Le Salon du Livre 2015 ne connaîtra pas la joie de voir publié le livre de Daniela Arbex, Holocauste Brésilien, que j'avais ré-intitulé: "Colônia, un hopital psychiatrique mineiro dans la tourmente des années de plomb"- de la dictature brésilienne. Avec la complicité de tous ceux que j'aurai rencontré ces derniers 6 mois dans toute la mouvance "franco-brésilienne" universitaire. Silence ? Complicité ? Ou Liberté d'expression ?
J'espère bien qu'à l'issue de la réunion de demain sur encore un chapitre de la dictature brésilienne, ne se reproduira pas, comme hier avec Mônica Schpun, et comme à chaque fois que je suis allé à des séminaires, l'entourlouppe de certains à l'EHESS,
pour que je ne puisse pas aller déjeuner avec les présents, notamment hier avec Rodrigues Patto avec qui j'avais des sujets urgents à discuter ...
N'en déplaise aux jalousies intestines de certains ou de certaines. Minables...
Qui entre autre ont laissé passer et pourrir 6 mois une simple réponse claire à une question:
Voulez-vous oui ou non publier la traduction du livre de Daniela Arbex, Holocauste Brésilien que j'avais renommé: "Colônia, un Hôpital Psychiatrique dans la tourmente des années de plomb" ?
Ce livre est dans les mains d'Emmanuel Corne, diffusion EHESSE/FMSH depuis septembre. Egalement dans ceux de Michel Wieviorka. Dans ceux de Guiomar de Grammont ( ainsi d'ailleurs que ma thèse sur Fernando Pessoa avec Lacan), le grand manitout des foires et salons Brésil...Et encore un universitaire de province, etc, etc, etc....
J'ai croisé pas mal de monde le dernier trimestre 2014. Paris 3, IHEAL, Institut des Amériques, Brics, EHESS, Maison des Amériques Latines, Maison de l'Amérique Latine, émissions France Culture, etc.
Les thèses, les institutions, les éditeurs, les profs. de fac., les colloques, etc... "and for me ? Nothing".
Pas même l'élégance hier, aux yeux de Madame Mônica Schpun, de me lancer personnellement une invitation à me joindre à un déjeuner, après l'intervention de Rodrigues Patto...Quelle courtoisie et cordialité à brasileira ??? Os donos do poder estão agindo e controlando o pedaço ! Traduisons: les maîtres du pouvoir ( ceux qui devraient normalement être en coincidence avec ce qu'ils écrivent et disent) agissent en contrôlant leur territoire de pouvoir...
Qu'est-ce que certains n'aiment pas ? Ma réelle liberté de penser ?
Faut-il rappeler à ceux qui ne le sauraient pas que j'ai subi en 2004 une rafle policière ? Que j'ai été interdite de travail dix ans ?
Un vrai régime démocratique, en France, de celui que certains ignorent encore, en France comme en Navarre, depuis lors ...Ou feignent de ne pas reconnaître, même en milieu universitaire ! Alors qu'en 2004, je me souviens bien d'où ils étaient, et ce qu'ils ont défendu, ou tu, dix ans...
Et que encore récemment faisant des papiers de retraite, certains au Rectorat de Paris s'y opposaient, en m'opposant le nom de Sarkozy, pour que je signe une décharge comme "malade mentale" ??? Qui dit mieux ? C'est ça, notre démocratie à la française ? Il a tort Régis Debray ? Ca m'étonnerait...
Où sont tous ceux que l'on m'a présentés, du moins certains, plus pour les disculper que pour mes beaux yeux ???
De ce beau voyage commencé à la Maison des Cultures du Monde en juin, il ne me reste que des semblants de contacts, et une impression "farouche" mais aussi amère d'une belle mise en scène...Bravo les nanas !!!
Mais il y a malheureusement quelque chose qui coince... Trop de silences complices. Et des gens qui, pour se protéger, ou en se protégeant, oublient les autres...Sauf apparemment. J'ai tout de même passé Noel seule, avec les futurs djihadistes sur le dos (?). Y' a pas moyen d'être solidaire ???
