La science, ca nous concerne ! Comment mettre les technosciences en démocratie..

Le réchauffement anthropique (causé uniquement par les activités humaines, et singuliérement l'industrialisation des deux derniiers siècles) commence a faire sentir ses premiers effets purement catastrophiques. Le nucléaire « civil » a déjà causé deux catastrophes majeures (Tchernobyl et Fukushima) sans compter le problème lancinant des « déchets radioactifs » toujours pas solutionné.  Dernièrement l'agence de l’ONU s'occupant des alertes de santé majeures a signalé les dégâts considérables causés par les perturbateurs endocriniens (multiplication des cancers, infertilités, malformations génitales croissantes) . Bref, les nuages s’amoncellent, et l'orage gronde, sans que nous ne sachions comment réagir. Comment agir, comment prendre les bonnes décisions, alors que de nombreux problèmes sont marqué par l'incertitude des scientifiques qui ne savent pas et l'impuisance des différents groupes politiques qui ne peuvent pas (ou veulent pas) agir...Face à cet ensemble de questions et de problèmes, il est plus que jamais utile et nécessaire de « remettre les techno sciences en démocratie » c'est a dire de permettre aux peuples et aux groupes sociaux d'agir... Ce qui passe pas une analyse historique de la situation des sciences, qui sont passé d'instruments de libération des hommes a un outil extrémement efficace de leur assujetissement, d'instruments qui guérissent, soignent et permettent une « vie bonne », a des instruments de mort, pollluant les sols, traitant les humains comme du bétail, et le bétail comme des objets inanimés...

Le réchauffement anthropique (causé uniquement par les activités humaines, et singuliérement l'industrialisation des deux derniiers siècles) commence a faire sentir ses premiers effets purement catastrophiques. Le nucléaire « civil » a déjà causé deux catastrophes majeures (Tchernobyl et Fukushima) sans compter le problème lancinant des « déchets radioactifs » toujours pas solutionné.  Dernièrement l'agence de l’ONU s'occupant des alertes de santé majeures a signalé les dégâts considérables causés par les perturbateurs endocriniens (multiplication des cancers, infertilités, malformations génitales croissantes) . Bref, les nuages s’amoncellent, et l'orage gronde, sans que nous ne sachions comment réagir. Comment agir, comment prendre les bonnes décisions, alors que de nombreux problèmes sont marqué par l'incertitude des scientifiques qui ne savent pas et l'impuisance des différents groupes politiques qui ne peuvent pas (ou veulent pas) agir...

Face à cet ensemble de questions et de problèmes, il est plus que jamais utile et nécessaire de « remettre les techno sciences en démocratie » c'est a dire de permettre aux peuples et aux groupes sociaux d'agir... Ce qui passe pas une analyse historique de la situation des sciences, qui sont passé d'instruments de libération des hommes a un outil extrémement efficace de leur assujetissement, d'instruments qui guérissent, soignent et permettent une « vie bonne », a des instruments de mort, pollluant les sols, traitant les humains comme du bétail, et le bétail comme des objets inanimés...

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Un livre aux interrogations passionnantes se donne comme objectif de répondre a cet ensemble de question « Les sciences, ça nous regarde Histoires surprenantes de nos rapports aux sciences et aux techniques » nous fournit un ensemble de connaissances et d'histoires qui nous ouvre à une socratique sur les sciences, les technosciences et leurs enjeu. De l'invention de l'agriculture au rôle décisif (et délètère) de la science lors des deux conflits mondiaux du XX° siècle, en passant par les querelles d'appropriation (les scientifiques se sont souvent attribué des découvertes qui étaient issus des classes populaires, comme par exemple pour l'invention de la pisciculture ou les techniques mises en place par les mineurs et les forgerons dans la maitrise de la matiére... En partant de situations exemplaires mais peu connues, les cinquante-deux auteurs – tous spécialistes de leur domaine – qui ont participé à ce livre foisonnant, montrent comment se réapproprier les sciences et les techniques. À travers ces petites histoires toujours surprenantes et très accessibles, les auteurs révèlent en effet que la production des institutions scientifiques et techniques fonctionne bien autrement que l’image qu’elles veulent donner d’elles-mêmes, celles de savoirs inaccessibles au commun des mortels. On découvrira ainsi les étonnants détournements auxquels peuvent donner lieu certaines innovations, le rôle du hasard dans certaines découvertes, les mystères qui échappent encore à la « science moderne » ou encore le rôle joué parfois par les savoirs « populaires ».

En bref, un livre aussi instructif que démystificateur, pour en finir avec le rapport « magique » à la science dans lequel scientifiques et ingénieurs tendent à enfermer les citoyens que leurs productions concernent pourtant au premier chef. Remettre la science en démocratie, en somme : c’est précisément l’objectif que s’est donné l’association d’éducation populaire Les Petits Débrouillards, promoteur et porteur de cet ouvrage.

