Décisions de justice en matière sexuelle : Quand les vraies victimes se rétractent

Cet article que Jacques Cuvillier a publié récemment sur le Village de la Justice a retenu mon attention. Il donne son analyse de la condition des victime, et parle de leur souffrance dans différents cas de figure, selon qu' elles font ou non appel à la justice, selon que la justice condamne ou non leur agresseur, et montre la difficulté d' 'insertion sociale qui peut les pousser à se rétracter en dépit de ce qu' elles ont réellement subi.J'en reproduis ici quelques extraits en invitant le lecteur à lire en entier cet intéressant point de vue.

Cet article que Jacques Cuvillier a publié récemment sur le Village de la Justice a retenu mon attention. Il donne son analyse de la condition des victime, et parle de leur souffrance dans différents cas de figure, selon qu' elles font ou non appel à la justice, selon que la justice condamne ou non leur agresseur, et montre la difficulté d' 'insertion sociale qui peut les pousser à se rétracter en dépit de ce qu' elles ont réellement subi.

J'en reproduis ici quelques extraits en invitant le lecteur à lire en entier cet intéressant point de vue.

Dénoncer ou se taire quel est le pire ?

… [la victime] Mesure-t-elle toutes les conséquences possibles et l'effort qu'il faut produire pour se résoudre à se plaindre ?

La honte de se présenter comme sali(e), la simple évocation de l'éventualité de n'être pas reconnu(e), ou pire, d'être débouté(e), avec toutes les effets collatéraux qui ont été exposés ci-dessus suffirait la plupart du temps à faire renoncer à toute action. On sait que la plupart des agressions effectives ne sont suivies d'aucun dépôt de plainte. Pour celles qui en font l'objet, si l'on additionnait celles qui sont classées sans suite et celles qui aboutissent à un non-lieu, on se rendrait compte non seulement qu'une faible proportion aboutit effectivement au jugement d'un tribunal. Parmi celles-là, seule une fraction donnent lieu à un jugement qui conclut à la culpabilité de l'accusé. Les chances d'aboutir sont donc minces, et les plaignant(e)s qui osent faire appel à la justice dans ces conditions ont des dépositions généralement fondées. On ne peut évidemment pas exclure que certaines puissent être abusives, mais leur nombre vraisemblablement minime ne peut certainement pas correspondre au cortège de tous ces « accusés à tort » qui clament leur innocence, et qui ont de bonnes chances d'être acquittés surtout si leur avocat a du talent. Il faudrait y réfléchir.

L'écueil du classement sans suite ou du non-lieu

De très nombreuses plaintes de vraies victimes suivent ce chemin, et les psychologues peuvent témoigner du nombre de celles d'entre elles dont les traumatismes nécessitent un suivi thérapeutique.

C'est une situation douloureuse qui peut être ressentie comme si la société que l'institution judiciaire représente prenait le parti de l'agresseur, que son préjudice n'était pas reconnu, que sa personne elle-même était déconsidérée. De plus c'est une condamnation à devoir vivre avec sa vérité enfouie, impossible à exhumer, qui reste à traiter par ses propres ressources, cette résilience qui exige une adaptation sociale forcée et le deuil d'un légitime besoin de vérité.

Le désastre du procès perdu
...
L'accusé est acquitté. Il retrouve son statut dans la société dont la victime fait partie. Comment peut-elle encore s'y sentir chez elle ? Comment ne ressentirait-elle pas un sentiment d'exclusion ?

L'accusé est innocenté. Pas par la justice en fait. Les règles qui déterminent l'acquittement1 ne prouvent pas l'innocence d'un condamné. Mais pour l'opinion, si ouverte à l'idée de l'erreur judiciaire et si prompte à se mobiliser pour celui ou celle qu'elle croit « condamné à tort », l'innocence semble s'imposer comme une évidence, et souvent l'émoi et la compassion l'accompagne, stimulée par quelques articles de presse bien sentis.

