Bertrand Tavernier condamné, Fabrice Burgaud dédommagé.

Le verdict du procès correctionnel qui a eu lieu le 3 Décembre 2013 suite à la plainte de Fabrice Burgaud pour Outrage à Magistrat a été rendu aujourd'hui : Bertrand Tavernier a été condamné à 1500 euros d'amende et à 500 euros d'indemnités pour Fabrice Burgaud au titre de son préjudice.Il lui était reproché d'avoir dit sur une chaine de télévision : « Je ne suis pas pour la peine de mort mais Fabrice Burgaud est une personne que l'on a envie d'exécuter! »Le tribunal n'a donc pas suivi les réquisitions du Procureur qui avait requis la somme de 3000 euros. Même si le plus important reste la condamnation qui mettra un frein aux velléités de menaces de mort à l'endroit de Fabrice Burgaud qui en a suffisamment souffert, on peut s'interroger sur les raisons d'une certaine clémence dont la valeur est avant tout symbolique au niveau du sens. Cela signifie que les juges ont été sensibles aux arguments du prévenu et de son avocat.

Le verdict du procès correctionnel qui a eu lieu le 3 Décembre 2013 suite à la plainte de Fabrice Burgaud pour Outrage à Magistrat a été rendu aujourd'hui : Bertrand Tavernier a été condamné à 1500 euros d'amende et à 500 euros d'indemnités pour Fabrice Burgaud au titre de son préjudice.

Il lui était reproché d'avoir dit sur une chaine de télévision : « Je ne suis pas pour la peine de mort mais Fabrice Burgaud est une personne que l'on a envie d'exécuter! »

Le tribunal n'a donc pas suivi les réquisitions du Procureur qui avait requis la somme de 3000 euros. Même si le plus important reste la condamnation qui mettra un frein aux velléités de menaces de mort à l'endroit de Fabrice Burgaud qui en a suffisamment souffert, on peut s'interroger sur les raisons d'une certaine clémence dont la valeur est avant tout symbolique au niveau du sens. Cela signifie que les juges ont été sensibles aux arguments du prévenu et de son avocat.

L'argument de mauvaise foi relatif à son déni en termes de personne visée par ses mots meurtriers n'a vraisemblablement pas été celui qui a été retenu. Il ne pouvait sans mauvaise foi évidente prétendre qu'il ne s'agissait pas du « vrai juge Burgaud » mais du personnage dans le film « Présumé coupable » auquel il avait fait allusion.

Ce qui semble avoir été plus convaincant à mon sens, c'est l'incitation à le faire compte tenu du contexte particulier dans lequel le cinéaste se trouvait lorsqu'il les a exprimés. C'est une supputation mais il faut bien reconnaitre que cela ressemblait à un véritable traquenard – sans intention malveillante - dont les conséquences sont allées bien au delà de ce que les organisateurs avaient prévues.

Il s'agissait donc de faire réagir Bertrand Tavernier sur la prestation de Philippe Torreton dans le film « Présumé coupable » réalisé par Vincent Garencg et produit par Christophe Rossignon qui devait être re-programmé. Tavernier avait été chargé par l'animatrice Alexandra Sublet de l'évoquer sur commande lors de l'émission « C'à vous » sur la 5. On lui a donc fait visionner ce film juste avant son interview. Il va de soi que ce film porteur de haine et non conforme à la réalité ne pouvait que déclencher un débordement émotionnel et des paroles très graves. Et au final seul un personnage reconnu comme Bertrand Tavernier pensait pouvoir se laisser aller à déverser publiquement sa colère meurtrière sans qu'on lui en tienne rigueur.

Voir le compte rendu du procès par des personnes qui y ont assité :

-http://www.village-justice.com/articles/Burgaud-proces-contre-Bertrand,15702.html

-http://blogs.mediapart.fr/blog/caprouille

-http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-christine-gryson

Ce procès aura eu également le mérite de permettre aux ré-informateurs sur l'affaire d'Outreau d'avoir une meilleure visibilité dans l'attente du troisième procès d'Outreau qui se tiendra aux assises de Rennes courant 2014.

Comme prévu, cette condamnation pédagogique est sans doute le prix à payer pour le mépris du contradictoire de la part de Bertrand Tavernier qui, sans avoir vu le film de Serge Garde qui -entre autre- réhabilite Fabrice Burgaud- l' a trouvé "nul" ...et sans avoir lu mon livre, avec un inélégant retour à l' envoyeur a fermé les yeux sur la vérité judiciaire des enfants. En se ré-informant sur Outreau, il aurait pu éviter cette condamnation ....et Christophe Rossignon de son côté en se ré-informant également sur cette affaire, n' aurait jamais produit ce film provocateur et mensonger.

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