Comment se débrouiller avec les sciences

Les sciences font peur. Pour des mauvaises et de bonnes raisons. Elles font peur pour de mauvaises raisons, puisqu'elles entendent substituer a des certitudes d'ordre religieux, politique ou des interrogations sans fins, des théories provisoires, un consensus de faits établis qui peut se briser à tout moment sur les remises en causes des révolutions scientifiques qui mettent la vérité scientifique la plus établie le cul par dessus tête. Elles tendent aussi a évacuer les évidences rassurantes du « bon sens » au profit d'une complexité qui permet de faire vivre d'autres collectifs et d'autres associations d'acteurs. Ces peurs doivent être combattues par un travail d'éducation qui permet d'expliquer la génése des méthodes scientifiques, leur domaine de validité et leurs limites. Elles font peur aussi à juste titre. Nous avons raison d'avoir peur des radiations nucléaires, des dangers de telles ou telle découvertes dont les effets néfastes se font sentir bien après leur invention. Elles sont également utilisées (voir instrumentalisées) pour faire taire toute contestation d'ordre politique. Le nucléaire, les Plantes génétiquements modifiées, les matiéres plastiques et leurs adjuvants aux effets inconnus (et dont on a de bonne raison de soupçonner un bon nombre d'être des perturbateurs endocriniens aux effets cathastrophiques, les pesticides sont assimilés sans aucune distance critique à un « progrés » indifférencié, ceux et celles qui en contestent leurs usages sont assimilés a des ennemis du progrés et de la science. Pour un bon nombre de scientifiques inféodés à l'appareil d'état (et à sa version militarisée de la « big science ») ou d'une version néolibérale tourné vers les profits immédiats, les choix technologiques ne doivent faire preuve d'aucune délibaration politique, et il s'agit de laisser « les spécialistes » décider entre eux dans le secret de leurs espaces de délibération protégées du débat citoyen. On voit avec quelle rage ceux ci contestent tout projet de « science citoyenne » qui mettraient les populaition en situation de connaître et de délibérer.

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La science, entre histoire et pouvoir

Un des intérêts majeur de l'ouvrage est de proposer un ensemble de considérations sur l'histoire des sciences. Celles ci, comme toutes les activités humaines, sont éclairée par une analyse historique qui montre les lignes de forces, les évolutions, les discussions parfois les errements des scientifiques . Comme toutes lectures historiques, il faut éviter deux difficultés, celui de l'hagiographie, et celle du risque d'anachronisme ; la « reconstitution » de débats passés avec les lumières d'aujourd'hui étant singulièrement périlleuse en matière de science...

Quelques pastilles d'histoires doivent être signalée pour leur importance et leur : ainsi celle consacrée à la présentation d'un « chevalier d'industrie » et de science, Chaptal scientifique, industriel et maître d’œuvre de la politique industrielle de la première partie du XIX° siécle. Il fut à l'origine de la plus grande fabrique d'« huile vitriolique » située dans le quartier des Ternes... Il soutient la construction de la plus grande « usine à gaz » parisienne et fut un des décideurs des législations On peut aussi signaler l'importance de certains débats sur l'attribution de telle ou telle technique (ainsi de la pisciculture dont la mise au point est attribuée aux scientifiques en oubliant ceux qui sont véritablement à l'origine de cette technique) sans oublier les dérives présentes lors des deux conflits mondiaux qui ont ensanglanté notre monde.

Les sciences ne sont pas uniquement un « outil de savoir » mais aussi un « outil de pouvoir » et de légitimation dans une société dont les vieilles transcendances ont perdu de leur tranchant. « Il est prouvé que... », « du point de vue scientifique... », « objectivement, les faits montrent que »... Combien de fois de telles expressions ne scandent-elles pas le discours de ceux qui nous gouvernent ? Car depuis que nos sociétés se veulent démocratiques, le seul argument d'autorité quant à ce qui est possible et ce qui ne l'est pas provient de la science. Or ce sophisme doit être combattu comme imposture et mensonge. Intéressons nous à l'image que la science donne d'elle-même : celle d'un savoir neutre et « objectif », chargé de dissiper les préjugés en dévoilant la vérité. Pourtant rien n'est moins établi. C'est par exemple la science qui est à l'origine de toutes les « théories raciste » qui sont au cœur d'une certaine vision scientifique, et non pas dévoiement d'une science « pure » par des intérêts partisans. Il en va de la démocratie, c'est a dire de la possibilité pour les populations de choisir librement son destin. . Car, loin de s'opposer, science et démocratie sont liées de manière cruciale. Car la rationalité s'est toujours construite en contestant les rapports d'autorité et les modes de légitimation dominants. L’impuissance actuelle des citoyens face aux mutations imposées par le formidable pouvoir de la techno science n'est pas une fatalité : une autre vision de la science -- à laquelle ce livre entend contribuer -- peut permettre de concilier rationalité et démocratie. Des processus sont déjà en cours, permettant par exemple de lier savoirs populaires ou « ethniques » et connaissances objectivées, science et mobilisations sociales. Même si les mobilisations sociales à considérer sont souvent contre les abus et l'instrumentalisation des sciences pour des choix qu'on prétend imposer à des populations qui n'en veulent pas.