La victime se retrouve en position d'accusé(e). Le jugement en France est binaire et rarement nuancé : l'une des parties a raison, par conséquent l'autre a tort. Il s'en suit que l'opprobre échoit à la victime. Elle est la personne par qui le scandale est arrivé, elle est responsable des tourments de l'acquitté, elle a perdu sa crédibilité dans le présent et pour l'avenir, elle peut même figurer dans la nomenclature médiatique des mythomanes ou des détraqués.

Le jugement peut entraîner un cortège de victimes collatérales. J'ai dit plus haut que l'action en justice pouvait éventuellement avoir pour origine la sollicitude ou le devoir professionnel d'autres personnes. Si la victime est reconnue comme telle, leur intervention sera réputée légitime et même méritoire. Mais gare à elles dans le cas contraire. De protectrices, elles deviendront instigatrices, leur image passera d'une position honorable de bonté bienveillante à celle – sulfureuse – de mêle-tout et de pousse au crime. La gestion de cette situation est encore plus délicate pour les professionnels impliqués qui voient leur compétence, quelquefois reconnue de longue date, remise en cause. Magistrats et enquêteurs peuvent éventuellement pâtir également, seuls les jurés, dont le rôle est pourtant essentiel sont en principe épargnés. Comment celui ou celle qui a décidé de s'engager dans un procès pourrait-il ne pas sentir sur ses épaules une part de toutes ces souffrances ?

Le danger pour les professionnels a été illustré lors du procès de l'affaire d'Outreau de manière effarante. Le public ne sait pas que ce procès ne peut pourtant être considéré comme perdu pour les petites victimes puisque douze enfants ont été reconnus victimes de viols, agressions sexuelles, corruption de mineurs et proxénétisme. Malgré cette vérité judiciaire, et du fait de l'acquittement de la plupart des accusés, des experts judiciaires qui avaient été traités de manière infâme par les avocats de la défense2 ont été ensuite vilipendés dans la presse et différents ouvrages par des auteurs qui faisaient semblant d'ignorer que les conclusions des analyses opérées par l'experte principale dont la compétence était reconnue - et l'est toujours dans les milieux professionnels - ont été validées par cinq autres.

Du cours qu'a suivi un procès, il reste aussi une trace enregistrée et indélébile, qui peut à l'occasion participer à la jurisprudence de façon plus ou moins déterminante. Il reste aussi un impact dans la mémoire collective, surtout si elle a été fortement médiatisée. Le choix de se taire ou de dénoncer a donc une incidence sur le plan personnel mais aussi sur le plan collectif, et c'est finalement toute la société qui est impactée par le bilan qui se dégage des actions en justice.

Le piège du procès gagné

Si la perte d'un procès est certainement un désastre pour la victime, le fait d'avoir eu gain de cause n'est pas forcément une victoire. Elle s'apercevra bien vite qu'elle peut avoir un goût amer et que le prix à payer n'est pas que pécuniaire :

Parce que sous le regard de l'autre, la culpabilité est supposée partagée dans une certaine mesure. Ce sentiment est sournoisement présent dans les rapports avec l'entourage et le doute peut survenir. Si le sentiment d'être victime était confus au départ, si sa révélation a impliqué l'intervention d'une ou plusieurs personnes tierces, le risque est encore plus grand de la voir se questionner sur sa propre innocence.

  • Parce que la peine infligée au coupable peut éventuellement concerner le père, un oncle, toute personne de l'entourage proche dont les membres sont susceptibles de prendre parti au point d'exercer une forme de représailles, consciemment ou non.
  • Parce que les conséquences du procès peuvent mettre la famille dans une gêne matérielle ou morale : déménagement, perte de revenus, ruptures de relations...
  • Parce que le jugement a posé une étiquette qui semble indélébile à une personne qui n'a qu'une envie, celle de ne pas avoir à être distinguée de ses semblables, surtout si elle se sent stigmatisée.
  • Parce que l'issue du procès n'a pas fait disparaître le traumatisme psychique qui persiste et dont les développements sont complexes.
  • Parce qu'enfin, la victime qui dans un processus de survie peut adopter une stratégie de résilience pour chercher à exister en souffrant le moins possible s'expose à terme à des complications d'ordre psychologique parfois graves.

Pour ne plus souffrir, comment cesser d'être victime ?

