16 mars : riposte populaire !

Il faut tirer la signification du 16 mars. Ce dont le pouvoir a peur est là : une riposte globale est possible, pour nos vies et pour la planète, qui porte en son coeur les combats contre les violences policières, le racisme d'Etat et le système des frontières.

Le samedi 16 mars dernier plus de 100 000 manifestantEs se sont retrouvéEs dans les rues de Paris. 

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La Marche des solidarités se félicite de cette mobilisation exceptionnelle à laquelle elle a contribué. Dès 13H00 des milliers de personnes se sont rassemblées à Madeleine, cortèges de familles de victimes des violences policières, cortèges venus de plusieurs quartiers, collectifs de sans-papiers, syndicalistes en lutte, Gilets Jaunes…  Plusieurs centaines d’autres venant des Champs-Elysées ont été empêchées de nous rejoindre.

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Après une minute de silence en hommage aux victimes de l’islamophobie en Nouvelle-Zélande, et après lecture de l’appel la manifestation s’est élancée jusqu'à la place de l’Opéra où elle a rejoint la Marche du siècle (climat) dont elle a pris la tête.

Sur les Grands boulevard jusqu'à la place de la République, c’est alors un immense cortège qui s’est constitué, ridiculisant les chiffres officiels, où la lutte des familles contre les violences policières, la lutte des sans-papiers et migrantEs, la lutte contre le racisme n’étaient, cette fois, pas marginalisées mais étaient au cœur d’une révolte globale qui résonnait jusqu'aux Champs Elysées.

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A 15H00, en un Acte Commun avec touTEs les manifestantEs, nous avons posé un genou à terre et levé le poing, à l’image des footballeurs américains et en hommage à toutes les victimes du racisme et de la violence d’Etat.

Nos slogans criant justice pour les familles des victimes de violences policières, liberté et égalité des droits pour les sans-papiers, conditions de vie dignes pour les habitants des foyers, ont résonné avec détermination.

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Après la place de la République, nous avons continué à marcher, fêtéEs à Barbès par les slogans de centaines de jeunes Algériens. A la rotonde de Stalingrad, les collectifs de la Marche avaient établi un village dans lequel touTEs ont pu s’informer après avoir écouté les prises de parole de résidents des foyers, de sans-papiers et de familles de victimes des violences policières. Au nom de la Marche du Siècle le porte-parole de Greenpeace est venu affirmer la nécessité d’une riposte globale au système qui détruit nos vies et la planète. Au même moment, à République, Ramata Dieng et Assa Traoré, au nom de la Marche des Solidarités portaient le même message à l’arrivée de la Marche du Siècle.

Le 16 mars est une brèche ouverte : nous continuons à nous mobiliser contre le racisme d'Etat et pour cette riposte globale et nous appelons les collectifs, associations, syndicats, partis politiques et touTEs les habitantEs de ce pays à nous rejoindre pour les luttes à venir et notamment :

- le samedi 30 mars : vérité et justice pour Angelo Garand à Blois

- le mercredi 3 avril : début d’une campagne « Egaux, Egales, Personne n’est illégal » pour l’égalité des droits et la régularisation des sans-papiers. Rassemblement à Paris à 18H à Madeleine.

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