Marcuss
Abonné·e de Mediapart

65 Billets

2 Éditions

Billet de blog 16 déc. 2021

L'hominisme, un courant francophone du masculinisme (6/12)

Cet article analyse l'hominisme, un courant francophone du masculinisme qui s'inscrit dans le mouvement pour le droit des pères. L’étude de leurs textes de référence démontre sans équivoque que l’ensemble de leurs théories s’inscrivent dans une dynamique antiféministe, ayant pour objectif de maintenir la domination de la classe des hommes sur les femmes et des minorités de genre et sexuelles.

Marcuss
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Introduction

Cet écrit traite de l’hominisme, un courant francophone de la manosphère dont Yvon Dallaire (Québec) et Patrick Guillot (France) sont les principaux fondateurs. Ce mouvement prétend ne pas être masculiniste mais d'œuvrer à la « paix des sexes ». En réalité, il s’inscrit pleinement dans l'univers antiféministe. Ce présent article tend à le démontrer en se reposant principalement sur les écrits de Patrick Guillot, une référence de ce mouvement.

 .

1. Une brève histoire de l’hominisme

C’est au Québec que se développe le courant hoministe. Tout d'abord, le psychanalyste Guy Corneau crée en 1992 le « Réseau Hommes Québec », suivie en 1993 par une association similaire en France basée à Lyon sous l’impulsion de Patrick Guillot. Ce sont des groupes de parole d’hommes autogérés qui discutent des problématiques liées à la condition masculine, et des prétendues dominations que le sexe masculin subirait de la part des femmes. Au début des années 2000, le psychiatre Yvon Dallaire publie des ouvrages qui deviendront des références pour le futur courant hoministe, comme « Homme et fier de l’être », ou celui de Patrick Guillot en 2004 « La cause des hommes : pour la paix des sexes ». Ce dernier crée en 2005 le site internet « La Cause des hommes », une base de données incontournable pour l’hominisme.

Mais c'est en 2005 que le terme "hominisme" est créé. C'est le psychologue Yvon Dallaire qui le propose afin de se différencier du féminisme et du masculinisme.[1] Un an plus tard, en 2006, Patrick Guillot rejoint la proposition de Dallaire et avec John Goetelen, et ils rédigent le « manifeste hoministe » la même année. En tout, c’est une douzaine d’hommes qui signent ce manifeste dont certains sont « connus pour leurs propos virulents contre les femmes et les féministes » : Yvon Dallaire affirme que les femmes doivent accepter certaines inégalités comme « une répartition inégale et variable des salaires, des tâches ménagères, des soins aux enfants »[2] ; Hermil Lebel dénonce les organisations féministes composées, selon lui, de « lesbiennes frustrées et aigries » et de « psychopates » (Lebel 2006b). Il touche également le point Godwin en affirmant qu'au Québec domine une « dictature féminazie » (Lebel 2006a). Cette comparaison entre le nazisme et le féminisme est fortement utilisée dans les milieux masculinistes, y compris dans l'hominisme, en témoigne les propos de Lebel.

 .

2. L’hominisme, une tentative de définition

Les principaux acteurs de l’hominisme le définissent comme un mouvement d’égalité des sexes, dont la finalité est d’une part de rattraper le prétendu retard des hommes en termes de droits et d’autre part de valoriser la condition masculine. Pour avoir une figure de respectabilité, leur stratégie de communication repose sur la dissociation avec la manosphère. L'hominisme ne serait ni misogyne, ni masculiniste.[3]. Pour autant, si par exemple Patrick Guillot ne se positionne pas face au MGTOW, il reconnait à Alain Soral et Eric Zemmour des « bonnes intuitions » et des « critiques brillantes contre le féminisme misandre », mais reste déçu de leur silence face aux prétendues « discriminations concrètes envers les hommes ».

 .

