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Billet de blog 22 sept. 2022

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Racisme, stigmates et identités (5/15)

Quelles sont les conséquences du racisme sur les individus ? Ce billet permet en partie d’y répondre. Si le racisme produit des logiques de déshumanisation racistes qui entraînent des émotions négatives, fragilisent la construction identitaire et altèrent la santé, les personnes concernées ne restent pas passives et mettent en place des mécanismes de défense contre la discrimination subie.

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Plan de l'ouvrage

  • Introduction
  • L'identité stigmatisée
  • Les mécanismes de défense contre le stigmate
  • Conclusion

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Introduction

Dans les articles précédents, j’ai proposé une approche psycho-sociale pour traiter en premier lieu la question des processus discriminatoires (catégorisation sociale, stéréotype, préjugé etc.), puis dans un second temps la construction des stéréotypes ethno-raciaux dans les séquences esclavagistes et colonialistes. Pour ce billet, je vais traiter la question de l'identité stigmatisée. Quelles sont les conséquences de la discrimination raciste en termes d’émotions, de réactions comportementales, d’estime de soi, de santé mentale ?

Dans un premier temps, j’exposerai le processus de stigmatisation à travers les travaux d'Erving Goffman et les logiques de déshumanisation racistes. Ensuite, je montrerai les conséquences du racisme sur le développement des émotions négatives et sur la santé générale. Pour finir, je présenterai les mécanismes de défense mis en place par les personnes discriminées face à la stigmatisation et aux micro-agressions quotidiennes.

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1. L’identité stigmatisée

Le stigmate comme phénomène social

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, la mise en ordre racial du monde s’est construite à partir de séquences historiques (esclavage, colonisation, impérialisme, migrations), au sein desquelles les bourgeoisies européennes ont organisé toute une taxinomie afin de justifier la domination des peuples blancs sur les peuples non-blancs. Cette racialisation des rapports sociaux hiérarchise l’ensemble des groupes - les blancs comme les non-blancs -, à partir de critères ethno-raciaux qui justifient la position de chacun. Dans ce classement, le blanc est le modèle de référence à partir duquel les autres groupes sont comparés et infériorisés (Thésée & Carr, 2016). Dans une perspective psycho-sociale, on peut expliquer cette dépréciation à partir de la possession de stigmates qui jette un discrédit profond sur les personnes concernées.

Sur ce point, les travaux d’Erving Goffman sont importants. Comme l’exprime le sociologue, le stigmate n’est pas une caractéristique décontextualisée. La société définit ce qui est « normal » et « anormal ». Elle contribue donc à la production sociale des différences qui exclue et stigmatise celles et ceux qui ne rentrent pas dans ses normes. Ainsi, la possession d’un attribut dans une société donnée peut se transformer en stigmate qui jette sur son possesseur un discrédit profond qui ne lui permet pas d’être considéré comme un être humain à part entière. 

Par exemple, prenons une robe comme attribut. Dans notre société contemporaine française, un homme qui porte ce vêtement subira un processus de stéréotypisation (dépréciation de son genre ou de sa sexualité), ainsi que des humiliations publiques ou privées. L’attribut devient un stigmate puisque notre société formule des normes vestimentaires qu’il faut respecter en raison de son genre. Cependant, du Moyen-Âge jusqu’aux Temps Modernes, la robe est considérée comme une distinction sociale pour les hommes de la noblesse. Ainsi, parce que la société de l’époque ne considère pas ce vêtement comme contraire au genre et à la classe d’une certaine catégorie d’hommes, l’attribut ne devient pas stigmate, d’où l’absence de stigmatisation à leur égard.

Après cette précision, revenons sur les stigmates. Pour Goffman, il en existe trois types : les monstruosités du corps (difformités), les tares du comportements (caractère, maladie, homosexualité, chômage etc.), et les attributs tribaux (race, nationalité, religion). On va se concentrer sur ce dernier point. 

La construction identitaire des personnes non-blanches ne peut s’émanciper si facilement des catégorisations, des stéréotypes et des stigmates auxquels elles sont assignées. Comme l’exprime Goffman, le processus de socialisation fait incorporer à l’individu les normes et les valeurs d'une société, mais aussi la connaissance des conséquences d’une possible déviance à celles-ci. Dans nos sociétés occidentales, la possession d’un attribut tribal (race, religion, couleur de peau) stigmatise l 'individu qui le possède puisqu’il ne fait pas partie du modèle de référence promu par la société : la blanchité. L’attribut se transforme donc en stigmate. Ainsi, c’est le regard du dominant qui marque la différence en faisant découvrir à une personne noire qu’elle est noire, c’est-à-dire quelles sont les conséquences de cette réalité raciale sur son existence.

