Marie Christine GIUST

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Billet de blog 23 janvier 2015

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Démontrer quoi avec ce Blog sur Médiapart ?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

 Qu’est-ce que je voulais démontrer avec ce blog sur Médiapart ? Je voulais d’abord démontrer que c’est moi qui suit tombée dans les mains de « malfrats », à l’inverse de ce qui se dit ou se laisse dire ! Comme les Charlie !  Que c’est moi qui ait été l’objet de la malveillance, du mauvais traitement et de l’ignominie d’un environnement.

Que j’ ai souffert quasiment quotidiennement, plus de dix ans, en tout, et à mon corps défendant, des répercussions graves de mesures  arbitraires, anormales et autoritaires prises à mon encontre, toutes dès 2002, et plusieurs fois ultérieurement, entre autre en 2004, de façon éhontée et honteuse, sans aucune légitimité.

Attitudes à mon endroit : incompréhensibles. Pourquoi rétorsion, intimidations, tentatives d’élimination : pourquoi en somme ? Et que nombreux sont ceux qui aujourd’hui ne souhaitent pas qu’on leur rappelle, soit ce qu’ils ont fait, soit pour d’autres ce qu’ils ont laissé faire, soit encore pour d’autres ce qu’ils ont gentiment omis de dire en se taisant… si longtemps !

Ca n’est jamais de la « vieille histoire » quand ça nous concerne en personne, avec les marques psychiques et corporelles qui se sont inscrites toutes ces années, dans une vie quotidienne en plein cœur de Paris, comme si on était à la pire période de Vichy ou d’un régime militaire d’Amérique Latine, pour soi, et qu’il n’y a personne pour en accréditer même l’idée ou la possibilité ! Quelle horreur ! Une horreur finalement bien française… Et dont un des voiles se déchire actuellement.

Et par des acteurs qui, tous, sont encore dans cette ville, et ne peuvent qu’ avoir été gênés ( avec ce que cela signifie en termes de conséquences potentielles à mon égard) de mes révélations qui les mettaient en cause directement. Et dont ils sont les premiers à savoir la véracité, et l’entière vérité de mes propos.

Pas un seul mot qui ne soir à retirer de ce qui a déjà été écrit. Comme de ceux qui viendront certainement par la suite. Pourquoi est-ce que, lorsque Médiapart s’intéresse tout récemment à Marin Karmitz, le fondateur des MK2, à moi, ça me rappelle de très mauvais souvenirs, que j’avais refoulés d’ailleurs, mais déjà des souvenirs de lynchage, dans les locaux tout neufs de la nouvelle Cinémathèque Française, quand elle s’installa dans le 12e arrondissement, près de Bercy…  Et mes premières interrogations, mon incompréhension, etc…Un ami proche de Sarko, d’après ce qu’on sait !

En tous les cas, mes premiers souvenirs glaçants, seule dans cette ville, comme si des gens en voulaient à ma peau, me suivaient, étaient particulièrement violents, très souvent venant du 7e arrondissement de Paris… Enfin, des choses incompréhensibles, pour moi, à l’époque. Avec des recoupements seulement maintenant grâce aux récentes infos de Médiapart…

Parenthèse. L’agressivité comme la parole forte ne sont toujours que la conséquence de ce que certains nient ou refusent d’entendre ! Qu’on se le dise …Parce que sinon, on a beau jeu d’accuser les autres de ce que l’on met en place pour les déstabiliser, à grande échelle : entendu ?

Qu’est-ce que je voulais démontrer avec ce blog sur Médiapart ?

 Et démontrer également combien de cette histoire personnelle, il est clair que des « mafieux », « escrocs », ayant partie liée à la pègre nationale et ses soutiens dans la police d’extrême-droite et de certains militaires de ce pays, y ont mis la gomme pour tout faire, surtout ses deux dernières années, pour tenter de m’éliminer, de toutes les façons possibles. Et cela ne s’invente pas ! Il faudrait être complètement tordu !

Qu’est-ce que je voulais démontrer avec ce blog sur Médiapart?

Ajouter que, comme le disait si bien Hannah Arendt, il y a la cruauté et le mal absolu, d’un côté, et puis, il y a cette banalité du mal, infiltrée chez tous et chacun, et qui a si bien prospéré ces dix dernières années en France, et dans le monde, où tout est devenu indicible, tout a été quotidiennement refoulé, même les débats les plus essentiels – et ceci en dehors de quelques plateformes officielles où seuls avaient droit de s’exprimer certains d’entre nous ( c’est bien pourquoi Médiapart a aussi une plateforme participative) et où le niveau de ce que l’on entendait, nous a fait progressivement fermer les télés, les radios, etc…

Qu’est-ce que je voulais démontrer avec ce blog sur Médiapart?

Et  que c’est dans ce contexte, de montée importante des réflexes de droite-extrême, dans toutes les couches de la population, et avec les dérives concomitantes de la finance internationale complètement délirante, et même totalement mafieuse, agissant sans aucune attention ni précaution pour les franges des populations nationales les plus fragiles et vulnérables, que ce que j’ai écrit est arrivé, que c’est pour cela que j’ai tenté désespérément de le décrire et le faire savoir, avant qu’il n’arrive le pire. Et le pire est tout de même arrivé : la tuerie de Charlie Hebdo ! Et comme eux, j’ai eu peur ces derniers mois… follement incompréhensible ce qui se passait…

Je voulais démontrer aussi que dans cet enchevêtrement incompréhensible de faits et d’évènements qui se sont accumulés toutes ces années sur mon dos, d’une part que je n’étais pas la personne que certains, en 2002, ont jugé totalement malade mentale, et certainement à vie : et que ce seul constat est déjà effarant. Comment peut-on éliminer des citoyens de ce pays sous des prétextes fallacieux ? Et comment ce type de procédés, en 2002, relevait déjà de « politiques  fascistes » au sens que lui donne Zeev Sternhell, par exemple, dans son livre « Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France. »

Et qu’à l’époque ce sont des gens qui, à des titres divers, se croyaient légitimes, soit au titre de fratrie, soit à celui de proches d’une famille mienne recomposée, pour faire intervenir des dites autorités, pour simplement m’éliminer «  socialement », en pensant certainement le faire, à l’époque, de façon définitive !