3. La domination inversée, les hommes devenus victimes des femmes

Entre déni de la domination masculine et discrimination féminine

Pour l'hominisme, la domination masculine est une fable du féminisme « misandre et victimaire ». Ainsi, le simple fait qu’il existe dans des couples hétérosexuels des hommes dominés montrerait le non-sens de la théorie du patriarcat : « il existe des hommes qui dominent des femmes, mais ils ne sont pas plus nombreux que les femmes qui, à l'inverse, domine des hommes.[4] » Evidemment, ces propos de Patrick Guillot ne reposent sur aucune source scientifique, et les enquêtes de victimation montrent que ce sont bien les femmes qui, majoritairement, sont victimes de violences conjugales et extra-conjugales. Mais l'hominisme, comme tout courant masculiniste, n'accorde aucun crédit aux réalités sociales et aux données scientifiques, au risque d'affaiblir leur idéologie antiféministe.

Ensuite, le deuxième argument pour invisibiliser la domination masculine est l’hypothèse d’un double sexisme, la misogynie et la misandrie, dont l'impact dans les rapports sociaux serait de même ampleur : « Les 2 sexismes présentent, il est vrai, des différences, mais ils ne diffèrent pas « fondamentalement ». Chacun d'eux est le plus souvent une « haine-réponse » aux violences et aux injustices générées par l'autre.[5] » En d'autres termes, Patrick Guillot prétend que les actes de violences des hommes contre les femmes - qui sont en réalité structurels -, ne sont que la réponse comportementale aux discriminations et aux injustices prétendument subies par les hommes de la part des femmes !

En revanche, la grille de lecture hoministe repose principalement sur cet argument suivant : les hommes subiraient les nouvelles formes structurelles de discrimination et de domination genrées. L'ancienne domination masculine aurait laissée sa place à une domination féminine. En d'autres termes, les hoministes reconnaissent que notre société est inégalitaire, mais, que ce sont les hommes qui seraient inférieurs en termes de droits et de dignité : « l’histoire des 70 dernières années, [montre que ndlr] non seulement les anciens privilèges masculins ont disparu, mais [que] ce sont les hommes désormais qui subissent diverses injustices et discriminations.[6] » Mais encore « Les sociétés développées ont, implicitement ou explicitement, mis en place un nouveau système, social, juridique, idéologique, dans lequel, à nouveau, les droits d’un genre sont inférieurs à ceux de l’autre, en différents domaines. En ce début du vingt et unième, ce sont les hommes qui se trouvent diabolisés et discriminés. »

  .

L’influence du mouvement pour le droit des pères

Le courant hoministe est un prolongement francophone du mouvement anglo-saxon pour le droit des pères. Ce dernier émerge dans les années 70. Il est porté par des M.R.A anglo-saxon comme Warren Farrel, et questionne la condition masculine dans notre société contemporaine. Selon ce mouvement, l’ensemble des institutions de la société et des politiques publiques favorise les mères au détriment des pères (et des hommes en général) qui se retrouvent dans des multiples situations de discrimination. L’un des sujets fondamentaux de ce mouvement est donc le droit de la famille, le rôle des parents et la garde des enfants. L’hoministe s’inscrit parfaitement dans cette dynamique.

Sur la question du droit des pères, le courant hoministe affirme que la justice est pro-féministe et qu’elle discrimine les pères. L’idéologie "misandre" et "victimaire" du féminisme en serait responsable en propageant une « paterphobie » dans la société, en d'autres termes une idéologie anti-père, dont la justice se fait le relais.[7] Trois arguments sont déployés : l’attribution massive de la garde de l’enfant à la mère en cas de divorce des parents ; la non-représentation des enfants aux heures et lieu de rendez-vous à l'autre conjoint[8] ; la manipulation des enfants et les fausses allégations des mères contre les pères pour obtenir la garde exclusive, ainsi qu’une pension alimentaire au détriment du père.

Mais qu’en est-il réellement ?

Si l’hominisme prétend que nous vivons dans une société où les mères se sont appropriées tout le pouvoir, la réalité est que la prétendue discrimination structurelle que subissent les pères en ce qui concerne le droit de la famille est un fantasme masculiniste.

  .

