Services de renseignement : que risque un lanceur d’alerte ?

Le statut du lanceur d’alerte évolue petit à petit dans certains domaines, tels que la finance ou la santé. On reconnaît de plus en plus le rôle positif que jouent ces hommes et femmes décidés à dénoncer ce qui est contraire aux lois ou à l’éthique. Pourtant on imagine peu le coût à payer pour le lanceur d’alerte.

Le statut du lanceur d’alerte évolue petit à petit dans certains domaines, tels que la finance ou la santé. On reconnaît de plus en plus  le rôle positif que jouent ces hommes et femmes décidés à dénoncer ce qui est contraire aux lois ou à l’éthique.

Pourtant on imagine peu le coût à payer pour le lanceur d’alerte. On peut parfois évaluer le coût matériel. On n’a pas idée du coût psychologique. On ignore ce qu’est  le quotidien du lanceur d’alerte. Certains d’entre eux s’expriment à ce sujet sans entrer trop dans le détail, car c’est toute la personnalité dans ses profondeurs qui est impactée.

Il est pourtant un domaine ignoré : celui de l’alerte dans les services de renseignements : la dénonciation de comportements illégaux ou dangereux pour la démocratie.
Peut-on parler d’un syndrome particulier dont souffriraient les lanceurs d’alerte dans le monde de l’espionnage ?

Pour répondre à cette question, on peut faire une première constatation : ce type de lanceur d’alerte ne paraît pas exister.

Il nous faut ensuite décrire le coût psychologique de l’alerte et l’univers particulier du renseignement. On pourra en déduire le coût à payer lorsqu’on lance une alerte concernant les services spéciaux.
On pourra alors comprendre pourquoi on a si peu d’exemples de lanceur d’alerte dans ce domaine.

Le danger que représentent les services de renseignement, la bassesse des gens qui y travaillent, la nécessité d’un contrôle efficient sont des thématiques importantes. Ce document donnera d’ailleurs des références pour approfondir l’aspect institutionnel.
Le propos de ce document est toutefois autre : il s’agit de décrire les effets psychologiquement délétères de l'alerte.

Ce propos reste toutefois trop abstrait. Il n'est pas aisé de comprendre ce qui se joue réellement lorsque les services spéciaux se retournent contre un citoyen. Seul le récit peut être illustratif.  Seul le détail est important. Mais ceci est une autre affaire, une affaire de littérature.

Le lanceur d'alerte face aux services de renseignement (pdf, 492.9 kB)

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