Marie Christine GIUST

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Billet de blog 20 mars 2015

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Merci à Libé des écrivains. Bienvenue à Luiz Ruffato !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pas convaincue, malheureusement, par la journée d'études réalisée hier 19 Mars à la Sorbonne. Au titre de l'Histoire. Et sous la responsabilité d'une honorable prof. brésilienne. 

C'est comme ça. Va falloir s'habituer aux exigences intellectuelles des quelques derniers dynosaures de notre génération...

Comme Jacques Alain Miller s'étonnant des facilités avec lesquelles Olivier Gisbert, dans son édito du Point, finit par prendre le parti de l'Algérie Française dans sa minimisation de la politique menée par un Ménard à Béziers,

je pense que vous devriez revisiter toute l'histoire contemporaine ( de Braudel et des Annales à l'Histoire des Mentalités, etc.... avant de nous servir une soupe qui, si elle sent bon le feijão et le " quindim", a encore bien des relans esclavagistes, malgré sa dénonciation ! 

Oh, paradoxe! Et lièvres à soulever le plus vite possible, dans l'écoute d'interventions qui confondent tout. Et à l'heure des plus grandes exigences dans les discours prononcés, se fourvoient dans une bouillie intellectuelle plus que questionnable...

Vous passez votre temps à étudier le colonialisme brésilien, et le racisme - dont vous n'êtes visiblement toujours pas sortis, malgré les apparences universitaires...

Vous ne pouvez pas demander à des gens formés par les meilleurs intellectuels de ma génération de se plier à des exercices universitaires de second plan et j'ajoute même, de seconde catégorie ! Dommage, pour vous... Ca ne fait pas honneur à la profession... 

(même si pour se faire, vous êtes largement soutenu financièrement, et que c'est ce qui "semblerait" vous donner tout pouvoir sur la pensée contemporaine, en nous faisant faire marche arrière d'une bonne trentaine d'années...

Et oui, c'est ça, et c'est vraiment dommageable pour toute la réflexion contemporaine... 

Je parle bien de la pensée, et malheureusement pas de travaux universitaires qui se fourvoient dans un maelstrom trop confus pour faire sens...C'est ce que j'ai entendu - aussi comme psychanalyste, et assez bien formée il faut le dire !!!

Donc des relans d'amateurisme, même sous les plus beaux atours apparents, bien en vogue dans le "politiquement correct" international actuel...auquel vous prêtez vos voix. Dommage !

Une journée qui ressemble à un espèce de fourre-tout qui mélange les genres jusqu'à les rendre confus...

Et dont les "discours", excusez du peu, devraient bien être revisités par quelques bonnes séances d'analyse textuelle, pour en faire émerger, à l'oreille de leurs propres auteurs, leur nature d'incongruence et de "deslizamentos teóricos" - très graves au moment même où ainsi vous joignez vos voix à l'extrême-droite française, dans la plus totale inconscience parisienne ...  

Trois temps: celui des maîtres les plus respectables le matin, qui ne réapparaissent l'après-midi. Et pour cause !

Puis, l'intermède des officiels du Salon du Livre, qui sera suivi d'une après-midi pour bourgoisie locale brésilienne en mal de reconnaissance sous les ors d'une Sorbonne tellement décatie que le jour mêe elle rendait hommage à l'Oréal (voire entrée principale) -

Donc officiels du Salon du Livre: faisant pression directe pour entériner l'innommable -

dont la Commissaire, je le rappelle, non seulement a tenu au secret un manuscrit brésilien dans sa traduction française, celui d'Holocauste Brésilien de Daniela Arbex, sur la politique de la santé mentale au Brésil dans le Minas Gerais, pendant la période de la dictature,

mais également m'a subtilisé un travail de Master II sur Fernando Pessoa avec Lacan( plus de quatre ans de travail!)

qui a également disparu dans la nature - bien que celui-ci ait obligé le respect,  même chez mes contradicteurs les plus vindicatifs...  Faut le faire !!! 

Commissaire du Salon du Livre, donc, dont je ne peux en aucun cas légitimer les pratiques...Qui confinent tout simplement , je le répète, au silence "mafieux" ! Appelons un chat un chat !

Et qui croient s'en tirer en faisant passer dans la minable salle aux odeurs de "mofo"- moisi, une invitation à se rendre au Salon du Livre, de la part de gens qui n'ont pas encore compris qu'en Europe on se bat pour un autre modèle social que celui auquel visiblement aspirent encore les brésiliens de passage avec bourse d'études ou en poste, 

nous qui avons déserté ce Salon depuis déjà plus de dix ans, comme d'ailleurs d'autres lieux de la capitale, dont les portes se sont défintivement refermés sur nous, et pour la population parisienne, depuis l'époque Sarkozy...Mais vous ne le voyez pas !

Décalage historique. Entre les continents. A l'heure de la dite mondialisation...Vous devriez travailler sur cette question assez centrale pour dialiectiser ce que veud dire faire de l'Histoire aujourd'hui. De l'Histoire politique, s'entend.

Et d'ailleurs le journal Libération que Mmes Mônica S. et Claudia D. ne lisent peut-être pas et semblent ignorer totalement, tout comme Afrânio Garcia il y a quelques mois, avec "Je suis Charlie", 

vient largement de me prouver leur soutien dans leur numéro de ce Jeudi 19 mars 2015 - " Libé des écrivains" où pas un seul mot n'a été écrit sur le dit grand évènement brésilien actuel à Paris. Salon du Livre.

Et en lieu et place:  un bel hommage, bien "mérité"  d'ailleurs, à Michel Chandeigne,  

à qui je tiens, de mon côté, à exprimer ma reconnaissance pour son soutien discret et l'expression de sa sympathie, en découvrant de quoi j'avais été l'objet de la part d'une communauté dite "intellectuelle", en 2004, donc face à des pratiques policières inadmissibles et tues...

Ceci prouve que l'on ne déplie pas toujours le tapis rouge en France, pour les ex-colonialistes du Brésil ! Et leurs manières dévoyées de tenter de nous obliger à plier devant eux, en somme et toujours: dans le rapport de force !!!

Même sous les apparences de la plus haute cordialité ! Avec leurs invitations gratuites...

Non, non. Les dix dernières années passées en France nous ont réappris ce que signifie le mot RESISTANCE, au quotidien !

Vous nous apportez l'Histoire de la Résistance Brésilienne à la Dictature. Veuillez, please, entendre  la nôtre à l'Europe dévoyée. Juste retour des choses...Joignez vos voix aux nôtres qui s'épuisent de ne pas se faire entendre, surtout quand vous nous faites taire!

Et l'évènement de la tuerie de Charlie Hebdo n'a fait que renforcer notre détermination....

Comme c'est étrange de devoir se battre contre ceux qui auraient dû tout naturellement être nos amis "politiques" ( du moins c'est ce qu'ils revendiquent) mais en fait font la politique du pire, au quotidien...

Sans le savoir ? Ou plutôt dans un déni bien pervers....

Même comme universitaires. Relire Lacan, et le discours universitaire: il est grand temps ! 

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