Il n'y a donc pas de planche de salut pour une victime. Le mieux pour elle serait de ne pas exister en tant que telle. Impossible direz-vous ? Pourtant les tentatives pour surpasser cette impossibilité et inventer un passé différent de celui qui a eu lieu sont fréquentes pour ceux et celles qui ont décidé consciemment ou non de s'inventer une autre histoire.

Il convient ici de distinguer les situations très différentes qui peuvent se présenter selon son âge, son statut dans son milieu, ses ressources psychologiques personnelles et ses capacités d'initiative, mais aussi en fonction de la conscience claire ou confuse de l'expérience traumatisante qu'elle a vécue.

Un cas tout à fait symptomatique est sans doute celui de la petite Aurore qui fait justement partie des enfants d'Outreau qui ont été reconnus victimes. Dans son livre poignant « Je suis debout »3, Cherif Delay, l'aîné parmi les douze enfants reconnus victimes témoigne de la scène où alors qu'elle subissait une agression sexuelle, elle l'appelait au secours. Ceux qui vivent aux côtés de Chérif savent à quel point cette expérience l'a marqué et à quel point il se sent toujours coupable de n'avoir rien pu faire. De plus, Thierry Delay, condamné à 20 ans de réclusion criminelle, n'a pas protesté de l'imputation de viol à son endroit. Aurore avait maintenu ses accusations de viols durant les deux procès d'Outreau - elle avait 11 et 12 ans. Les trois experts qui l'avaient examinée avaient accrédité ses dires et objectivé la réalité d'indices liés aux agressions sexuelles tout comme le rapport de l'IGAS. Autant dire que les agressions sexuelles dont elle a fait l'objet sont indubitables4. Pour autant, elle se rétracte et tente d'imposer ce choix.

Dans un article très instructif5, Marie-Christine Gryson-Dejehansart6, l'expert judiciaire qui l'a examinée en tant que psychologue expose son cas et la problématique complexe de la rétractation.

Pour une vraie victime, la rétractation est-elle un droit ?

Reste à se poser le problème du respect éventuel à accorder à ce choix par une question de fond : la victime a-t-elle moralement le droit de se rétracter pour pouvoir mener une autre vie que celle d'une victime ? En d'autres termes, peut-elle choisir de cesser d'apparaître comme telle ?

La conséquence d'un choix délibéré en ce sens est lourde pour elle et pour d'autres. En le faisant, elle consent implicitement à blanchir définitivement son agresseur et tente de se faire pardonner une calomnie grave – mais qui en réalité n'en était pas une. Elle peut à ce prix tenter de retrouver sa place dans une société qui ne reconnaît plus sa souffrance et ne lui rends pas justice, qui lui pardonnera peut-être ce qui sera présenté comme un égarement. Mais condamnée à une démarche de sauvegarde d'elle-même, en recherche tous azimuts de réparation et de compensation, pourra-t-elle psychologiquement résoudre ce scénario factice sans s'exposer à de graves désordres ? Je laisse les spécialistes disserter sur cette question qui m'effraye.

Dans le sillage de sa rétractation, elle fait aussi une cascade de dégâts collatéraux. Les personnes qui l'ont soutenue dans ses dénonciations sont pratiquement diabolisées, et j'ai déjà fait état des conséquences qui pouvaient affecter injustement les professionnels. Je peux citer aussi ce fait dont témoigne Marie-Christine Gryson-Dejehansart :

L'adolescente a fait machine arrière pour les viols en pleine audience et a maintenu ses accusations contre son père uniquement au sujet des attouchements. L'explication qu'elle a donnée à son entourage à l'issue du procès, est qu'elle estimait que son père avait été assez puni et qu'avec la peine qui couvrait la préventive, il pourrait sortir et s'occuper des frères et sœurs qui lui en voulaient d'avoir mis leur père en prison. Ce qui pouvait se comprendre au plan humain mais qui pose un grave problème quant à la jurisprudence qui en est tirée : l'adolescente reconnaissait devant les jurés qu'elle avait menti alors qu'il n'en était rien. Elle a été félicitée par les avocats de la défense alors que son avocat désavoué accusait le coup, en promettant de ne plus jamais s'occuper de la défense des victimes d'inceste.

