« Je suis Charlie ». Tueries au cœur de Paris. L’Education Nationale responsable? Retour sur l’histoire contemporaine d’une ville, Paris, dont nombre d’habitants ont dû se protéger des nouveaux pouvoirs et hommes politiques, depuis plus de dix ans.
Et prenons le problème des tueries – et non de l’attentat, s’il vous plaît - par l’autre bout que celui des banlieues, s’il vous plaît. Mais par le cœur de Paris, le siège de tous les pouvoirs politiques ! Nous reviendrons ensuite sur les dysfonctionnements massifs de l’institution scolaire, qui, en somme, a appliqué, toutes ces années, la politique revancharde, droitière, et extrémiste des sales gouvernants de l’époque…
Un exemple. En septembre 2013, allant demander des comptes au Rectorat, sur le pourquoi des flics, en 2004, étaient venus me cueillir chez moi, un samedi matin, avant 7h, style « petite rafle » sympathique, avec l’aval d’un gardien d’immeuble, et d’un pseudo-psychiatre énonçant que c’était parce que je ne je m’étais pas rendue à mon travail, donc dans mon Lycée, le lycée Racine, dans le 8e arrondissement de Paris, le service des Ressources Humaines a très clairement fait pression sur moi, évoquant distinctement le nom de Sarkozy, pour que je signe une décharge comme « malade mentale » !!!
Je reviendrais sur cette affaire qui, en conséquence, ces deux dernières années, m’a value d’être l’objet de toutes les tentatives de « tuerie » chez moi, intimidations physiques, et plus graves encore, etc… celles, incompréhensibles, émanant de la pègre parisienne… Et ce que cela signifie et corrobore tout simplement du pouvoir exorbitant que ces gens-là, nos politiques d’alors, s’octroyaient. Même celui, le droit, d’humilier quelqu’un, ou de vouloir détruire des gens comme moi, pour faire taire les dessous de l’affaire Mérah, semble-t-il, alors que je venais de passer des années assise à une table, écrivant des thèses, et traduction…fréquentant des facultés et lieux universitaires, aussi pour faire savoir que nous allions bien, nous les dits « malades mentaux », que nous étions toujours capables d’intelligence, de finesse, de distinction intellectuelle – et ceci, dans un pays qui se caractérisait alors et encore aujourd’hui, par l’obligation de le faire savoir, parce qu’en danger … Donc, dans un régime qui fonctionnait et a fonctionné encore jusqu’à la tuerie de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, « à peu près » comme à l’époque vichyste, avec ses procédés fascistes !!!
Ah, que n’avons-nous pas eu une Monique Charlot-Pinçon pour aller détrousser, dans les coulisses, avec son époux, les programmes, les profs. et leurs silences d’alors, les fonctionnements scabreux de l’administration de ce grand ministère de l’Education, dans son Rectorat parisien, par exemple, avec lequel il fût impossible d’avoir la moindre discussion pendant plus de douze ans, et dont les rivalités internes, très nettement politiques, au cœur du pouvoir du Ministère de l’Education, avaient déjà beaucoup à nous apprendre sur les graves conflits internes, mais aussi nationaux, tus depuis si longtemps, dans ce pays, et même par les syndicats, leurs soi-disant représentants, ceux qui, jusqu’à aujourd’hui, continuent à se taire sur les sales histoires qu’ils ont, pour le moins, laissés, quand ils n’en ont pas été les acteurs directs, à l’époque, vu ce que l’on savait déjà de l’implacable politique de l’IUMM et de sa fluidification sociale…
Retour sur douze ans d’histoire de l’institution scolaire, par la petite lorgnette, celle que tout anthropologue, s’il y en avait eu qui veuillent enfin « retrousser » les sales histoires d’une institution-objet de tous les enjeux nationaux, les plus dicibles et indicibles, se serait fait un plaisir de commencer par énoncer qu’elle fut le cœur des enjeux d’une politique d’extrême-droite menée progressivement à partir de 2002 , suivant les directives incompréhensibles à l’époque du Conseil Européen, et voulant alors faire plier coûte que coûte les enseignants réfractaires, comme pour des politiques économiques qu’il mettait en place !!!