Aucune discrimination dans l’attribution de la garde de l’enfant

Commençons par l’attribution de la garde de l’enfant. En réalité, une étude du ministère de la Justice de 2013[9] montre que dans 80 % des situations, les parents choisissent ensemble le lieu de résidence de leurs enfants. Il reste 10 % de situations conflictuelles, et 10 % des parents  ne se prononcent pas sur la résidence principale de l’enfant, dont 8 % sont les pères. Cette étude expose également que 93,4 % des décisions des juges aux affaires familiales sont rendues en conformité avec la demande des pères. L’étude montre également que la majorité des pères qui demande la résidence alternée l’obtienne dans la majorité des cas au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. Pour finir, lors des situations les plus conflictuelles (10 % des situations), la cause principale (dans 90 % des cas) ne repose pas sur la garde de l’enfant, mais sur le montant de la pension alimentaire.

En définitif, les pères ne subissent pas de discrimination structurelle d’une justice pro-féministe et paterphobe. Le mouvement du droit des pères, dont l’hoministe est un des prolongements théoriques, est un « mouvement de réaction d’hommes souvent mécontents d’avoir perdu certains privilèges associés à la « puissance paternelle ». »

  .

Non-représentation d’enfant et syndrome d’aliénation parentale

En ce qui concerne la non-représentation d’enfant qui serait soutenue par la justice[10], Patrick Guillot dénie volontairement les violences et les menaces subies par les femmes et les enfants par certains pères qui expliquent la non-représentation d’enfants. D’autre part les prétendues « accusations mensongères » se fondent sur l’aliénation parentale, une théorie du psychiatre pédocriminel Richard Gardner qui ne repose sur aucune source scientifique. Les hoministes utilisent abondamment ce concept. Le parent protecteur (ici la mère) manipulerait l’enfant contre son père en lui demandant de colporter de fausses allégations de violences physiques ou sexuelles contre lui.

Patrick Guillot affirment que les avocats et les associations conseilleraient les mères d'utiliser ce concept, en d'autres termes de porter de fausses accusations pour avoir la garde de l’enfant : « La conception misandre du père non aimant influence le déroulement des affaires de divorce conflictuel. Elle donne une crédibilité aux accusations mensongères de maltraitance physique ou sexuelle sur les enfants, qui sont devenus monnaie courante depuis vingt ans. Celles-ci sont lancées essentiellement par des conjointes, et parfois par un enfant manipulé, contre le conjoint. Certaines associations de soutien aux « mamans » et certains avocats sans scrupules se font même une spécialité de les conseiller aux femmes en situation de séparation, et d’aider à leur mise en œuvre.[11] » Bien évidemment, Patrick Guillot ne cite aucune source pour rendre crédible ses accusations, puisque seule compte la diffamation des associations et des professionnels qui accompagnent les femmes et les enfants victimes de violences.

Par ailleurs, le syndrome d’aliénation parentale n’a aucune valeur scientifique. Il n’est inscrit dans aucune classification international (OMS ou DSM). Il est utilisé seulement par les adeptes de la psychanalyse orthodoxe - toujours à la pointe du conservatisme et des idées réactionnaires -, ainsi que les détracteurs de la parole de l’enfant (Paul Bensussan), sans oublier l'ensemble des masculinistes, qui mettent en danger les victimes d’inceste et les mères protectrices.

 .

La PMA est un projet misandre et contre les pères

Comme tout courant masculiniste, l’hoministe ne peut se réaliser sans une dose d’homophobie. Ainsi, la loi sur la PMA serait misandre puisqu'elle minore la place, la fonction et le rôle du père dans la procréation et la famille : « [La PMA} revient à créer artificiellement des cellules familiales sans père, avec des enfants naissant sans père et, sauf arrangement particulier, destinés à n'avoir de lui aucune connaissance.[12] ». Ceci est une charge contre les femmes lesbiennes. En effet, les hoministes considèrent que si les femmes peuvent avoir un enfant sans avoir accès à l’homme, alors le père et son rôle symbolique disparaissent en mettant fin à la famille nucléaire traditionnelle.