Il est aussi une conséquence grave pour l'ensemble des victimes actuelles et à venir : l'accumulation des circonstances qui aboutissent à la conclusion selon laquelle le plaignant, la plaignante aurait menti. La répétition des cas où c'est elle-même qui l'atteste de par sa rétractation vient encore renforcer dramatiquement ce tableau, d'autant qu'il s'accompagne généralement d'une vaste publicité quand l'empressement médiatique se scandalise de l'erreur judiciaire évitée de justesse ou déjà commise et sanctifie l'accusé. Tout cela compromet durablement la parole de toute personne qui voudrait faire état de sévices.

La question de la rétractation est encore plus complexe lorsque la victime ne peut restituer une image claire et convaincante de son expérience traumatisante. Lorsqu'il s'agit d'un jeune enfant, les professionnels spécialisés peuvent établir la gravité de leur traumatisme, alors que dans un tribunal, l'assistance, les avocats, les magistrats, les jurés, sont parfois incapables de s'en faire une idée claire. Pire, ils peuvent se forger une conviction erronée à partir d'indices qu'ils croient percevoir sans être capable de les interpréter à bon escient. On peut par exemple suspecter chez un enfant comme un doute à propos de sa propre déclaration. Les victimologues savent bien que l'enfant victime (voire l'adolescent) est souvent submergé par le sentiment d'irréalité compte tenu de l'incongruité des agressions subies et si l'on s'engouffre dans cette brèche et que l'on lui suggère l'adhésion à ce doute, il peut se rétracter car il souhaite avant tout avoir fait un mauvais rêve.

C'est à ce niveau que l'expertise judiciaire est précieuse. L'expert psychologue ne prend en aucun cas la place du juge. Il est là pour apporter une compétence que les autres participants n'ont pas, pour livrer les résultats d'une analyse menée sur la base de méthodes rigoureuses et éprouvées scientifiquement7. Indépendants des parties en présence, leur rôle est précieux et irremplaçable.

Le danger – aussi terrible que mal perçu – c'est de croire que toute personne « de bon sens » pourrait avoir sur la situation une position tout aussi valable que celle des experts. Les avocats ne se gênent pas pour faire comme si, et ils ne sont pas les seuls comme le montre la lecture du rapport parlementaire sur l'affaire d'Outreau8.

Mangeriez-vous les champignons qu'un amateur aurait cueilli en se référant à une feuille descriptive succincte ? Sans doute pas. Vous préféreriez vous fier à l'œil exercé d'un connaisseur. Et vous auriez bien raison. Lui seul peut avoir un avis étayé par tout un ensemble de signes qui échappent au premier venu même s'il lui serait impossible de les expliquer en quelques minutes.

Il est donc extrêmement regrettable de garder en mémoire l'image pitoyable que les médias ont donné des experts au moment des procès d'Outreau où l'on a vu les gesticulations des avocats de la défense s'efforcer de tourner en ridicule leurs travaux et leurs conclusions et les médias s'empresser de diffuser inconsidérément les bons mots qui ont amusé la galerie. Les auteurs qui continuent à véhiculer ces images de légende font vraiment preuve d'ignorance et de légèreté, une légèreté qui engage leur responsabilité puisqu'elle fait perdurer les effets délétères de cette vision.

Quand les vraies victimes se rétractent

Il ne suffit pas d'avoir choisi de défendre sa cause, encore faut-il pouvoir assumer et maintenir cette position. Nous avons vu l'inconfort que cela représente. La posture de la victime est instable du fait des conflits qui s'opèrent en elle, et aussi parce qu'elle subit une pression insidieuse et permanente d'une part de son entourage. Les regards, les points de vue, les jugements même seulement redoutés peuvent l'envahir. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si elle aspire à rentrer dans le rang, et comme je l'ai dit, à faire sienne une autre histoire. Cette tendance est encore renforcée chez certains sujets par une propension traumatique au déni et à la rétractation qui les rend éminemment suggestibles.