N’oublions pas les élections présidentielles donnant Jospin perdant au 1er tour et Chirac gagnant pour ne pas avoir Le Pen au pouvoir, avec ensuite 2004, l’alerte des psychanalystes sur les lois d’exception déjà mises en place par Accoyer sur la liberté de parole, dans les institutions de soins, je crois bien, et le secteur de la dite « santé mentale », etc., etc., etc…
Et tout ce auquel on a assisté à Paris, depuis, jusqu’à même, je crois, un chef d’entreprise, naguère travaillant chez l’Oréal, et venant à la direction du Ministère de l’Education, pour parfaire « le modèle entrepreneurial » que l’équipe Sarkozy, aidé de la grande finance internationale, voulait déployer et imposer de force, au sein de l’Education Nationale,… après avoir été le principal discutant des syndicats dans les grandes dernières manifestations la concernant, en 2006 !!! Enfin : tout cela sa sait parfaitement mais est tu, du verbe : taire !
Que dire encore des petits « maîtres » d’instituts de formation, qui, à des titres divers, ont également imposé le silence à leurs « troupes », pour appliquer docilement des politiques de transformation de l’enseignement ou des examens de langues étrangères, qui étaient particulièrement abscons, etc … avec l’autoritarisme des bien-pensants d’une nouvelle droite, cette nouvelle droite qui a fleuri avec Sarkozy, et qui facilitait l’enseignement privé, et qui toujours et parallèlement, était la droite du fric…
Avec aussi, par exemple, des psychosociologues infiltrés dans l’Education Nationale, rémunérés très chers, comme ils l’étaient dans toutes les grandes ex-entreprises publiques, GDF, EDF, Areva, La Poste, la Bred, les Ciment Lafarge, et j’en passe , … et qui venaient détruire les acquis sociaux des enseignants, de l’intérieur, appelés comme « spécialistes », quand le Rectorat connaissait des vagues de suicides, et qui, loin d’avoir la droiture et la connaissance d’un Jacques Julliard, sur ce qu’il convenant de faire et sur ce que doit être l’enseignement, dans le secondaire, venaient rafler littéralement des postes d’enseignants qui auraient été bien plus à même de résoudre les problèmes que ces pseudo psycho-sociologues- dont d’ailleurs, on n’entend plus parler - et qui étaient venus là uniquement pour se faire du fric à pas cher, et en plus, dans le privé, traitaient les profs de « cons » . Vous aurez reconnu ma dénonciation directe ici d’une fratrie peu regardante. Le fric, la police, l’obscénité !!!!
Un personnel, à l’Education Nationale, qui ne se gênait pas pour endosser le pire des politiques d’éducation « européenne », durant plus de dix ans, celles emboîtant le pas au tout fric brésilien, par exemple, celui d’un Festival de Cinéma, dont on vient d’apprendre – ce que l’on sentait et savait parfaitement à l’époque– qu’il avait parti lié avec la grande corruption de la Petrobrás…
Ceci avait lieu à Paris, avec l’aval des autorités de l’Education Nationale, le soutien des dites autorités « compétentes », (plutôt des escrocs à mon avis), qui ne voulaient rien en savoir, car elles savaient parfaitement bien de quoi il retournait : de fric, pour le festival, mais aussi pour eux, dans ces échanges internationaux …Et ceci, sous couvert d’une gauche bien pensante qui engrossait les rangs d’un apparent soutien indéfectible à la Révolution des Œillets… Quelle mascarade sarkozienne !!!
Je ne parle ici que de l’éducation nationale secondaire ! Concernant le monde universitaire, il y aurait aussi beaucoup à dire sur ce qui ne s’est pas dit et s’est tu, pour bénéficier de financements de recherches, sans affronter ni soulever les complicités politiques qu’elles impliquaient…
En gros, si on n’a pas présent à l’esprit un certain nombre d’évènements politiques centraux dans la vie française de toute cette époque, non seulement de montée, mais d’installation de la droite extrême dans l’ensemble des institutions françaises, toute discussion sur l’Education Nationale, restera lettre morte, pour ne pas affronter les questions essentielles, LE CONTEXTE, celui que tout bon citoyen moyen à Paris était en mesure d’observer quotidiennement. Avec en plus, par exemple, la disparition de nos journaux quotidiens, dans les kiosques, l’obligation faite chaque matin devant les métros d’un usage presque exclusif des feuilles de choux gratuites de chez Lagardère, de la suppression des distributeurs de presse nationale, jusqu’alors aux mains des syndicats du livre de la CGT, etc., etc. etc, remplacés par des hordes de, j’ose, de « futurs djihadistes ». Et les banlieues encore une fois auront bon dos, et seront tenues pour les seules responsables, ce qui est proprement honteux de la part des politiques et des médias qui leur emboîtent le pas. Un déni grave, de plus !
