sapphiques ne sont pas exclues chez les femelles.

Pour le biologiste, cette nouvelle théorie va à l’encontre d’une idée reçue: que l’homosexualité serait un handicap à la reproduction. Rien de tout cela: les mâles concernés semblent avoir le même succès reproductif que leurs congénaires strictement hétéros. Mais l’homosexualité animale n’est pas l’apanage des espèces sociables. Elle est fréquente, par exemple, chez le tribolium rouge de farine, un petit coléoptère ravageur des denrées alimentaires. Une hypothèse récente considère que, chez cette espèce, les accouplements homosexuels permettraient aux mâles de se débarrasser d’un sperme ancien aux performances réduites pour disposer de sperme frais lors des accouplements hétérosexuels…

Aucune de ces thèses, on le voit, n’est capable de fournir une explication universelle à l’homosexualité animale. C’est sans doute l’indice qu’il s’agit d’un phénomène pluriel, qui varie dans sa forme, son intensité, sa fréquence et sa fonction d’une espèce à l’autre

Un comportement courant pour certains primates

 La difficulté à avoir accès à un partenaire reproducteur peut conduire, chez des espèces sociales, à l'établissement d'alliances. Celles-ci peuvent être opportunistes et brèves, ou se prolonger dans le temps. Les contacts sexuels, donc homosexuels dans le cas de deux

individus du même sexe, peuvent être un moyen efficace de construire une alliance. Cela peut servir à apaiser des tensions au sein du groupe ou éventuellement permettre, pour un individu, d’explorer les forces et faiblesses physiques et psychologiques d'un partenaire, des informations sans doute essentielles pour agir conjointement dans un conflit avec d’autres individus.

Chez le bonobo, les relations sexuelles sont un moyen pour apaiser les conflits et les tensions sociales ; les femelles pratiquent une homosexualité intense et poussée dont la fonction est de tisser des liens sociaux très forts. Toutes les femelles d’un groupe, quel que soit le rang de dominance, sont impliquées régulièrement dans des relations homosexuelles. La majorité des contacts génitaux se passe entre femelles de rangs différents (65%), avec la femelle de rang inférieur sollicitant celle de rang supérieur. Ces réseaux de liens sociaux entretenus par l’homosexualité permettent aux femelles de dominer socialement les mâles, situation très rare chez les mammifère

L'homosexualité chez les dauphins

Cet animal a été l'un des premiers dont les pratiques centrées sur le même sexe ont été découvertes, en observant finement les pratiques sociales de celui ci dans les delphinariums, les espaces d'exhibition et de spectacle qui se sont multipliés dans les cinquantes derniéres années. Mais on arrivait pas jusque là a constater le même type de comportement dans la nature, et certains scientifiques avançaient l'hypothése que ces comportements étaient dus aux conditions particuliéres régnant dans les enclos ou les dauphins étaient retenus. Des scientifiques brésiliens ont constaté pour la première fois des pratiques homosexuelles parmi des dauphins vivant en liberté dans l'archipel de Fernando de Noronha, au Brésil. Ce comportement qualifié d'«interacion sexuelle» résulte d'une structure sociale très fluide où la figure paternelle est inexistante, où les liens familiaux sont dérivés de la relation mère-fils, où les décisions du groupe sont démocratiquement prises et où les dauphins vivent harmonieusement en groupes.

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