Refusons de manger de la merde !

De scandale en scandale, de lobbies en désinformation, l'industrie alimentaire nous trompe et nous abuse, nous les consommateurs, pour vendre avec toujours plus de profit des produits meilleur marché mais pas pour le bien de tous ... Si vous ne voulez pas manger de la merde, il ne tient qu'à vous de veiller à votre alimentation et de choisir vos produits en connaissance de cause. Après tout l'industrie ne vend que ce qui s'achète ... Mais cela passe par une exigence d'information,  de traçabilité et d'étiquetage.

De scandale en scandale, de lobbies en désinformation, l'industrie alimentaire nous trompe et nous abuse, nous les consommateurs, pour vendre avec toujours plus de profit des produits meilleur marché mais pas pour le bien de tous ... Si vous ne voulez pas manger de la merde, il ne tient qu'à vous de veiller à votre alimentation et de choisir vos produits en connaissance de cause. Après tout l'industrie ne vend que ce qui s'achète ... Mais cela passe par une exigence d'information,  de traçabilité et d'étiquetage.

Voilà plusieurs années que certains écologistes, comme José Bové, nous alertent sur la malbouffe, de même que des médecins pointent les dérives de notre alimentation, les problèmes d'équilibre alimentaire et de santé publique, tels que l'augmentation des pathologies comme l'obésité, le diabète, le cholestérol responsable des maladies cardiovasculaires, ou encore des allergies alimentaires. Trop de sucre (et de mauvais sucre), trop de graisses (et de mauvaise graisse), trop de sel, trop de viande favorisant l'ingestion de toxines, sont nocifs pour notre santé. Nous le savons mais modifions assez peu nos habitudes. Pourtant, une attention à l'équilibre alimentaire et à la qualité des aliments permettrait certainement de réduire fortement le déficit de la sécurité sociale. Or, à part le slogan "mangez 5 fruits et légumes par jour !", ou l'organisation de la semaine du goût dans les écoles, le gouvernement n'a pas encore pris la mesure des enjeux importants du phénomène de malbouffe.

Le récent scandale de la viande de cheval, substituée à la viande de boeuf à l'insu du consommateur, doit nous alerter sur la traçabilité de la chaîne alimentaire. Précédemment, le scandale de la vache folle et des farines animales données à des animaux végétariens, n'a pas empêché la commission européenne d'autoriser à nouveau l'utilisation de ces farines, notamment pour du bétail et des poissons, prétendant leur innocuité. Le scandale de la viande Halal et des abattoirs non conformes a également interpellé le consommateur, notamment sur la condition d'abattage de l'animal. Ces affaires doivent nous faire prendre conscience de la condition animale en élevage industriel, de même que des risques potentiels sur notre santé. Il est aussi question de notre modèle de société, des valeurs de notre civilisation, comme je l’ai dit dans un article précédent.

Nous apprenons aujourd'hui que des traces de matière fécale ont été retrouvées dans des gâteaux de la chaîne Ikea. Remarquez que bientôt cette matière pourrait volontairement être utilisée dans l'alimentation car l'an dernier, un Japonais a mis au point un "shit burger", steak réalisé à partir de matière fécale contenant 63% de protéine et pauvre en graisse.

Faut-il attendre un véritable scandale sanitaire et un boycott généralisé des produits d'origine industrielle pour agir efficacement, sous pression des consommateurs, en faveur d'une véritable traçabilité, d'une information complète sur le contenu et des labels clairs sur l'origine des produits, d'une exigence d'application du principe de précaution (pour les OGM notamment) ?

Beaucoup d'entre nous ne sont absolument pas conscients de la nocivité de leur alimentation et ne jugent que par le prix et le goût des produits achetés. Beaucoup n'ont pas eu d'éducation alimentaire minimum nécessaire aux choix de leur alimentation, à son dosage, aux variétés de catégories à composer (protéines, graisses, sucres, fibres) et de vitamines, calcium, oligoéléments, sels minéraux à privilégier, ni même simplement à la façon de manger.