C’est ce que constate l’étude de Christian Poiret (2011) sur l’assignation des femmes noires. Le sociologue expose qu'elles ont découvert leur « identité de noire » à partir du moment où le comportement des blancs et des institutions ont marqué une différence, une inégalité de traitement. Autrement dit, être racisé n’est pas une affaire de pigmentation, c’est avant tout une expérience sensible et politique : c’est faire l’expérience de la discrimination. Les impacts de la stigmatisation sur celles et ceux qui la subissent sont grands, jusqu'à produire des formes de déshumanisation qui dénient le droit à l'égalité, à la dignité, tout simplement à faire partie de l’humanité.

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La déshumanisation de l’Autre

Le professeur de psychologie Nick Haslam propose de distinguer deux formes de déshumanisation. Premièrement, il nomme « déshumanisation mécaniste » le procédé qui consiste à percevoir l’Autre comme un objet en le privant de sa nature humaine. Autrement dit, on lui enlève toute caractéristique propre à la condition d’être humain : l’individualité, l’autonomie, la personnalité, la sensibilité etc. L’autre forme est la déshumanisation animale qui repose sur une absence de distinction entre l’animal et l’être humain. On prive l’individu de ce qui le différencie de l’animal : la culpabilité, la honte, le contrôle de soi, la culture, la moralité etc. Ici, l’Autre est perçu comme un être sauvage, primitif, inculte.

Quelles que soient les logiques de déshumanisation, elles reposent sur des constructions mentales élaborées par la bourgeoisie blanche avant de se diffuser dans toute la société permettant de justifier les formes passées et actuelles de la domination raciste. Dans leur construction identitaire, les personnes racisées sont donc confrontées à tout un processus de stigmatisation qui s’exerce dans toutes les sphères de la vie sociale, engendrant de multiples émotions négatives qui fragilisent leur estime. 

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Les émotions de la discrimination

Depuis le début du 21ème siècle, des études en psychologie sociale se sont intéressées à la production des émotions dans les relations hiérarchisées, autant pour les groupes dominants que dominés. On va s'intéresser à ces derniers. 

L’étude de Cuddy et al (2007) montre que les membres du groupe stigmatisés sont susceptibles de ressentir de l'envie et de la frustration à l’égard des nombreux avantages matériels, sociaux, économiques, territoriaux, symboliques, des membres du groupe dominant. Ainsi, la colère et le sentiment d’injustice traversent le cœur des discriminés. Pour autant, la psychologie sociale montre que ce sont principalement des émotions négatives qui les dévalorisent et portent atteinte à leur dignité, comme la honte ou de dégoût de soi, pouvant aller jusqu'à la négation de sa propre humanité : « Bien plus qu'une simple réaction affective négative, le dégoût est une émotion puissante à l'œuvre dans certains phénomènes de discrimination, pouvant même aller jusqu'à la négation de l'humanité des personnes stigmatisées. ». 

Cette dévalorisation de soi, cette honte, ce dégoût pour soi-même sont les conséquences d’une société discriminante qui transforme de simples attributs en stigmate. Ainsi, la possession de tel ou tel attribut devient une chose dégradante à posséder, si bien qu’il vaudrait mieux ne pas la posséder. En d’autres termes, la personne stigmatisée se voit à travers les catégories mentales des dominants, qui, par l’imposition de critères normatifs, justifie sa dévalorisation. Le test des poupées est un bon exemple pour comprendre ce processus. 

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Le test des poupées

Dans les années 40, les psychologues Kenneth et Mamie Clark réalisent une série d’expériences afin d’étudier les impacts psychologiques du racisme sur les enfants afro-américains. Cette étude se nomme « le test des poupées ». Après avoir installé 4 poupées sur une table - deux poupées avec la peau et les cheveux noirs et deux poupées avec la peau blanche et les cheveux blonds -, les deux psychologues posent une série de questions aux enfants. Le constat est clair : 76% choisissent de jouer avec une poupée blanche ; 76 % considèrent que la blanche est plus gentille ; 72% affirment qu'elle a une belle couleur. En revanche, 78 % considèrent la noire comme moche et sale. De plus, les deux psychologues rapportent que certains enfants ont fondu en larmes ou sont sortis de la salle en pleurs après la question : « Donne-moi la poupée qui te ressemble. » 