Dans la même dynamique, l'émergence de l'homoparentalité témoignerait la fin de la famille patriarcale permettant aux enfants d'être "équilibrés" psychologiquement. En effet, pour les hoministes le couple homosexuel développerait des troubles identitaires chez l’enfant par l’absence de différence sexuelle, et donc d'identification. C’est ce qu’affirment Patrick Guillot et Dominique Vincent dans l’article « Honorons notre pouvoir phallique ». Dans un premier temps, selon eux, l’enfant a besoin des « deux polarités » et non de deux « personnes identiques » et l’homoparentalité repose sur un « désir une contradiction : vouloir un enfant sans avoir à assumer la différence ». Cet argument est fondamentalement misogyne. Il repose sur une conception essentialiste des rôles et fonctions assignés aux genres. La "différence des sexes" repose ici sur des inégalités de genre, et donc de pouvoir, naturalisées en différences biologiques. Par ailleurs, l'homoparentalité - et l'homosexualité  - n'est jamais synonyme d'uniformité et de similitude. Réduire les personnes homosexuelles à une identité homogène en masquant la diversité des expressions de genre et de personnalités, est une grille de lecture essentialisant et homophobe.

Pour finir, Patrick Guillot et Dominique Vincent vont plus loin dans leur concept homophobe de l'homoparentalité en affirmant, par un imaginaire psychanalytique, que le désir d’adoption d'un couple homosexuel ne repose pas sur l’amour et le désir d’accompagner un enfant, mais sur le besoin profond de « de colmater une blessure narcissique ».

  .

4. Le féminisme victimaire-misandre

Définition de la misandrie victimaire

Pour l’hominisme, le féminisme a subi un double processus depuis une trentaine d’années : la misandrie et la victimisation. Tout d'abord, l’objectif de la "misandrie féministe" serait de mettre en place un système de droits supérieurs pour les femmes, de stigmatiser éternellement la condition masculine, voire même de supposer l'anéantissement de tous les hommes. Dans un deuxième temps, la victimisation reposerait sur une image compassionnelle de la femme, et la construction de celle-ci comme victime éternelle des hommes. Cette grille de lecture trouve un écho grandissant chez les hommes, et notamment certaines femmes. Cette réaction permet trois choses : soustraire les revendications légitimes des féministes par la stigmatisation celles-ci à travers leur "hystérie" anti-masculine ; le refus de concevoir la masculinité comme une construction sociale et culturelle permettant ainsi de naturaliser les inégalités de genre ; la contention voire l'invisibilisation de la parole des victimes de violences. 

Pour Patrick Guillot, la voie du féminisme "misandre et victimaire" fut ouverte par le théoricien marxiste Friedrich Engels dans son ouvrage de 1884 « L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État » : « la première opposition de classe qui se manifeste dans l'histoire coïncide avec le développement de l'antagonisme entre l'homme et la femme dans le mariage conjugal, la première oppression de classe, avec l'oppression du sexe féminin par le sexe masculin (…) dans la famille l'homme et le bourgeois ; la femme joue le rôle du prolétariat[13]. » Tout féminisme qui s’inspire de cette analyse, matérialiste, afro ou intersectionnel, relève de la misandrie. En d'autres termes, pour l'hominisme toute analyse structurelle et matérialiste de la domination masculine, donc de la classe des hommes sur la classe des femmes, est discriminatoire. Ainsi, Patric Jean, Pierre Bourdieu, Virginie Despentes, Françoise Héritier et même la Commission de l’Europe et la Convention d’Istanbul seraient misandres selon le mouvement.[14]

  .

Des concepts pour stigmatiser le comportement masculin

Pour Patrick Guillot, la "misandrie victimaire" développerait de manière constante de nouveaux concepts pour stigmatiser les hommes. Par exemple si le maninterrupting, le mansplaining ou le manspreading[15] sont des signes factuels de micro-domination produits par les rapports sociaux de sexe au profit des hommes, pour Guillot ces concepts seraient uniquement conçus par les féministes "misandres" pour fustiger l’identité masculine : « L’accumulation de ces concepts traduit clairement une volonté de stigmatiser le comportement masculin en son entier, en le disséquant dans toutes ses facettes.[16] »

