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Billet de blog 20 déc. 2021

Alain Soral, apologiste du harcèlement sexuel (7/12)

Cet article est le deuxième sur le masculinisme de Soral. A travers celui-ci, j'expose trois caractéristiques propres à son antiféminisme à partir de ses textes de référence : la déresponsabilisation des harceleurs sexuels ; la mise en place d'une "pédagogie" du harcèlement de rue ; la relativisation des violences sexuelles.

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Introduction

En 1996, Alain Soral publie « Sociologie du dragueur ». Cet ouvrage le fait connaître en France et reste actuellement le plus vendu de l'auteur avec 50 000 exemplaires. Malgré son titre, ce livre n’a rien d’une démarche sociologique. C’est un condensé de propos misogynes et homophobes, avec des références psychanalytiques pour appuyer une pseudo « rigueur scientifique ». Avant de commencer cet article, je dois faire une précision. Ce qu’Alain Soral nomme la « drague » de rue doit être comprise comme un synonyme du harcèlement sexuel. Ainsi, si j’utilise dans ce texte le terme de drague pour rester en adéquation avec le livre, il faut comprendre cette activité comme une pratique d’harcèlement.

Dans un premier temps, j’analyse comment Soral disculpe les dragueurs (harceleurs sexuels) en pathologisant leurs conduites et en responsabilisant les mères. Ensuite, je montre sur quoi repose sa "pédagogie" du harcèlement sexuel. En effet, il partage à ses lecteurs des « techniques » misogynes, qui vont de la manipulation psychologique à l'atteinte physique. Pour finir, j’expose les relativisations, voire les apologies des violences sexuelles auxquelles se livre le masculiniste Soral.

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1. La construction du dragueur

Alain Soral psychologise la question de la drague à travers la psychanalyse, ce qui lui permet de promouvoir une rigueur scientifique de surface. Ainsi, la condition du dragueur serait la résultante d’une pathologie familiale. Par ce procédé, Alain Soral déresponsabilise le dragueur (harceleur), mais surtout, il projette hors de ce dernier les responsabilités qui vont être incorporées aux parents, principalement aux mères.

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La pleine responsabilité de la mère

Dans un premier temps, le dragueur aurait souffert d'une mauvaise mère, une relation perverse qui reposerait sur le manque et dans laquelle l’amour serait étranger.[1] Que ce soit la faiblesse « naturelle » qui dominerait la conscience de la mère, de son indifférence ou de son absence envers l’enfant[2], cet enfant devenu adulte vivrait avec une part de lui dépourvue d'amour. Le dragueur serait constitué par ce manque d’amour qui expliquerait son comportement d’harceleur, et Soral utilise le concept psychanalytique de sublimation pour le justifier.

En effet, pour le dragueur dépourvu d’amour, le monde ne serait pas fait pour lui. Il doit donc partir à sa découverte, une quête qu’il sublimera à travers la drague de rue et qui poursuivrait la finalité inconsciente de retrouver l’amour originel avec la mère qu’il n’aurait jamais eu[3] : « le dragueur et simplement cet homme à qui sa mère manque plus que aux autres hommes et qui passe tout son temps à la chercher.[4] » Ce « manque de mère » provoquerait donc une fixation infantile qui pousserait le dragueur à vouloir combler ce vide : « la quête de la mère absente la pousse à l’action.[5] »

En d’autres termes, Alain Soral justifie le harcèlement sexuel du dragueur qui serait, en fin de compte, un comportement pathologique provoqué par sa mauvaise mère. Le harceleur est donc une victime, victime des femmes, et de sa mère en priorité.[6]

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La relative responsabilité du père

Pour Alain Soral, la pathologie du dragueur serait aussi le fruit d’un mauvais père. Dans sa grille de lecture misogyne, les rôles parentaux sont le fruit de déterminations psychiques et biologiques. Soral assigne les mères au foyer et aux seules aptitudes psychologiques, alors que les pères détiennent un rôle économico-politique dans la société, avec des fonctions d’autorité et de préparateur d'avenir des enfants. Cependant, un père absent, faible et dominé, ou hostile (maltraitant)[7] réduirait la perception de l’enfant à ne voir le monde que comme le prolongement de sa mère, sous le mode de l’affectif, du sentimentalisme et de la séduction.[8]

Le dragueur serait donc le fruit de la mauvaise mère et du mauvais père. Or, si la recherche d’amour originel avec la mère serait la quête principale du dragueur qu’il sublimerait dans la drague (le harcèlement de rue), Soral donne donc à la mère une responsabilité plus grande.[9] Les femmes sont, et restent toujours, le principal problème.