Nous avons vécu plus de dix ans dans une ville qui s’aveuglait quotidiennement, nous retirant chaque matin un acquis de plus de ceux que trois cents ans de lutte sociale nous avaient octroyés, et où chaque jour cela devenait de plus en plus difficile d’énoncer les « meurtres quotidiens » perpétrés contre notre démocratie, puis ensuite contre notre République, avec le silence complice des citoyens, jusqu’à ce que la peau de chagrin soit devenue telle, qu’avec le passage de la gauche et sa politique économique continuiste de droite, il ne nous resta plus qu’à pleurer de chagrin, chacun dans notre coin… Aucun politique, ou presque, pour s’émouvoir du tournant que prenait la France, devenue une France fasciste, soutenue par certains dans la police, et où seuls les politiques, et eux seuls, avaient pignon sur rue dans cette ville, droit de parler et de l’ouvrir pour nous asséner des horreurs ! Une population entière a été bâillonnée, ou mieux s’est laissée bâillonner. Avec, il faut le dire, et le redire : le consentement généralisé d’une bourgeoisie parisienne, obscène au premier titre, celle de Saint Germain et Cie, par exemple, qui nous a à tous redémontrée comment Vichy avait eu lieu : leur silence, leur consentement, et même leur adhésion objective à une politique du pire, celle déployée, au moins, ces douze dernières années !!!
Pourquoi, avant tout, ne pas rappeler par exemple, que nous les femmes de 68, avons commencé aussi à avoir peur – il fallait donc que ce soit grave, et plus que préoccupant – dans les rues de nos villes !
Etait-ce le fait progressif de la chute du mur de Berlin, et d’une quantité croissante de populations non formées venant de l’Est en compagnie de hordes de machos incompressibles ???
Ou était –ce le fruit également des politiques commerciales internationales de la France avec toutes les dictatures d’Afrique, du Maghreb, du Proche et Moyen Orient, et des ex- régimes soviétiques ou chinois, qui finissaient et ont fini par nous boucler le bec, au quotidien, puisque les valeurs de la République Française, n’étaient plus partagées par l’ensemble des composantes et populations de ce pays ???
Comment oublier que, durant plus de dix ans, l’obscénité sarkozo-berlusconiste, dans les moeurs, les usages, les mentalités, avait plein pouvoir au coeur de Paris ? Que les Depardieu & Consorts, les Zemmour, les Dieudonné et toute leur clique, non seulement aidaient à implanter des fonctionnements, des plaisirs et des habitudes financières qui ne relevaient que de l’extrême-droite, mais également s’étalaient au grand jour dans cette ville, comme la seule façon possible du « vivre ensemble » de la population de ce pays ???
A nous, citoyens français, on nous a servi l’obscénité, jour après jour, douze ans !
Qui ne se rappelle pas d’avoir vécu toutes ces années, en ayant quotidiennement mal au cœur, envie de vomir, du fait des seules pratiques politiques imposées à la population de ce pays, par nos « chers » politiciens ?
N’avons-nous pas connu des maires d’arrondissement, comme celui du 8e, le premier, je crois, s’il m’en souvient, à avoir énoncé que les homosexuels… vivaient contre nature et devaient être pourchassés ( ou presque) ? Celui qui implicitement a organisé les futures grandes manifestations de la droite catho française, qui pendant des années, ensuite, est descendue dans les rues pour empêcher que « ces gens-là » n’aient les mêmes droits qu’eux ?
Qui ne se souvient pas des banques françaises faisant de la retape devant les lycées et les facs., en proposant, comme le faisait la BNP, des soirées trottoirs devant la Bibliothèque Sainte Geneviève, par exemple, pour rassembler tout ce que l’extrême-droite de Paris pouvait compter de potentiels et fervents défenseurs de ces causes perdues ???
Qui n’a pas vu dans les rues de la capitale, à partir de l’élection de Sarkozy, s’étaler les militaires et les policiers, même place de la Bastille, comme si ces gens-là voulaient défendre un pays contre sa population, alors que les urnes venaient de leur « donner raison »… ?
Tout cela, n‘ était-ce pas déjà « tuer Charlie » ?