Marie Christine GIUST

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Billet de blog 23 juin 2015

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Avant que censure ne s'exerce, peut-être ? Ou silence radio, de triste mémoire

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les derniers billets que j'ai écrits, ne faisaient que signaler, entre autre, la violence physique et corporelle que j'ai subie hier, lundi 22 juin, de la part d'une femme inconnue, dans les locaux d'un gardien de l'immeuble, pour être venu demander que me soit restitué l'usage normal et habituel dans ce pays, pour tout citoyen: celui de l'eau chaude à la douche et celui de la télé ! Amoins que nous soyons maintenant appelé à vivre en "favelas" ?

Télé et eau chaude à la douche qui, malheureusement, sont restés coupés depuis les dernières grandes manoeuvres de trafic, à l'Ascension et à la Pentecôte, et dont j'avais avisé à plusieurs reprises, par courrier, les différents responsables administratifs de la gestion de l'OPAC, rebaptisé Paris-Habitat !!!

Les pratiques des usagers de l'immeuble ne faisant que confirmer des mesures de rétorsion de longue date, dûes à ma dénonciation constante des telles, jusqu'à devoir, sur conseil de gens judicieux, en ppeler au Procureur de la République, pour faire cesser des trafics illicites et des méthodes musclées en usage sur mon lieu d'habitation, et dont évidemment je suis la seule touchée, puisque ce trafic a largement endommagé ma "qualité de vie" dans les lieux !!! - alors que la grande majorité du voisinage ( tous même) habitent pas dans l'immeuble !!!

A noter que c'est l'HYGIENE et le DROIT à l'INFORMATION qui me sont donc très régulièrement retirés: des méthodes d'extrême-droite, sans aucun doute ? Et autant d'années, il faut bien des complices dans l'immeuble, dans le voisinage,et ce soir ils taisent tous car ils savent leur rôle et leur responsabilité flagrante dans tout ce que j'ai dénoncé au cours des années: leur réseau. On va pas nous prendre pour des dupes !!!

D'ailleurs les avocats rencontrés à plusieurs reprises, dont au Palais de Justice, m'avaient prévenue de sortir des lieux avant lette au Procureur, tellement je piuvais me mettre en danger ! Ce n'est pas Maître Mignard qui me contredirait, n'est-ce pas ??? On tue pour le trafic de drogue ! 

Bon.Mes éclats verbaux d'hier soir en direction de la rue, et non pas dans la cour comme seuls savent le faire les voyous qi se cachent, n'avaient pour seul but et objectif que de "rendre public" et faire savoir tout ce que j'ai enduré dans les coulisses de leur xactions de petits et grands malfrats: des pratiques non seulement mafieuses mais également des pratiques de réels tortionnaires à mon endroit, puisque les violences ont reprises hier même du fait de ma réclamation, pourtant bien anodine.

Dites-moi donc: a-t-on encore le droit dans ce pays de se défendre pour avoir droit au miminum vital ? Ou en sommes-nous déjà à vivre dans des "favelas" ou à cohabiter avec Aube Dorée et l'ignominie des pressions financières et matérielles auxquelles les mafias financières internationales - et en réseau- nous ont soumis depuis tant d'années, nous, la Grèce et tous les "fudidos"- les moins que rien ???

Donc, pensons un peu à voix haute: que des pressions et des groupes de pression s'exercent, amplement, et hautement,dans la circonstance n'est en rien pour m'étonner !Le contraire m'eût étonné ! Ce qui m'étonnerait tout de même, par contre, c'est d'y voir confluer des gens qui ont résisté avec nous toutes ces années pour un autre modèle économique, dans les associations, pour une sortie d'un système mafieux généralisé, avec Roberto Scarpinato présent au Théâtre de la Ville, etc...etc. etc. etc.

Ceci dit. La rue est tranquille depuis ce matin, comme je ne l'avais pas vu depuis bien logtemps. Et je vais vous dire: ça fait du bien. Vous savez: quand on arrête les cups de marteau sur la tête ! Et je n'ai reçu aucun appel anonyme, aucune gêne ni aucune pression, ce jour, comme dans une vie et un quotidien à peu près normal de quartier, disons, quand le voisinage non seulement pourrait être bienveillant ( aujourd'hui absents, et sans poussettes), mais également pourrait- si c'étaient des gens gentils , ouverts, libres, voire libertaires, indépendants aussi et pas totalement aliénés, des penseurs même comme ceux que j'écoute sur France Culture parfois, des amateurs d'art ou de musique, etc.: mais là il faut vraiment pas rêver de trop, vu ce que j'ai connu !!!) donc pourrait être content de partager avec vous un bout de terre et la joie qui pourrait aller avec...

Encore ceci, à dire. A midi, on a vu se pointer et rester ostensiblement devant l'immeuble et le nouveau commerce du Marché M, le parrain de toute la mafia environnante, aujourd'hui absente, non sans tenter de manifester son pouvoir régalien sur son " terrain", on appelle ça "dono do pedaço" au Brésil, sur cet immeuble dont je vous rappelle qu'avant d'être construit par Bouygues il y a une dizaine d'années, c'était une zone de prostitution et de drogue, et qu'elle jouxtait déjà le commissariat voisin depuis des lustres. En un temps d'ailleurs où certaines associations de quartier luttaient contre la drogue plutôt que de s'y soummettre ou d'en tirer profit, visiblement, probablement !