Rappel. L’été 2002, j’étais avec des amis dans une Fazenda de l’intérieur de l’Etat de São Paulo, pour quelque repos bien mérité, après le décès d’un ami proche, quand mon ex- mari brésilien, dont j’étais séparée depuis très longtemps, mais qui était resté un ami, m’a appelé, me parlant d’une location à Paris, et laissant courir un malentendu grave, puisque j’avais bien fait une demande à la Mairie de l’arrondissement , après les élections de Delanoë aux municipales, mais pour obtenir un 2 pièces avec une amie, et l’utiliser comme cabinets en libéral…

J’ajoute que jamais, malgré mes demandes successives au cours des années ultérieures, cherchant à élucider qui, quelle personne avait appelé à Rio à ce sujet, ou quelle entité institutionnelle ( même si je le sais par recoupement depuis longtemps), je le répète : jamais aucune réponse reçue à cette question, sur le nom de l’’intermédiaire à cette grave manipulation !

Aujourd’hui, je peux dire que cela, rien que cela, était anormal dans notre démocratie, et dévoile des « pratiques de silence » dont se sont entourés tant de gens dans cette ville. Signe d’un refoulement massif, me concernant, et qui ne pouvait pas ne pas avoir de répercussions bien au-delà de ma personne…

En 2005, par exemple, combien d’intellectuels avons-nous pu entendre, à l’époque, traiter et considérer les émeutes des banlieues comme le fait exclusif de criminels, sans déjà ne rien vouloir savoir de qui étaient ces personnes, de quoi ils vivaient, quelle était la non-considération dans laquelle ils étaient tenus, malgré leur statut officiel de français, etc…

Dix ans de refoulement de l’histoire des jeunes dans les banlieues, à partir de 2005, et moi, qui ne pouvait pas ne pas entendre la même chose : dix ans de refoulement me concernant, surtout à partir de la rafle policière de 2004.

Question. Où sont tous les psys & Co qui, à l’époque, se sont crus autorisés à juger et opiner sr une situation, la mienne  ( de quoi je me mêle), sans connaître mon histoire, ma vie, mes intérêts, mes préoccupations professionnelles et intellectuelles, et ont  pris des décisions à prendre, me concernant, dans mon dos ?

Je voulais démontrer aussi, et pour cela, il suffit de relire tout ce qui a déjà été écrit :  qu’il existe une différence entre une femme intelligente, qui réfléchit sur l’époque contemporaine, aussi à partir de ce qu’elle a vécu ; que je n’étais ni malade mentale, ni droguée (surtout pas ça, je déteste !), ni délinquante, ni criminelle… Par contre, que j’aime lire et penser, oui, comme les Charlie. Et surtout : que je ne me paye pas de mots comme tant de parisiens, pour justifier des pratiques, des procédés ou des démarches que je considère infâmes.

Questions

Quand est-ce que cette mafia indomptée et corrompue de la police sera-t-elle enfin chassée du pouvoir pour n’avoir plus aucun droit de cité ?

Quand est-ce que nos autorités municipales et nationales vont-elles remettre les pendules à l’heure de leur « laisser-faire », donc de leur participation implicite à l’innommable dans cette ville ?

Quand est-ce que des citoyens tous dits responsables vont-ils enfin reconnaître leurs réels malentendus, et l’ énormité en quoi a consisté de s’être octroyé à l’époque le droit de légiférer, intervenir, décider pour d’autres, et sans consentement, comme si il s’agissait d’une personne « irresponsable mentale », lui faisant payer chère la dite et prétendue ?

Était-ce dès cette époque-là la preuve de la maturité psychique, intellectuelle, morale ou éthique de nombre de nos concitoyens qui déjà avaient renoncé à penser le présent auquel ils, mais aussi nous, nous affrontions ?

J’ai appelé un de mes derniers billets, Obscénité ! C’est toujours le mot qui me vient à l’esprit pour nommer les innombrables formes de ce que j’ai subies, ou entendues, même de la part de psys de pacotille qui s’amusaient en apprenant que quelqu’un avait été chassé de sa propre famille !  Les militaires qui vous expulsent de chez vous, les policiers qui raflent, vous connaissez ? L’époque de la Shoah et tous les juifs virés de chez eux et déportés, vous connaissez ?

Voilà. Rien à dire de plus. Obscénité sous toutes ces formes, même de la part de gens qui se croyaient autorisés, et en mesure de dire « la vérité sur les autres », d’une part. Et l’horreur absolue, d’une autre part, d’avoir vécue une expérience innommable, au cœur de Paris, et de tous ces bien-pensants, et dont la seule issue à la surdité générale fut l’instinct de survie de me mettre aussi à écrire sur tout cela.

Il a fallu que ce soit grave pour moi, sinon, malgré ce que l’on entend dire, il n’y a aucun bénéfice secondaire à s’exposer ainsi, soi et sa vie intime, dans le domaine public. Qu’on se le dise. Ce serait la première marque de respect !

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.