Afrânio me renvoie au secrétariat de Dominique Duchanel pour avoir des bouquins brésiliens récents ? Mais n'ai-je pas rencontré Italo Morricone, qui est reparti avec une pille de Revue Brésil(s) n° 6, et moi, je repasserai ...Vous ne les avez pas dans vos bibliothèques personnelles ? Vous ne pouvez pas les prêter ? Dois-je quémander ? Dois-je ainsi faire amende honorable de l'insigne honneur qui m'est fait de pouvoir lécher des bottes, mais jamais LIRE les récentes publications ?
Ou était Ana quand il y a deux ans, à Rio de Janeiro, avant d'obtenir sa bourse d'études, je lui demandé de m'expédier le livre de Daniela Arbex, et qu'après je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'elle... avant de la rencontrer sur le trottoir des Comptoirs des PUF, en octobre dernier ( deux ans) ?
Chacun est allé "empurrando sua vida", avec force soutien de bourses d'études, multiples voyages entre France et Brésil, je n'ai vu que cela quotidiennement depuis plus de 6 mois....Vous voulez rire ou quoi ? C'est ça la démocratie exclusive des élites ??? On peut y avoir droit, nous en France ?
En somme des gens qui n'ont pas à se soucier ni de leur quotidien ni de leur subsistance, ni des aides substantielles qu'ils reçoivent pour mener de nombreuses recherches, sans jamais n'avoir retenu mes propositions sur les questions de la violence contemporaine ? Ca nous a "pêté dans la gueule"comme dirait Charlie, juste avant que ces gens-là ne veuillent bien commencer à réagir !
De ceux qui, arrivant de l'étranger, peuvent se permettre de se loger immédiatement à deux pas du Luxembourg, par exemple ...Ca parle tout seul !
Et je soutiens qu'en partie à l'EHESS, rien n'a changé depuis 2004, sur de vieilles lunes universitaires en ethnologie, par exemple...
Pour moi tout est, et continue quasiment au point mort depuis 2004.
Et je ne crois pas, à part cela, avoir été l'objet d'une attention quelconque si ce n'est, pour l'instant, une belle mise en scène de participation béate aux travaux des autres...Très réjouissant. Mais la complicité do " papo legal", je repasserai !
Si vous voulez m'intégrer, vous n'avez pas la bonne méthode. Les semblants servent plutôt les verrouillages...
Et pour ceux qui n'ont pas connu l'EHESS dans la maison du Boulevard Raspail, près de Sèvres Babylone, où j'allais déjà assister le soir à des conférences de psychanalyse, je tiens à dire qu' il y avait déjà des couloirs qui sentaient déjà l'extrême-droite: je le rappelle pour les plus jeunes !
Donc si vous voulez vraiment être solidaires, de je ne sais pas quoi ou de qui d'ailleurs, procédez autrement !
Mon impression, mais surtout ma conviction, c'est que, bien souvent, à tout ce groupe de recherche, on va dire, "franco-brésilien", je vous gêne...Puisque le minimum, je ne l'obtiens pas, ... Et pour cause ! Vous n'appréciez pas ma liberté de parole ? Vous n'aimiez les Charlie ? Ben alors...
Sinon, les portes se seraient vraiment ouvertes...Ce qui n'est pas le cas. Et hier, c'est tout juste si je suis arrivée à monter au 3e étage, alors que les étudiants y avaient accédé sans problème, apparemment...
Por favor, procédez autrement ! Avec honnêteté, avec autre chose que des semblants. J'attends toujours à la porte...
Et même l'invitation à l'ambassade du Brésil, où j'ai pu me "congratular" avec Laura de Mello, n'a rien donné. Quelques sourires ou gentillesses d'apparence: pour le bouquin traduit, celui de Daniela Arbex, auquel je tiens vu la répression qui m'est tombé dessus en 2004, je repasserai n'est-ce pas ?...
Dans deux mois, il y a Le Salon du Livre, 80 auteurs brésiliens, je crois. Et le livre de Daniela Arbex, qui dit la réalité des hôpitaux psychiatriques au Brésil, dans le Minas Gerais, mais aussi dans tout le Brésil, pendant les années de dictature, les fameuses "années de plomb" sera passé sous silence, avec la complicité joyeuse de tous ceux que j'aurai croisé pendant 6 mois. Bravo à vous, les mecs. Vous savez quel camp vous avez choisi: celui de la peur,
alors que depuis deux jours, 1 million et demi de personnes ont défilé pour soutenir la Liberté d'expression !
Où êtes vous ???