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L’homophobie de Soral

Comme tout masculiniste, l’homophobie est un paradigme de la grille de lecture soralienne. Pour lui, la sexualité homosexuelle serait la conséquence d’une pathologie familiale dont la mère est - comme toujours - responsable, au même titre que la pathologie du dragueur, ou de la pédosexualité : « Quoi qu'en pensent certains esprits particulièrement confus, l'amour des pédés n’est ni naturel, ni normal au regard du seul critère transcendant à toute idéologie qu'est la vie[10] (…) Nous savons qu'une relation trop privilégiée avec la mère peut générer, dans l'esprit de l'adolescent, une image affective si forte qu'elle refuse de s'effacer devant la jeune fille. Ce jeune homme, appelé communément ‘’ tapette’’, souffre de la pathologie inverse à celle du dragueur. L’un a eu trop de mère, l'autre n'en a pas eu assez. [11] »

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2. Les techniques de drague (techniques harcèlement)

Dans l'idéologie phallocrate soralienne - comme dans toutes les communautés masculinistes -, les femmes subissent un processus de chosification qui les déshumanisent, déni leur libre-arbitre et réifie leur corps en marchandise. Dans son livre "Sociologie du dragueur", Soral propose une pédagogie du harcèlement sexuel qui s'inscrit pleinement dans la culture du viol. Les femmes aimeraient que les hommes leur force la main, mais surtout, elles sont toujours suspectées d’être consentantes malgré leurs refus persistants. Leur inconscient dirait toujours « oui » même lorsqu'elles disent « non », et c’est à l’homme de percer les défenses féminines.[12] Je vais ici exposer la brutalité de ses « conseils ».

Dans un premier temps, le masculiniste Soral conseille à ses lecteurs, potentiels futurs harceleurs, une période de « matage, d’échauffement et repérage »[13] de toutes les femmes présentes dans la rue. Puis, ils doivent fixer leur regard sur l’une d’entre elles et la suivre.[14] Dès la première conversation, l’homme doit user de manipulation et de mensonge, mais surtout, Alain Soral met en garde qu’il ne pas trop abuser de l’élégance « à moins que vous ne vouliez passer pour une tapette[15] ». L’acquisition du numéro de téléphone étant toujours le principal objectif, il faut toujours s'assurer de l'obtenir.

Pour arriver au contact physique plus rapidement, il préconise par exemple de porter atteinte physiquement aux femmes dans les transports en commun par « un touché de main sur la barre ». Une autre technique relève, cette fois-ci, de l’incitation au viol. Ainsi, il recommande dans les fêtes de faire boire les femmes pour fragiliser leurs défenses et les rendre plus facilement manipulable : « L’alcool étant gratuit, faites boire »[16] écrit-il.

Pour les débutants dragueurs en difficulté, il conseille de se munir de quelques supports pour les aider. Par exemple, de manière extrêmement sérieuse et non ironique, il propose de se procurer un nourrisson puisqu’il « renforce l'émotion maternelle » mais il est « moins facile à se procurer ».[17] Plus les "conseils soraliens" défilent, davantage ils deviennent dangereux pour les femmes. Ainsi, il se livre ensuite à une apologie criminelle de la violence sexuelle en proposant aux dragueurs débutants les plus « défavorisés », d’utiliser la menace d’une arme. En effet, cette technique nommé « tournevis sous l’œil », représenterait non une agression pour Soral, mais symboliquement le « substitut du pouvoir du père (…) à recommander en dernier recours aux dragueurs vraiment trop défavorisés par le sort »[18].

Plus loin, Soral continue son éloge de la culture du viol. Une femme qui accepterait une rencontre amicale témoignerait de son désir d’être pénétré, et surtout si elle prétend le contraire à cause de la prétendue ambiguïté de son désir. En effet, pour le masculiniste une femme qui dit « non » dit en réalité « oui » dans son for intérieur : « si une femme vient au rendez-vous c’est qu’elle est d’accord au fond. Elle admet par son comportement son désir du phallus. Il ne faut pas demander mais agir quoi qu’elle objecte sur le moment. Car un « non » dans l’esprit féminin peut être un oui « si éloigné du désir masculin et de la conscience claire pour qui « non » c’est « non »[19] ».

Pendant une relation sexuelle, Soral recommande de ne pas respecter les choix, les désirs, ou les envies des femmes, et encore moins de se soucier de leur plaisir. Dans sa propagande misogyne, il affirme que la violence serait intrinsèque à tout rapport sexuel, tout en étant inconsciemment recherchée par les femmes qui apprécieront cet « élan de virilité » : « Puisque vous savez maintenant que pour l’amener au plaisir il fallait la forcer un peu, pourquoi changer de méthode (…) plus vous entrerez sèchement, plus votre sentiment de la pénétrer sera fort ; quant à elle, son plaisir étant parent de la douleur, croyez qu’elle appréciera aussi ce surcroît de virilité.[20] » Pour finir, s’inscrivant dans la perspective du pervers narcissique, Soral préconise à ses initiés de toujours garder une emprise sur leur proie, notamment en manipulant leurs proches pour l'isoler.[21]

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3. Relativisation et apologie des violences sexuelles

Apologie du harcèlement sexuel

L’apologie du harcèlement sexuel parcourt tout son ouvrage. Chez lui, la drague (harcèlement) est une activité positive permettant d’acquérir une connaissance approfondie des femmes[22], qui, après avoir atteint un certain niveau par la répétition et l’expérience se déploie sous une forme d’esthétique : « le dragueur s’élève alors de la technique à l’esthétique. » En d’autres termes, Alain Soral s’inscrit dans la continuité de la communauté masculiniste des « Pick-Up Artist », qui fait du dragueur (du harceleur) un artiste de rue évalué à sa « performance ».[23]

