Cette réflexion qu'aurait prononcé Pascal Clément, ancien Garde des Sceaux, à la sortie de l' avant-première parisienne de "Présumé coupable" a provoqué une réaction passionnelle de l' acteur Philippe Torreton qui détiendrait désormais la vérité en tant qu' interprète de l'un des acquittés.

Pourtant le producteur et le metteur en scène n' ont de cesse de dire qu'il s' agit d' une FICTION , ce qui leur a permis toute amplitude de mouvement et surtout de se passer du contradictoire. Ni les enfants victimes judiciairement reconnus, ni les professionnels d' Outreau de nouveau piétinés par cette FICTION n' ont eu la possibilité de donner leur version.

Le film réveille le traumatisme par l' émotion identificatoire et la sidération régressive comme je l' ai montré dans mon précédent billet programmé à la UNE de Médiapart et dans lequel je pose la même question "Présumé coupable: quel souci d' authenticité ?"
Donner un avis à ce sujet est désormais interdit pour les politiques sous emprise, qu' ils commentent ou qu'ils s' absentent (cf Martine Aubry tancée pour n' avoir pas assisté à la dite projection) dès lors qu' il concerne les acquittés -intouchables, protégés par le tabou de leur souffrance imposée.
Pourtant tout ceux qui se sont penchés sur cette affaire avec objectivité se la posent également, c' est le cas de Jacques Cuvillier dans cet article intitulé "Présumé coupable réalité ou FICTION ?"

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