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Comment faire taire les protestataires

Il faut pour cela combattre un certain discours qui prétend avoir une vision univoque de « la rationnalité » pour interdire tout débat démocratique sur les applications de la science et sur leur façon d'intervenir dans la société. Il faut bien voir en quoi ce discours n'est en rien « scientifique » mais utilise tous les tours et détours de la « communication » publicitaire, et permet en général de défendre des intérets sonnants et stratégiques. En résulte une confusion totale, propre à mener la science à une impasse.



En effet « au nom de la science », on en vient à regarder l’exposé d'un probléme technique et les vieux discours idéologiques de la même façon. La « raisons scientifique » est avancé avec autant de et de violence que le socialisme « scientifique » par le passé... La recherche scientifique s’intéresse au réel et, de fait, toutes ces sciences doivent être interrogées sous un angle nouveau.Il faut alors s’atteler à définir des critères à partir desquels baser notre réflexion à leur propos.Personne n’est véritablement formé aux types d’exigences qu’implique la relation très forte entre le développement scientifique et technique et l’avenir que nos sociétés humaines sont susceptibles de se construire.



L’idée de génération sacrifiée pour le bien des générations futures n’est plus réaliste aujourd’hui et cela débouche sur une situation contemporaine anesthésiée.La nécessité d’un débat contradictoire n'est pas seulement une question de « morale » mais aussi d'efficacité. Aucun expert ne peut tout à coup, parce qu’il est diplômé scientifique se débarrasser de ce qui fait sa fiabilité, c'est-à-dire la controverse. En privilégiant l’émergence de contre-pouvoirs, véritables parties prenantes au débat, on peut espèrer renverser cette tendance de fond.Parallèlement, les citoyens doivent de réapproprier l’espace public. Pour ce faire, il convient donc de repenser complètement l’approche de l’enseignement scientifique dans le secondaire et à l’université.Après cela seulement on pourra voir apparaître une recherche qui, ayant justement réintégré les sciences humaines et les sciences parallèles comme partenaires utiles, sera un outil précieux au service d’une démocratie renforcée.

L’éducation scientifique au défi de l'éducation populaire

Il faut repenser l'éducation scientifique pour la mettre au service du plus grand nombre. Une piste extrémement intéressante est celle de reprendre dans les contenus d'une éducation scientifique de qualité les objectifs et méthodes de l'éducation populaire. A savoir qu'on propose, et qu'on impose pas, et que le formé est véritablement acteur et maitre de sa formation. Formidable défis, qu'on commencé à relever les « petits débrouillards » l'association qui est a l'origine de cet ouvrage important. Cet engagement « militant » s'incarne par exemple sur la façon spécifiques qu'ils ont de s'inscrire dans le mouvement des « fab labs »

Un des objectifs principaux du fablab est de donner accès aux citoyens aux connaissances et aux outils nécessaires pour comprendre comment un objet est fabriqué, comment il fonctionne, comment le modifier et comment le réparer. Bref : à se réapproprier des connaissances techniques peu accessibles au grand public.

Tous les publics sont concernés par cet objectif, quel que soit l’âge ou le niveau de compétences initial : le principal est d’avoir la volonté d’apprendre ! Par la diversité des compétences représentées au sein de la communauté, nous espérons couvrir un domaine de compétences assez large, allant de la conception à la réalisation d’objets physiques, et pouvant comporter une partie électrique ou électronique

Le FabLab est donc un lieu d’innovation pédagogique, à coté des filières traditionnelles, au bénéfice de la culture scientifique et technique pour tous. Le partage est sa valeur centrale : il promeut le logiciel, le matériel et les contenus libres.

Il ne s'agit pas uniquement donc de débattre mais aussi de s'informer, de connaître, pour pouvoir participer de façon plus efficace et plus pérenne.

D’autres façons de faire science sont possibles

Depuis les années 1990, l’adoption (sans débat public ni consultation) de l’économie du savoir par les politiques publiques scientifiques des pays riches transforme la pratique de la recherche scientifique. En insistant sur la nécessité de «découvertes brevetables et commercialisables » et sur les partenariats avec le secteur privé, notamment la grande industrie agroalimentaire et pharmaceutique, l’État semble privilégier une « science performante » évaluée au nombre de publications ou de retombées financières. Ce modèle industriel de la recherche scientifique a de nombreuses conséquences, notamment sur la qualité et la pertinence sociale de la science produite, ainsi que sur l’avenir des sciences sociales et humaines et des recherches qui visent le bien commun. (...) Toutefois, il existe d’autres façons de faire de la science qui rejettent ce modèle industriel pour privilégier d’autres valeurs, notamment la collaboration, le partage, l’ouverture, l’accessibilité, la transparence.



Les sciences, ça nous regarde
Histoires surprenantes de nos rapports aux sciences et aux techniques
Lionel LARQUÉ, Dominique PESTRE

Editions La découuverte/ Les empécheurs de penser en rond 2013











 

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