Si Alain Soral assume sans équivoque que « Le dragueur est sans doute pervers[24] », il procède ensuite à un tour de magicien pour démontrer que les savoirs de la drague permettraient d’empêcher le viol. En effet, « l’art » du dragueur aurait pour finalité de faire craquer les résistances des femmes empêchant la nécessite de l'agression  : « le viol constitue pour lui un défaut de maîtrise dont il se prémunit par sa technique - soit l’art de lui faire dire « oui » avant qu’il ne soit trop tard.[25] » En d’autres termes, pour Soral le harcèlement sexuel permet d’empêcher le viol en faisant craquer psychologiquement les femmes pour les soumettre au désir masculin !

Par ailleurs, Soral affirme que le véritable harcèlement sexuel n’est pas sur le lieu de travail ou dans la rue, qui serait une vision fausse et fantasmée de la féministe. L’authentique harcèlement serait celui des médias avec la prolifération d’images de femmes dans la publicité, sur les affiches, dans les magazines, qui attise le désir de l’homme tout en devant y résister. En d'autres termes, pour Soral ce sont les hommes qui sont victimes du harcèlement sexuel, et pas les femmes.[26]

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La relativisation/apologie du viol

La relativisation, voire l’apologie des violences sexuelles de Soral atteint son paroxysme avec la question du viol. Elle repose sur trois éléments : le « non » d’une femme est ambiguë et cache un « oui » inconscient ; pour qu’il y ait viol, la victime doit dire « non » jusqu’au bout ; les hommes ne peuvent s’arrêter aux premiers refus au risque qu’il n’y ait plus d’interactions entre les sexes.

Le masculiniste Soral écrit en ces termes : « Si l'on excepte la pure pathologie et la pure violence (avec un couteau, à six sur un parking), le danger et l'ambiguïté du viol tiennent aussi à la spécificité du désir féminin. Désir qui a tendance à avancer masqué et à se mentir à lui-même (…). La femme n’éprouvant pas, au moins à cet endroit, de frontière franche entre eux le ‘’oui’’ et le ‘’non’’, (…).[27] Si rétrospectivement on est sûr qu'il y a eu viol quand elle a dit ‘’non’’ jusqu'au bout, dans certaines situations ambiguës il n'est pas toujours évident de déterminer le moment où le ‘’non’’ proféré par l’être du peut-être cesse d’être un ‘’oui’’ qui joue à se faire prier. Et si pour éviter tout risque l'homme doit stopper au premier ‘’non’’, comme l'exigent les féministes américaines, alors la réunion de deux êtres de sexes opposés ne pourra plus résulter que de l'alternative brutale : coup de foudre ou prostitution. »[28]

Voici donc le cercle vicieux de Soral pour disculper les violeurs et responsabiliser les femmes victimes de violences : une « vraie » victime de viol doit dire « non » jusqu’au bout de l’agression et prouver que son inconscient n’a jamais dit « oui », face à un homme qui ne doit pas s’arrêter aux « non » d’une femme au risque qu’il n’y ait plus de rencontre affective entre les sexes.

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4. Le dragueur, un proche du meurtrier

Le livre « Sociologie du dragueur » est l’ouvrage de Soral le plus vendu avec 50 000 exemplaires, il est aussi le plus violent envers les femmes. Il est possible qu’il ait formé, à travers ce livre, de potentiels agresseurs sexuels en puissance. L’utilisation de la violence contre les femmes est intrinsèque à sa grille de lecture misogyne et homophobe, et qui fait d’ailleurs du dragueur un « lointain cousin [du] sérial killer[29] », jusqu’à poser une ambiguïté sur la séparation entre ces deux figures : « Sérial killer symbolique, (..) [il] est parfois à deux doigts (…) de lâcher le symbolique pour passer au concret.[30] » Si le dragueur de Soral est un harceleur accompli qui use de la violence sexuelle, il est également proche de la pratique du féminicide.     

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[1] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p26

[2] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p27

[3] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p26

[4] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p23

[5] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p31

[6] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p32

[7] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p44

[8] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p43

[9] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p44

[10] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p29

[11] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p30

[12] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p95

[13] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p93

[14] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p92-93

[15] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p95

[16] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p100

[17] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p91

[18] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p91

[19] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p104

[20] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p105

[21] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p111

[22] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p89

[23] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p115

[24] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p48

[25] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p114

[26] Alain Soral, Vers la féminisation ? Démontage d’un complot anti-démocratique, Bibliothèque Blanche, 2007, p170-171

[27] Alain Soral, Vers la féminisation ? Démontage d’un complot anti-démocratique, Bibliothèque Blanche, 2007, p173-174

[28] Alain Soral, Vers la féminisation ? Démontage d’un complot anti-démocratique, Bibliothèque Blanche, 2007, p175

[29] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p49

[30] Alain Soral, Sociologie du dragueur, Blanche, 2011, p49

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