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Billet de blog 24 octobre 2011

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Sans rougir

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Kadhafi est mort, vive Sarkozy ! Le pays des droits de l'homme s'est battu pour une démocratie de pacotille. Le tyran est mort comme il a fait mourir tant de Libyens pendant plus de 40 ans : dans la violence et le mépris des droits humains les plus élémentaires. Pendant plus de 40 ans, ce fou furieux a massacré à ciel ouvert avec la complicité des dirigeants occidentaux successifs ─ qui ne dit mot consent. Des dirigeants qui lui ont vendu de l'armement, qui l'ont accueilli à bras ouverts bien que sachant parfaitement à qui ils avaient affaire.Après les honneurs du tapis rouge de Sarkozy, en 2007, il a eu droit à un tapis rouge de son propre sang, grâce au même Sarkozy, désormais fier d'exhiber son scalp et qui ne va pas se priver de s'en vanter, bien que ce ne soit pas très glorieux comme victoire ! En politique, retourner sa veste et trahir, c'est monnaie courante, c'est un sport international. Il n'y a aucune morale dans certaines sphères politiques, du moins chez certains plus libéraux que d'autres et à l'éthique plus élastique que chez d'autres, moins regardants sur la couleur de l'argent et l'odeur du pouvoir. On vous ment sans vergogne, on vous spolie, on vous exploite, on vous vole, le cœur sur la main et la main dans le portefeuille, sans état d'âme. Gouverner plus pour gagner plus, tel est le credo de Sarkozy et de beaucoup d'autres dans les milieux dirigeants. À ce stade d'immoralité, les valeurs républicaines et humaines ne sont que du vent, de la poudre aux yeux.Le prétexte de la guerre en Libye avait été l'instauration d'une démocratie. C'est réussi. On tue le tyran sanguinaire de façon barbare et sanguinaire. Et personne ne s'offusque, ne condamne un tel acte bestial. Il est vrai que Sarkozy est très mal placé pour faire la leçon (quoique ; ça ne l'a jamais gêné en certaines circonstances).Il va pouvoir maintenant brandir la fin de Kadhafi et la naissance de Giulia pour essayer d'être réélu. Il n'attendait que ça. Car il veut être réélu. Il est le meilleur même s'il a été le pire des présidents de la Ve République ; il en est persuadé (s'il ne l'était pas, il ne serait pas où il est). En tout cas, difficile de ne pas se demander qu'elle est la part de calcul dans la naissance de cette enfant chez ce couple arriviste et assoiffé de gloriole et de fric ? Tout est bon en démagogie pour s'accrocher à un trône d'ego boursouflé.Vous avez dit moraliser la politique ?Que feront François Bayrou ou François Hollande pour moraliser la politique ? C'est une question importante. Le problème, c'est qu'ils auront du mal à être crus avec toutes les casseroles que le monde politique traîne derrière lui depuis des décennies. Bien qu'ils aient l'apparence de gens honnêtes. Et qu'ils le sont probablement. Récemment, François Bayrou est le premier homme politique ne me connaissant pas m'ayant répondu, personnellement qui plus est, et s'excusant d'avoir mis aussi longtemps (quelques jours…), c'est déjà une preuve de l'intérêt réel et du respect qu'il a pour ses concitoyens. Cependant, à la longue, les Français ont appris à se méfier des apparences et à douter des politiques, des instances dirigeantes, d'une oligarchie immorale. Et c'est bien dommage. C'est très grave même. Car comment mettre en place une politique digne de ce nom dans un climat aussi délétère. Aucune politique, aussi bonne soit-elle, ne peut être efficace sans un climat de confiance.Avec Nicolas Sarkozy, il n'y a jamais eu de réel dialogue. Il n'y a jamais eu d'authentique souci des Français et de la France. Pour aider les riches, les copains riches de Sarkozy, les ministères auront été sacrément diligents et efficaces. Pour le reste beaucoup moins. Par exemple, je suis allé trois fois dans trois cabinets ministériels différents afin que la délégation des gestes de soins soit enfin appliquée… J'attends toujours que les promesses qui ont été faites dans les différents ministères soient tenues. Visiblement, il est plus facile de détourner de l'argent de l'État au profit de quelques nantis peu soucieux d'honnêteté que de faire appliquer la loi et de s'intéresser aux plus fragiles !Mais que l'on se rassure, Jacques Attali est de retour. L'opportuniste sans âme, le mégalomane bouffi d'orgueil et de prétention, le pathétique courtisan oligarque, ex-sherpa de François Mitterrand avant de mettre le costume du cireur de pompes du consul Nicolas Sarkozy Ier, ce Jacques Attali-là, est en train de remodeler son costard et son idéologie à géométrie variable d'ultralibéral, convaincu que la gauche ne pourra pas se passer de lui, de son intelligence phénoménale. Tellement phénoménale qu'il est indispensable à gauche, à droite, au centre, en haut ou en bas, n'importe où pourvu qu'on parle de lui. Quel parangon de fatuité ! Prêt à tout pour se gausser en public, pour faire le paon devant les médias. Ce triste personnage, comme Alain Minc, Bernard Henri-Lévy et d'autres egos hypertrophiés de la nomenklatura intello française, n'aime rien moins que briller, paraître, apparaître, mais surtout pas disparaître et comparaître. Pourtant, c'est ce qui risque de lui arriver à Jacques Attali. Quoique. Ce genre de personnage de basse-cour peu reluisant est comme un ver de terre, un ombilic pour faire plus scientifique : ça repousse toujours, même coupé en plusieurs morceaux…En fait, dans ce cloaque politico-égotiste nauséabond, la question qui se pose c'est : que vont faire les Français ? Vont-ils continuer à subir docilement ? À vivre aveuglément dans un pays où il y a plus de 8 millions de pauvres et plus de 3 millions de personnes (valides, je précise) souffrant de misère affective et sexuelle, c'est-à-dire d'isolement. Où il y a plusieurs minima sociaux, c'est-à-dire des inégalités entre pauvres et personnes en situation de précarité et de fragilité. Etc.

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