Marie Christine GIUST

Abonné·e de Mediapart

1198 Billets

0 Édition

Billet de blog 28 mars 2015

Marie Christine GIUST

Abonné·e de Mediapart

France, Brésil et Argentine: un certain rapport au passé...

Marie Christine GIUST

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

France, Argentine, Brésil, face à leur passé trouble. Ne nous y trompons pas !

Ne nous y trompons pas ! On tue aujourd’hui en France pour des idées (voire Charlie Hebdo), mais n’est-ce pas aussi pour cacher les plus gros scandales de l’époque actuelle, comme la tuerie de l’affaire Mérah, et sa répétition avec l’Hyper Casher ?

….. ( relire le message antérieur: complet )

Conclusion. Une fois le Salon du Livre terminé, et une fois ses acteurs « administratifs » étant probablement retournés au Brésil, le poids de la menace qui a pesé sur moi, à partir d’un silence mafieux de plus de six mois qui m’a été imposé, a eu pour résultat de passer sous silence la seule chose qui me tenait à cœur, pour son importance HISTORIQUE, et qui valait bien plus pour moi, que tous les simagrées parisiens !

L’évidence qui aurait pu été donnée à la traduction du livre de Daniela Arbex, Holocauste Brésilien, par sa publication éditoriale, et qui, du seul fait d’avoir été tu, constitue donc la seule pièce manquante au dossier Brésil de cette année, celle des années de dictature, et des procédés politiques qui lui étaient afférentes… (comparables aux pratiques de l’époque de la Shoah)… prouve la participation active de certains, dans les relations France-Brésil, à ne pas vouloir rendre publique, et écrire cette page d’Histoire Brésilienne, sur la scène parisienne, pourtant bien existante et réelle, sauf à la tenir au chaud dans quelques salles obscures, parisiennes, mais sans lui donner la relevance due, en dit long sur le silence franco-brésilien actuel

Conclusion générale. Il existe une différence tangible et décisive entre la façon dont l’Argentine et le Brésil auront affronté leur histoire passée : nommément celle de la dictature, pour en faire apparaître clairement les responsables et les juger ! Elle tient certainement, du côté du Brésil, et de sa résistance à vouloir affronter cette page d’histoire, à l’importance et la prégnance de l’époque coloniale au Brésil, avec ces millions d’esclaves venus d’Afrique.

Le Brésil ne fait que commencer à entrer dans l’Histoire de sa Commissão da Verdade !

L’Argentine partage avec la France des descendants et rescapés de la Shoah, sa détermination au long court de ne pas avoir voulu tourner la page de cette Histoire sordide et innommable (dictature et Shoah) sans en affronter les principaux responsables, quitte à aller les rechercher quarante ans plus tard là où ils se s’étaient planqués, pour les juger dans des procès exemplaires !

La France partage avec le Brésil actuel cette forme de « silence commun » sur ce que de plus grave il se passe dans les deux pays, tous deux à l’aube du retour possible d ‘un régime d’extrême-droite ! 

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.