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Le Club de Mediapart sam. 30 avr. 2016 30/4/2016 Édition du matin

Berlusconi ou de la chute sans fin de l’Italie

Le «New York Times» s'interroge sur les raisons pour lesquelles le peuple italien continue à pardonner son président du conseil, malgré des actes et des comportements indignes d'un chef d'état. Une phrase résonne dans ma chambre sombre.
Le «New York Times» s'interroge sur les raisons pour lesquelles le peuple italien continue à pardonner son président du conseil, malgré des actes et des comportements indignes d'un chef d'état. Une phrase résonne dans ma chambre sombre. «Je suis l'empire à la fin de la décadence.» Une décadence absolue dont on ne voit pas la fin. Un pouvoir en place depuis 15 ans qui a transformé l'Italie en un laboratoire orwellien où l'on étudie comment manipuler des millions de personnes à travers la télévision, les journaux, la publicité sans que le peuple puisse réagir de manière démocratique (la magistrature, les journaux d'opposition, les émissions qui s'opposent au 'chef' et les institutions démocratiques sont systématiquement muselés). Il me semble d'être dans le décor de l'île, ce film avec Scarlett Johansson et Ewan McGregor. Un endroit épuré où l'on apprend à créer le prototype de l'homo berlusconis. Pour l'instant personne ne semble se rendre compte de ce que le peuple italien est en train de devenir (et personne n'ose voir ce qui se passe en dehors de l'île). Beaucoup d'italiens regardent la Tunisie, l'Egypte comme un modèle lointain, impossible à émuler. Faudrait-il que quelqu'un s'immole par le feu face au siège du Parlement italien pour réveiller les gens ? Les Italiens continuent à être endormis, ils sont nourris depuis 20 ans à la télé-poubelle, aux footballeurs-soubrette, aux ‘velines' et autres déchets voyeuristes d'une culture massivement télévisuelle. La vraie culture a été mise à l'écart, l'individualisme typique du berlusconisme a pris le dessus, l'Italie d'aujourd'hui n'est pas à la hauteur de sa propre histoire mais elle me semble la version postmoderne et grotesque d'une Italie totalitaire.

 

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Tous les commentaires

Sans vouloir vous vexer Marco...

L'Italie à presque toujours eu une "fascination" pour les régimes autoritaires, et les tribuns populistes. Les manipulations de Berlusconi ne sont qu'un avatar de plus.

Ceci explique peut-être que l'on soit passé du "ferme ta gueule" Mussolinien au "cause toujours" Berlusconien.

Hélas pour les italiens, cela revient au même dans leur vie quotidienne

 

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