Voici donc quelques liens sur des articles très instructifs au sujet de la fabrication de nos aliments :

Saucisses, saumon, nuggets... : ce qui se cache dans nos assiettes

C'est quoi cette colle à viande rejetée par les eurodéputés ?

Le fromage synthétique colonise de plus en plus nos assiettes…

Minerai de viande : « Avant, on n’osait pas en faire de la bouffe pour chat »

Les farines animales rendent l'Europe folle

Des poubelles dans nos assiettes (vidéo de Planète, 45', notamment sur l'élevage industriel et les arômes artificiels)

Saviez-vous que presque tout ce qui nous est présenté en produits de grandes surfaces n'est qu'illusion ? Du yaourt à la fraise aux potages déshydratés, vous êtes trompés de A à Z. L'arôme de fraise provient de l'extrait d'écorce d'arbre et comme l'écorce est un produit naturel, il est autorisé d'écrire sur le yaourt "arôme naturel". Le bouillon de poule déshydraté pour 4 personnes mentionne un extrait de volaille de 2 g à sec (soit 7 g de volaille non déshydratée), le goût provenant des arômes ajoutés. Le steak haché surgelé ou sous cellophane peut provenir de bas morceaux et de déchets agglomérés avec du collagène et de la thrombine. Même des steaks et rôtis peuvent être reconstitués à partir de petits morceaux ressoudés à l'aide d'une poudre "Activa", fabriquée au Japon.

Vous connaissez l'élevage industriel des poules en batteries, mais connaissiez-vous les conditions d'élevage industriel des porcs ? Il est fréquent que l'on casse les dents des porcelets afin qu'ils ne risquent pas de blesser les mamelles de la truie nourricière, ce qui nécessiterait des soins et l'indisponibilité momentanée de la mamelle blessée. La castration des porcelets est opérée le plus souvent sans anesthésie. On mutile atrocement ces pauvres bêtes en leur coupant queue et oreilles, parfois aussi le bout du groin pour éviter les morsures entre porcs dans le contexte de densité d’élevage trop élevée.

Comme le rappelle cet article, bien que 90% des Français soient en majorités opposés à l'élevage intensif, ce dernier reste majoritaire : plus de 80% de l’élevage en France est intensif. Ainsi :

  • 80% des poules pondeuses vivent en cage et ne voient jamais la lumière du jour,
  • 82% des poulets sont élevés dans des bâtiments clos et grandissent en accéléré,
  • 90% des cochons vivent enfermés dans des bâtiments en béton,
  • 99% des lapins sont élevés en batterie, sans litière.

Ceci prouve que les Français sont soit mal informés, soit de mauvaise foi ...

Il est donc conseillé d'être méfiant (sans être paranoïaque) en matière alimentaire, de bien vérifier la composition et l'origine des aliments, de préférer les produits Bio (et encore, il n'est pas garanti que tout le contenu soit bio à 100%), les circuits court (AMAP, maraîchers, agriculture raisonnée) et les commerçants sûrs achetant directement au producteur. Même si vous payez plus cher, la qualité en vaut la peine et vous pouvez réduire votre consommation pour rester au même budget. Faites vos plats vous-mêmes plutôt qu'acheter des plats préparés.

Enfin, quelques conseils d'alimentation, simples et faciles à retenir :