Le style et l'apparence du "parrain" typique, après son joli tour de piste, se voulant impressionnant, s'en est allé, non sans me rappeler les débuts de la sordide période de l'immeuble qui a vu ce quartier, à partir des révolutions arabes non acceptées par le voisinage, mais surtout vers avril  2015, quand de nouvelles élections présidentielles se préparaient, des figures dans son genre tous les jours, barbouzes et loubards, en lien téléphonique et fricotant jour après jour avec des gens de l'immeuble, sans que cela n'ait l'air de gêner ou d'incommoder qui que ce soit alors pour un trafic qui a semblé florissant, vu les allers et venues, les ascenseurs sans arrêt bloqués, et tout ce que j'ai décrit précédemment... Je n'y reviens pas.

Il serait tout de même étonnant que l'on menace de m'envoyer la police parce que je viens demander mon dû et que mes droits de locataires soient dument entérinés, alors que les pires voyous peuvent circuler et avoir trafiqué toutes ces années, dans l'impunité la plus totale, et le silence confondant de tout un voisnage complice !

Ce jour, donc: silence total. Quartier tranquille. Et passage impromptu pour menaces, du parrain du réseau, et maquereau officiel et caricatural: grosse bagnole, bagouze et tout le touin-touin: j'en aurai appris en vivant sur ces lieux !!!

Mais je ne m'y trompe pas. De la police, qui pourrait nettoyer le quartier depuis tant d'années, on ne l' a plus vue depuis hier, on n'en a pas entendu parler, ni aucune sirène ! Il n'y a plus personne depuis ce matin: c'est assez étonnant, et comprenne qui pourra ! Même le bluff de ceux qui ont contacté Médiapart pour faire pression sur moi. Je peux vous le dire: pour vivre ce silence radio, il faut qu'ils aient en fait et vraiment la trouille de se voir prochainement, par exemple, tous incarcérés. Ca pourrait se faire, et ils y mettente les devants, en réseau... C'est ça la vérité. Parce que ça n'est pas exagéré de dire qu'il y a dans ce groupe un ombre impressionnant de véritables et belles crapules...

Si vous les aviez sous le nez dans un tribunal, vous verriez à qui vous avez vraiment à faire ! On pourrait dire au mieux, à un style de grand barbouze de l'époque de Pasqua: c'est pas peu dire ?

Moi, je croyais, moi, que la police devait nous protéger des escrocs, peut-être me suis-je trompée et que les temps ont changé ?

De toute façon, je vais vous dire: quand des pressions s'exercent sur quelqu'un - comme c'est le cas ce jour pour moi et sur ce Blog - il faut qu'il y ait de très gros intérêts et de très gros enjeux en coulisse ! Sans aucun doute. Et des gens qui ont la trouille pour eux maintenant. Mais qui l'on fait vivre treize ans d'affiée à ma toute petite personne qu'ils auraient bien voulu finir par écraser et liquider, comme à la période nazie de si triste mémoire: et je pèse mes mots...

Et j'en ai pleine conscience, de tout ce que je viens d'écrire, parce que si je pouvais faire autre chose qu'alimenter ce Blog, cela signifierait que les choses sont en train de changer radicalement dans ce pays, pour le bien des moins fortunés, et de tous les gueux du monde entier...Ca voudrait dire aussi que je vivrais plus tranquille, sans la mafia au "cul" ( excusez le langage!), et sans la peur au ventre.

En somme: ce serait un bon signe. Peut-être que malgré les pressions sur ma liberté d'expression, ces gens-là ont maintenant peur eux aussi, mais pour de toutes autres raisons: celle de se vouloir infliger ouvertement la honte de ce qu'ils ont laissé faire ou fait pendant tant d'années. 

Se joue leur impunité de treize ans, en réseau, contre ma seule résistance personnelle au pire, et plus que pire, dénié collectivement. 

Peut-être que mes propos feront les choux gras de certains spécialistes en discours dit "de persécution". pour moi, rien e tout cela. Il faut savoir si les mots ont encore un sens à l'heure où je passe des années à lire, m'informer, et me former, historiquement, sociologiquement et psychanalytiquement sur ce que sont tous les mécanismes psychiques associés à la torture, dans toutes les formes de génocides, à partir de la shoah incomparable dans le genre!

Ce Blog n'a donc d'existence que comme mode exarcerbé de Résistance au pire de ce que j'aurai vécu toutes ces années, pendant que les escrocs criaient à "la folle!",  et que j'affrontai ce Réel-là bien seule, ma fois, en ce début de XXI e siècle qui ne nous aura épargné ni offert aucun de ces excès naguère inimaginables, et de ses dérives les plus obscènes.

Et ce n'est pas Médiapart qui me contredira, alors que nous venons tous ensemble d'écrire certaines pages de l'histoire récente peu glorieuse de ce pays, et du monde, en termes de démission généralisée et de renoncement à tout, même notre pseudo " humanité" d'êtres parlants !!!

Il y avait de quoi perdre la boule de temps en temps. Humain, trop humain. Mais pas sa dignité !

Conclusion. je le répète: ce n'est pas moi le problème, au plus je fais partie, comme d'autres, de ceux qui, dénonçant le pire, depuis si longtemps, mon petit pire à moi dans ce qu'il se recoupe avec le grand pire généralisé, se voient jeté sur le bas côté de l'histoire, pour faire silence et laisser passer la mafia...Non, non, il n'en est pas question. Le combat continue !!! Même si le plus gros morceau n'a pas encore été déboulonné... 

A bon entendeur, ...

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