Quelle ironie
ce sexe faible si fort
Femmes
je vous admire
vous qui portez la vie à bras-le-corps
jetez vos voiles jetez vos chaînes
l’homme n’en vaut pas la peine
Quelle ironie
ce sexe fort soi-disant faible
Le mystère est en vous
le Mystère c’est vous
vivantes par-dessus tout
quand vous êtes libres plus que tout
et que votre esprit vibre sans retenue
Que serais-je sans vous devenu
vous qui m’avez fait Homme et repu
Vous qui êtes Femme
quand vous êtes ivres d’Amour
et de désirs fous
Femmes
je me livre
à Vous.
Femme
intarissable poème
liberté rieuse
qui perle l’horizon
d’une myriade de jours
comment ne pas te désirer
toi la vie qui explore les sens
dans l’essence de l’Être ?
Femme
sublime étoile
tu m’as offert du sens
comme une fulgurance lumineuse
surgissant soudain des nues
tu es la soie qui réchauffe ma chair
afin de mieux transcender ton éternité
à peine commencée
Femme
subtile bohème
que j’aimerais pouvoir te protéger
des aléatoires intempéries émotionnelles
qui jalonnent une existence ouverte
à une vie qui n’est pas donnée
mais à prendre jour après jour
telle une inflexible leçon d’amour
Femme
infinie Lumière
je ne suis qu’un homme fait de terre et de sang
au regard étincelant d’une frêle humanité
qui caresse ton aura avec tant d’humilité
je n’ai que la force de ma précaire sagesse
pour accompagner tes pas de velours chahutés
sur le chemin ardu du Sens que tu as emprunté
Une fraîcheur automnale souffle sur l’été
tout paraît détraqué
tout semble être à l’image du temps
les humains négligent la fraternité
la solidarité est conditionnée
tout en invoquant une sagesse passée
qui n’a jamais vraiment existée.
On est toujours l’étranger de quelqu’un
on est toujours à l’affût de sa propre liberté
en exigeant toujours davantage de sécurité.
Lorsque je te rejette je ne fais que me rejeter
un peu plus profondément dans mes peurs angoissées.
Une fraîcheur automnale souffle sur l’été
Il est grand temps de partir de quitter cette austérité.
Je veux vivre. Simplement vivre. Et aimer.
Sans avoir à justifier et à plaider ce qui va de soi :
l’amour du prochain et de moi-même.