Jouer sur cette fragilité, c'est pour la ou les personnes qui ont été accusées, éventuellement condamnées, l'occasion d'un rattrapage décisif. Une manœuvre ignoble pour un objectif prometteur : obtenir la rétractation de la victime. Cela permet à terme une probable réhabilitation et même plus : la reconnaissance d'un statut honorable de persécuté de la justice, ce qui peut même de nos jours, s'accompagner d'indemnités substantielles.

Quant à la victime, son désistement est définitif. Elle perd à tout jamais sa crédibilité, et si elle reçoit quelque flatterie au titre du courage de se dédire et d'un prétendu retour de lucidité, quelle notion d'honneur restera-t-elle vis à vis d'elle-même ? Quels effets dévastateurs réservent son avenir ?

Justice réparatrice et désistement informel : une rétractation implicite
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Il n'est pas exclu que dans un proche avenir, le rapprochement de vraies victimes et de leur bourreau donne lieu à un scoop médiatique de premier plan : imaginez seulement qu'après avoir fait se rapprocher les enfants Delay de leur mère, Myriam Badaoui, sortie de prison après avoir purgé partiellement sa peine de quinze années de réclusion pour avoir contribué activement aux horreurs subies par ses propres enfants, on arrive à une sorte de « réparation » qui entraînerait la rétractation publique des « anciennes » petites victimes ! Le feraient-ils d'ailleurs en connaissance de cause ? Ont-ils seulement accès aux dossiers judiciaires qui les concernent en devenant adultes ?

La victoire de toute la stratégie perverse qui a abouti vraisemblablement à l'une des plus grandes mystifications de l'histoire judiciaire serait totale. Elle oblitèrerait pour longtemps la parole des victimes, et maintiendrait une suspicion malsaine sur la compétence des professionnels qu'il s'agisse des enquêteurs dont on entend dire avec de moins en moins de retenue qu'ils feraient prétendument un travail bâclé, des experts qui seraient presque des divinateurs9 de l'institution judiciaire elle-même avec la menace qu'une telle perte de confiance fait peser sur la démocratie. A quand un nouveau juge jeté en pâture à une opinion déchaînée pour faire l'objet d'une sorte d'exécution sacrificielle ?

A côté de cela on tresse des couronnes de lauriers à des grands avocats assez adroits pour faire acquitter des clients en mauvaise posture. On ne parle pas, fort heureusement des jurés qui ont pourtant un rôle essentiel au bout du compte.

Victime un jour, victime toujours ? Je ne saurais dire. Il est indéniable qu'un jugement qui reconnaît les préjudices subis et condamne le transgresseur est nécessaire à sa reconstruction psychologique. Cette issue n'arrive pas forcément, loin s'en faut. Mais même dans ce cas, le plus favorable, on ne sait pas à quel point les difficultés se prolongent de manière insidieuse. Oui, il est difficile de vivre en tant que victime. La rétractation, dont les raisons sont diverses et complexes, peuvent faire partie des tentatives pour trouver une solution à cet inconfort social. Il est bon de la voir aussi sous cet aspect et de la considérer avec la plus grande circonspection.

Jacques Cuvillier
Octobre 2012

LIRE  OU ECOUTER L' ARTICLE EN ENTIER

1Voir http://www.village-justice.com/articles/Quelques-reflexions-acquittement,10704.html

2Outreau : Eric Dupond-Moretti tue les Experts comme jadis on tuait les messagers.

3Editions du Cherche Midi

4Note le viol d'un enfant n'implique pas nécessairement la constatation de traces de pénétration vaginale.

5Voir l'article sur son blog de Mediapart : Procès Lavier: Que devient Aurore, victime d' Outreau rétractée, mise en garde à vue mais pas en examen...

6Auteure du livre « Outreau, la vérité abusée, 12 enfants reconnus victimes » Eds Hugo et Cie

7Voir « l'expertise psychologique en résumé » Marie-Christine Gryson-Dejehansart

8Voir mon article : http://www.village-justice.com/articles/Quand-Dupond-Moretti-reparle-Outreau,12145.html

9Affaire d'Outreau : Eric Dupond-Moretti et le "clignement d' yeux" : une invention abracadabrantesque !

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