La culture du viol, le plafond de verre ou la double journée seraient également des concepts vident de sens. Par exemple, l’inégale répartition des tâches domestiques (tenue du foyer, maternage, instruction des enfants) ne serait pas causée par le mode de production domestique patriarcal qui assigne les femmes à ces activités, mais par un dialogue pacifié dans le couple : « La répartition des tâches domestiques résulte bien plus rarement d'une contrainte exercée par un conjoint dominant que d'un ensemble de compromis passés entre les deux conjoints, en fonction d'aspirations qui leur sont propres.[17] » Comme Zemmour ou Soral, Guillot assigne les femmes à l'activité domestique qui ne serait que le prolongement de leurs aspirations propres. 

Pour finir sur un dernier exemple, le féminicide. Pour Patrick Guillot, ce terme n’a aucun sens car « le conjoint meurtrier peut en vouloir à sa compagne pour des raisons qui tiennent à leur relation propre. Il n'en veut pas aux autres femmes avec lesquelles il peut entretenir de bonnes relations. Le terme féminicide est donc absurde.[18] » L’hoministe ne comprend pas, ou plutôt est dans l’impossibilité de comprendre, que le féminicide ne repose pas sur le meurtre d’une femme par un homme, mais sur le caractère genré de ce crime, dont le moteur de l'homicide est principalement la perte d’emprise sur autrui. Plus loin, Patrick Guillot relativise pleinement le féminicide. Selon lui, « certains meurtres conjugaux sont de type euthanasie liée à la maladie du conjoint. »[19] Ainsi, un homme qui assassine sa femme parce qu’elle est malade ou âgée ne relève pas véritablement du crime, mais de l’euthanasie, soit une délivrance pour la victime !

  .

Sur les fausses accusations de viol

Les hoministes affirment que notre société, prétendument sous emprise de la misandrie-victimaire féministe, légitimerait les fausses allégations de violences sexuelles : « accuser faussement les hommes de violence sexuelle est légitime. »[21] Patrick Guillot va plus loin en certifiant - aucune source ou référence scientifique pour étayer son propos - qu' « on constate depuis trois décennies une véritable prolifération d’accusations mensongères, expression de l’usage raccourcit en « fausses accusations[22] ». 

Pourtant, nous avons des statistiques sur les fausses accusations de viol qui reposent sur des estimations réalisées par des études quantitatives et qualitatives. Par exemple, l’étude américaine de Heenan & Murray (2006) estime un taux de 2,1 % de fausses accusations, alors que l’étude de Lisak et al. (2010) trouve le résultat de 5,9 %. En Australie, une étude menée au début des années 2000 montre que sur 850 plaintes pour viol, 2,1% ont été classées comme « fausses accusations ». Pour finir, une grande étude réalisée en Europe estime entre 2% et 6% les fausses accusations de viol. Il n’existe donc aucune discrimination structurelle des hommes commises par les femmes en ce qui concerne les fausses allégations de violences sexuelles. S'il existe certaines fausses allégations - comme dans toutes infractions -, elles sont extrêmement marginales et minoritaires. 

  .

5. L’hoministe, un masculinisme comme un autre

Le mouvement hoministe repose sur un paradoxe : il soutient que le féminisme serait victimaire alors que c’est lui qui s’inscrit dans cette perspective en faisait des hommes les nouveaux martyrs de notre société féminisée, dans laquelle ils seraient tous victimes de multiples formes de domination et de discrimination au profit des femmes. Si les principaux militants de l’hominisme ont l’intelligence stratégique de se mettre à distance des courants masculinistes les plus violents comme les MGTOW ou les Incels, l’analyse du corpus de leurs textes démontre sans équivoque que l’ensemble de leurs théories s’inscrivent dans une dynamique antiféministe, ayant pour objectif de maintenir la domination de la classe des hommes sur les femmes et des minorités de genre et sexuelles.

 .

 .

