Marie Christine GIUST

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Billet de blog 21 mars 2015

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Radio France lieu d'une résistance farouche aux dévoiements actuels...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les mille et un paradoxes des relations France-Brésil ! A l'heure où la population française parisienne, nommément les acteurs de  Radio France,  commence à réagir à deux ans de gouvernement socialiste qui n'ont pas encore compris qu'ils devaient radicalement rompre avec les manières dévoyées d'une droite française sarkozyste, de celle qui nous a apportés "la pègre" et toutes sortes de voyous, au coeur des dispositifs politiques d'Etat, avec le soutien de sa cohorte de dictateurs de tous poils...et évidemment, en sous-main, le soutien durant des années des pires voyous que le Brésil pouvait compter, rémanescents d'une époque pas encore révolue, celle héritée des différentes époques de dictature au Brésil ( qui ont traversé tout le XXe siècle)....

Un seul paradoxe soulevé ce jour, à titre d'exemple.

A l'heure où le Brésil veut une seconde fois "briller " de tous ses feux sur la scène littéraire et intellectuelle française, comme en 2005, et encore maintenant dans l'écrin du Salon du Livre, le principal organe de Résistance Française hérité de Radio Londres - Radio France - est en grève !

Pourquoi ? Faisons-le savoir aux descendants d'une aristocratie brésilienne qui jouit encore de tant de "menus privilèges" que lui ont octroyé pendant des décennies des modes de vie anti-démocratiques , avec son lot de pratiques coloniales...

Radio France est en grève parce que ses dirigeants s'en foutent pleins les poches. C'est clair et compréhensible ?

A l'heure où, et depuis maintenant tant d'années, les "puissants" continuent à nous faire croire qu'il n'y a pas d'argent, les mêmes continuent à s'en foutre pleins les poches, comme Mathieu Galley en est l'ultime illustration obscène. Que valent des fauteuils en cuir et de belles couleurs pour décorer son bureau, alors que ceux qui fabriquent l'information en France, et sont à peu près les seuls à avoir résisté tant d'années à la politique du pire française ( depuis 2002 et Sarkozy...) vont être limogés sous peu en nombre ?

L'Europe entière et ses représentants politiques vivent sous ce régime de double discours depuis tant d'années que les Grecs ne s'y sont pas trompés!

A quand le soutien des très nombreux brésiliens de passage à Paris - qui reçoivent pour venir ici des bourses suffisamment conséquentes pour s'installer dans des appartements au coeur du quartier latin ou dans le 7e arrondissement - et leur intérêt à faire savoir aussi chez eux quand ils rentreront au Brésil, que ici, en Europe, l'exemple du Forum Social Mondial s'est montré bien insuffisant pour faire front à toutes les politiques financières internationales, installées sur 30 ans, et qui voient progressivement les populations retourner dans un passé qui se rapproche à grands pas de toutes les formes d'esclavage contemporain ?

Quand est-ce que le Brésil officiel, celui du Salon du Livre, ces jours-ci, prendra la mesure que Paris n'est plus que le scénario vide d'une démocratie qui a déserté le pays depuis bien longtemps avec ces politiques néo-libérales ultra-conservatrices ?

Quand est-ce que les descendants des ors baroques de tous poils vont comprendre qu'une poignée d'irréductibles, comme ceux de Charlie en janvier, luttent et vont continuer à lutter pour que ce pays ne s'effondre ni ne s'éclipse définitivement par la main-mise d'une extrême-droite dans ce pays ?

Où sont nos soutiens brésiliens ? De quoi se rendent-ils comptent ? Qu'acceptent-ils de voir de la réalité française qui ne soit encore que leurs fantasmes d'autrefois sur une démocratie disparue aujourd'hui ?

Et tant d'autres questions...

Depuis deux jours, Radio France est en grève. Et si bien sûr c'est dommageable présentement pour les auditeurs, ça n'en est pas moins essentiel pour le devenir de nos démocraties européennes qui ont beaucoup souffert de la dérive financière et politque qu'on a voulu nous vendre comme " la seule réalité", celle d'une crise énorme , alors qu'elle est une crise structurale dans laquelle les puissants continuent à vouloir "soummettre" les plus modestes, mais surtout les grandes masses sociales...

Détail. Quand on écoute certains brésilianistes à Paris, on s'étonne d'entendre dans leur discours, en arrière plan, qu'il existe maintenant un réel début de lutte de classes entre une bourgeoisie moyenne brésilienne et les anciennes " empregadas" ! C'est surprenant, mais ce n'est pas dit. Cela s'entend. Comme une lutte de classes, tel que le Brésil n'en a jamais continu, et qui aujourd'hui prend la forme de révoltes inconscientes des puissants contre les obligations de devoir faire vraiment une place aux femmes qui sont devenues aujourd'hui dans les discours " des femmes de ménage". Et ça coûte trop cher ....Quelle révolution !

On en reparlera de ces détails du quotidien... De celui-ci et d'autres, qui nous rappellent dans les moindres gestes ce qu'est vraiment un héritage colonial. Et comment on s'en défait. Ca demande du temps, c'est sûr. Du statut des ex-empregadas "domésticas" aux privilèges insus d'une classe moyenne brésilienne, "cheia de mordomias" qui lui seraient consbustantielles et naturelles, ou encore des privilèges des élites intellectuelles qui, au Brésil, ont parti pris avec les élites financières... Até logo !

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