  • Boire entre les repas ou avant le repas, mais éviter pendant et surtout pas après, ce qui augmente considérablement le temps de digestion (car les acides gastriques sont plus dilués) et fait gonfler le ventre ;
  • Mangez les crudités et même les fruits avant le reste du repas facilite la digestion : ces fibres favorisent le transit intestinal. Il vaut mieux consommer les fruits crus à distance des repas ;
  • Préférez la consommation d'un fruit (contenant des fibres) à un jus de fruit, surtout si le jus est préparé d'avance (la vitamine C disparaît au bout de 10 mn au contact de l'air) ; le jus de fruit au réveil est une aberration : acide, il attaque les voies digestives comme un liquide corrosif et associé au petit déjeuner, il bloque la digestion ;
  • Ne buvez pas de lait naturel, frais comme pasteurisé : l'homme ne fabrique pas l'enzyme nécessaire à la dégradation de la protéine du lait (caséine et lactalbumine), qui stagne dans le colon et fermente dangereusement en générant une substance, lactose, facteur d'intolérance chez des sujets prédisposés génétiquement (peut empoisonner l'intestin et être responsable de rhinites purulentes ou d'affections cutanées) ; préférez les produits laitiers fermentés, le fromage ou les yaourts (bio bien sûr) ;
  • Attention aux types de ferment lactique dans les yaourts, certains sont des activateurs de croissance et provoquent un risque d'obésité (bifidus) ;
  • Supprimez les margarines qui sauf mention spécifique contiennent des huiles hydrogénées (il en existe quelques unes sans huiles hydrogénées, notamment bio). Le processus d'hydrogénation utilisé pour émulsifier l'huile en pâte est nocif, utilisant différents acides chlorhydrique, sulfurique, phosphorique, soude, ... Qui ne peuvent être éliminés complètement et favorisent le risque de cancer. Les médecins continuent à prescrire la margarine en remplacement du beurre pour les sujets ayant trop de cholestérol mais sans avertissement. Donc attention !
  • Evitez le fromage le soir (et aussi les mets favorisant l'acidité gastrique), car il favorise le gonflement des muqueuses, conduisant au ronflement, aux risques d'apnée du sommeil et troubles induits, de plus il fait stocker le mauvais cholestérol (alors que l'activité physique en journée permet de l'éliminer) ;
  • Evitez aussi de cumuler fromage et viande dans un même repas car ces protéines se digèrent mal ensemble. Il est d'ailleurs inutile de cumuler les protéines ;
  • Supprimez si possible le sucre direct (et sinon préférez un sucre non raffiné. Le sucre pur est un véritable poison pour l'organisme. Il y en a suffisamment dans les fruits et les yaourts. Pour édulcorer, préférez le miel, le sirop d'érable ou d'agave, éventuellement le fructose ou la stevia ;
  • Ne buvez pas d'alcools cuits ni d'alcools forts, majorant les risques de maladies cardio-vasculaires. ce sont des glucides (sucres purs). En revanche, boire un à deux verres de vin rouge par jour (Bordeaux de préférence) peut être bénéfique : présence de fer et de sels minéraux, diminution du taux de cholestérol dans la bile, de même que du risque d'être atteint d'Alzheimer. Le vin blanc est moins recommandé car augmente les sécrétions acides. Quand à la bière et au cidre, ponctuellement mais pas trop recommandé ;
  • Méfiez-vous des produits light, qui peuvent contenir des substituants au sucre nocifs (aspartame) et avoir un niveau dégradé de vitamines : par exemple les vitamines du yaourt se fixent sur la graisse, il y en a donc moins dans un yaourt écrémé (et de surcroît le yaourt n'est pas trop gras) ;
  • Attention aux fruits et légumes qui peuvent contenir des concentrations de pesticides et engrais. Notamment les pommes, cultivées même à la campagne en Corrèze avec une technique d'épandage par hélicoptère, au point de gêner des fermes alentour contaminées par ces produits. Il faut éplucher la pomme sur au moins 1 cm pour ne pas ingérer ces poisons. Je vous conseille vivement d'acheter bio, en particulier les pommes, les bananes, les tubercules poussant en terre tels que pommes de terre et carottes ; Mangez des fruits et légumes de saison (évitant la trace carbone de produits importés de loin) ;
  • Buvez chaque matin à jeun de l’eau chaude avec un demi-citron pressé : élimination des toxines (du corps, du foie et aussi de la peau, contre l'acné notamment), enforcement de l'immunité, alcalinisation (malgré l'acidité du citron) du milieu trop acide (prévention des infections urinaires, des problèmes de digestion dus à l'acidité gatrique ;
  • Enfin réduisez votre consommation de viande (deux à trois fois par semaine suffit), pensez aux oeufs, au poisson, au thon et sardines en boîte, au fromage qui est une protéine.

Et surtout, variez l'alimentation et faites-vous plaisir !

 

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