Cette étude montre comment les stéréotypes ethno-raciaux, ici le stigmate de la couleur noire, engendrent honte et dégoût pour celles et ceux qui possèdent cet attribut dévalorisé. C’est pourquoi, les deux psychologues conclut que « la couleur dans une société raciste était une composante très perturbante et traumatisante du sentiment d’estime de soi et de valeur d’un individu ». En 2022, le test de la poupée est reproduit pour le documentaire « Noirs en France » réalisé par la journaliste Aurélie Perreau et l'écrivain Alain Mabanckou. Les résultats confirment ceux des deux psychologues américains. Les témoignages des enfants révèlent une forte dévalorisation de soi, voire une honte de leur couleur de peau comme en témoigne les propos de cette petite fille « [je choisis] La noire parce que je n'aime pas trop le noir. (...) Moi quand je serai grande, je mettrai de la crème pour devenir blanche. »

Comment expliquer qu’une enfant peut ressentir ce type de pensée ? Au cours de leur socialisation, les individus intériorisent des dispositions, à savoir des schèmes de perception, d’action et d’évaluation, qui orientent leur vision du monde et leurs conduites. Ici, on pourrait parler d’habitus racial. Malgré leur jeune âge, les enfants ont déjà introjecté en eux des dispositions de la société structurellement raciste. Autrement dit, ils se voient et s'évaluent à travers les normes dominantes, ici la blancheur, justifiant leur stigmatisation et leur dévalorisation. 

La question de la représentation est donc importante. Les enfants ont besoin de se reconnaître dans des objets transitionnels comme des jouets (peau noire, cheveux crépus, etc.), mais également dans les médias (livres, dessins animés, BD, etc.) dans lesquels il existe des héros noirs. Se voir représenter, c’est pouvoir exister, s’assumer, construire son estime de soi et son identité. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les réactions des enfants noirs lorsqu'ils ont découvert que le personnage de la « Petite Sirène » jouée par Halle Bailey est noire. A contrario, dans un monde essentiellement blanc où tout ce qui s’en distingue est représenté de manière dévalorisé, les enfants développeront des sentiments de honte envers eux-mêmes, fragilisant la construction positive de leur identité ainsi que le développement serein de leur santé. 

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Impact des stéréotypes raciaux sur la santé

Le co-directeur de l’Unité de psycholinguistique et de psychologie sociale appliquée de l’Université de Fribourg, Pascal Wagner-Egger, cite une méta-analyse récente sur l'impact de la discrimination sur la santé. Après avoir analysée 134 études menées entre 1987 et 2007, elle conclue que la discrimination produit des effets négatifs sur le plan physique, psychique, psychologique et comportemental. 

Le tableau symptomatique est conséquent(1),(2),(3)  : pleurs, insomnies et cauchemars, perte d’estime de soi, difficulté à gérer ses émotions, crises d’angoisses chroniques, hypervigilance, mise en place de stratégies d’évitement des situations possiblement discriminantes, syndromes d’anxiété généralisée, isolement social, méfiance et évitement des blancs. De plus, on observe chez certaines personnes des niveaux élevés d’anxiété, de stress, de dépendance addictive, et pour les cas les plus graves, de stress post-traumatique, de dépression et d’idées suicidaires. D’autres travaux ont été menés spécifiquement sur les enfants. Des chercheurs de l'unité de psychologie de l’université de Californie ont réalisé une étude auprès de 95 677 enfants victimes. Ils observent qu’en moyenne, les risques d’anxiété et de dépression sont deux fois supérieurs chez les enfants qui ont souffert de racisme.

En conclusion, l'expérience de la discrimination peut engendrer une altération de la santé générale. Cependant, il ne faut pas imaginer que les personnes racisées restent passives face à la stigmatisation et la discrimination. Elles mettent en place toute une pluralité de conduites pour résister à la domination raciste et revaloriser leur identité personnelle et sociale.

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2. Les mécanismes de défense contre le stigmate

Je distingue trois grandes familles de mécanismes de défense : une logique de compétition et de séparation, une logique individuelle et une logique collective. 