[1] LEDOUX, André, 2009 De l’homme en crise à l’homme nouveau : essai sur la condition masculine. Québec, Option santé, p86-88

[2] Sa chronique « Les secrets des couples heureux », parue dans Le Journal de Montréal le 21 décembre 2008,

[3] http://la-cause-des-hommes.com/spip.php?article6

[4] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p134

[5] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p

[6] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p134

[7] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p89

[8] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p98

[9] http://www.justice.gouv.fr/publications-10047/rapports-thematiques-10049/la-residence-des-enfants-de-parents-separes-26368.html

[10] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p98

[11] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p93

[12] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p97

[13] Friedrich Engels, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, Editions sociales, 1974, p74

[14] http://la-cause-des-hommes.com/spip.php?rubrique25

[15] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p77

[16] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p78

[17] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p123

[18] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p141

[19] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p141

[20] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p137

[21] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p157

[22] Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, De Varly, 2018, p157

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
À LR, des alertes jamais vraiment prises au sérieux
L’affaire Damien Abad concerne d’abord la majorité d’Emmanuel Macron qui l’a promu ministre. Mais elle interpelle aussi son ancien parti, Les Républicains, alors que plusieurs élus affirment avoir été alertés de longue date.
par Lénaïg Bredoux et Ilyes Ramdani
Journal — Politique
Le « parachutage », révélateur des dilemmes de la représentation
Les élections législatives fourmillent de cas de « parachutages ». Volontiers dénoncés, sont-ils si choquants ? La pratique, parfois assumée, n’a pas toujours été mal vue par le passé. Si elle reste sulfureuse, c’est à cause des failles de la représentation dont elle est le symptôme. 
par Fabien Escalona et Ilyes Ramdani
Journal — International
Au Pakistan, la température frôle les 50 °C et accable les plus pauvres
Classé en 8e position parmi les pays les plus à risques face au changement climatique, le Pakistan vient de subir une vague de chaleur quasi inédite. D’Islamabad à Karachi, des millions de personnes ont fait leur possible pour assurer le quotidien dans des conditions extrêmement difficiles.
par Marc Tamat
Journal — Écologie
Planification écologique : un gouvernement à trous
Emmanuel Macron avait promis, pendant l’entre-deux-tours, un grand tournant écologique. Si une première ministre a été nommée pour mettre en œuvre une « planification écologique et énergétique », le nouvel organigramme fait apparaître de gros trous et quelques pedigrees étonnants.
par Mickaël Correia, Jade Lindgaard et Amélie Poinssot

La sélection du Club

Billet de blog
Raphaël Boutin Kuhlmann : « Les coopératives locales portent l'intérêt général »
Parti s’installer dans la Drôme en 2016, où il a fondé la coopérative foncière « Villages Vivants », Raphaël Boutin Kuhlmann est devenu une figure des nouvelles manières de faire territoire. Dans cet entretien, il revient sur la nécessité de penser autrement l’intérêt général et sur les espoirs qu’il place, face aux crises contemporaines, dans l’innovation et le lien dans les villages.
par Archipel des Alizées
Billet de blog
L'espace public, un concept « vide » ?
Comme le souligne Thierry Paquot dès l’introduction de son ouvrage, « l’espace public est un singulier dont le pluriel – les espaces publics – ne lui correspond pas. » Alors que le premier désigne grossièrement la scène du débat politique, les seconds renvoient à une multiplicité de lieux (rues, places, jardins, etc.) accessibles à tous et la plupart du temps relevant d’une propriété collective.
par Samuel PELRAS
Billet de blog
Habiter
Les humains ne sont pas les seuls à « habiter » : pour les animaux aussi, c'est une préoccupation. Sous la pression économique, les humains n'abandonneraient-ils pas la nécessité d'«habiter » pour se résigner à « loger » ?
par Virginie Lou-Nony
Billet de blog
L’Âge de pierre, de terre ou de raison ?
Le monde du BTP doit se réinventer d’urgence. Les récents événements internationaux ont révélé une nouvelle fois son inadaptation face aux crises de l’énergie et des matières premières. Construire avec des matériaux locaux et peu énergivores devient une évidence de plus en plus difficile à ignorer pour ce secteur si peu enclin au changement.
par Les Grands Moyens