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Les logiques de compétition et de séparation

Si elles reposent sur une pluralité de réactions comportementales, elles ont comme point commun d’être des réactions antisociales à l’égard du groupe dominant ou dominé. Comme le montre Erving Goffman, une personne stigmatisée peut se comparer aux autres membres de sa communauté et déprécier celles et ceux qui possèdent davantage de stigmate afin de se revaloriser. Ici, le stigmatisé rejoint la perception des « normaux » comme dirait Goffman, ou des dominants comme dirait Bourdieu, afin de maintenir un estime de soi fragilisé. Cependant, la relativisation de son stigmate s’opère par la dévalorisation des membres de sa communauté. Cette logique de compétition isole les personnes discriminées entre elles. 

L’assimilation est un autre procédé pour tenter d'éviter certaines situations discriminatoires. Le blanc étant la valeur de référence, s’y rapprocher est imaginé comme une possibilité de réduire les expériences anxiogènes. Le fait de renier en totalité les héritages culturels et sociaux de sa lignée familiale relève donc d’une tentative extrême de francisation, qui touche l’espoir - en réalité impossible - de faire disparaître ses attributs discréditables. Pour finir, il y a des réactions antisociales envers les personnes blanches : refuser toute relation avec elles, éprouver un certain plaisir à chaque fois qu’elles échouent dans leurs projets, et plus rarement des comportements agressifs envers eux. 

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Les logiques individuelles

Face à la stigmatisation, certaines réactions relèvent d’une logique individuelle de remédiation de la situation. Premièrement, les personnes discriminées peuvent utiliser un processus de sélection cognitif. C’est un mécanisme assez courant chez les personnes en mésestime (faible estime de soi).  Précisément, la personne sélectionne les informations les plus positives autour de soi et sur soi. Or, cette tentative reste limitée, d’autant plus face aux micro-agressions quotidiennes. Un autre mécanisme de défense est la méfiance envers toutes situations et personnes inconnues. La peur de la discrimination réelle ou supposée, les personnes racisées seront prudentes et se renfermeront sur elles-mêmes dans ces nouvelle situations. Néanmoins, ce type de réaction produit une double peine. D’une part, elles ne pourront éviter toutes les situations anxiogènes. D’autre part, leur comportement d'évitement ou de repli produisent des incompréhensions de l’entourage qui les accuseront d’être froides, indifférentes ou antisociales.

Ensuite, Erving Goffman explique qu’il existe des tentatives de correction du stigmate. Par exemple, des personnes racisées utilisent des produits pour se blanchir la peau, ou de diminuer l'impact d'un accent étranger, afin de se rapprocher de l’idéal blanc. Pour finir, une dernière réaction est le désir d’ascension sociale. Réussir socialement et économiquement est une solution utilisée afin d’être reconnu pour ses talents et tenter de diminuer l'impact du stigmate ethno-racial.

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Les logiques collectives

Il existe des logiques collectives pour s'opposer à la discrimination. Par exemple, le retournement du stigmate est un procédé couramment utilisé par les groupes discriminés. Les individus se réapproprient les images négatives auxquelles la société les assigne pour en faire des outils de résistance et des éléments constitutifs de l'identité. Le désir de se « communautariser » est une autre réponse. Ici, ce désir ne s’inscrit pas dans une logique d’opposition et de séparation avec les blancs. La mise en place d’espaces temporaires de non-mixité permet d’atténuer le poids de la stigmatisation par le partage des expériences discriminatoires. La constitution de cet espace solidaire et bienveillant où la charge raciale est annulée permet à chacun de décompresser et de « baisser sa garde ». Cette logique communautaire - et non communautariste - est également un espace qui permet de partager des stratégies pour (sur)vivre socialement, pour politiser des injustices, construire des revendications, s'organiser collectivement, trouver des moyens pour combattre la domination raciste et renverser les rapports de force.

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Conclusion

La racialisation du monde a produit une hiérarchisation des groupes sociaux à partir de critères ethno-raciaux. La blanchité étant la valeur de référence, celles et ceux qui n'en font pas parties sont sujets à de multiples formes de dépréciations identitaires. Dans une société discriminante, les personnes discriminées ne peuvent s'émanciper des stigmates auxquelles elles sont assignées, fragilisant leur construction identitaire, leur estime de soi et même leur santé. Cependant, les personnes racisées ne sont pas passives face à la stigmatisation. Au contraire, elles mettent en place une diversité de pratiques afin d'affronter le quotidien. Si certaines méthodes tendent à préserver la domination raciste (logiques de compétition et individuelles), d'autres permettent sa remise en cause pour travailler à l'émancipation des catégories ethno-raciales. 

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