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Billet de blog 10 févr. 2011

Le grand Lombard

Dans le film Sicilia, dont les dialogues sont ceux de Conversation en Sicile d’Elio Vittorini, Jean Marie Straub et Danièle Huillet montrent la parole. Ils la font venir, tendrement, violemment, dans les airs du dessus. La parole ouvre au sens tragique des choses - qu’elle évoque le hareng, la puanteur des flics, le chômage, les hommes qui pleurent ou les offenses faites au monde.

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Dans le film Sicilia, dont les dialogues sont ceux de Conversation en Sicile d’Elio Vittorini, Jean Marie Straub et Danièle Huillet montrent la parole. Ils la font venir, tendrement, violemment, dans les airs du dessus. La parole ouvre au sens tragique des choses - qu’elle évoque le hareng, la puanteur des flics, le chômage, les hommes qui pleurent ou les offenses faites au monde. A propos de la puanteur des flics : Moustachu et Sans Moustaches sont dans le train. Les dernières paroles du vendeur d’orange sur le quai de gare (personne n’en veut, personne n’en veut, comme si elles contenaient du poison, maudites oranges) ne leur a pas échappé.Tandis que le train file avec fracas entre les orangers et la mer, les flics qui sentent mauvais dialoguent. - Je dirais qu’il en avait contre tout le monde- Je le dirais volontiers moi aussi : c’est un meurt de faim- Si j’avais été sur le quai je l’aurais arrêté(…)- Les types comme ça sont toujours à arrêter- Effectivement, on ne sait jamais- Tous les meurt de faim sont des hommes dangereux- Et comment, ils sont capables de tout- Capables de voler- Cela va de soi- De jouer du couteau- Indubitablement- Et aussi de commettre des délits politiques- Quelle que soit la classe, quelle que soit la catégorie- Qu’ils soient ignorants, qu’ils soient instruits- Qu’ils soient riches, qu’ils soient pauvres- Aucune différenceLes meurt de faim sont des hommes dangereux, prêts à commettre des actions insensées et des délits politiques. Parfois, ils s’immolent par le feu et font fuir les dictateurs. D’autres fois, ils « brûlent » : ils brûlent leurs papiers pour éviter que la forteresse qui ne meurt pas de la même faim qu’eux et où ils tentent de pénétrer ne les renvoie à grand prix sous bonne escorte et illico là d’où ils viennent. Les meurt de faim brûlent avec leurs papiers les routes de désert et les routes de mer. Les meurt de faim brûlent aussi leurs empreintes digitales. Parfois on oublie qu’il s’agit d’une métaphore. Rien n’arrête un vendeur d’orange dont les oranges sont maudites, semblent penser Moustachu et Sans Moustaches. Sur notre morceau de monde, les oranges sont moins maudites qu’elles ne le sont en Sicile en 1937 ou en Tunisie en décembre 2010. Sur notre morceau de monde, ridiculement crispé sur lui-même, les chefs de gouvernements ont pour call-girls des jeunes filles mineures. Ils choisissent pour leurs vacances en famille les jets privés des dictateurs qui répriment pendant ce temps les révolutions démocratiques. Ils sont condamnés pour injures racistes. Ils peuvent interdire la lecture des écrivains soutenant Battisti. Ils appliquent des mandats d’arrêt européens contre des jeunes gens en délit d’opinion. Sur ce morceau de monde nous crevons de très nombreuses faims. Nous n’en sommes pourtant pas (plus, pas encore) à brûler pour vivre. A brûler pour que quelque chose d’autre que nous vive, à tout prix, ailleurs et plus tard. La faim portant atteinte au principe vital semble la plus « dangereuse » des faims. Elle fait les révolutions, elle impose dans le réel son refus de l’inacceptable. Les autres faims ont l’air plus patientes. A chacun des meurt de faim correspond un couple Moustachu / Sans Moustaches. Quelle est la paire de flics qui se tient prête à nous arrêter, dangereux comme nous sommes - affamés, par exemple, de justice, de bon sens et d’intelligence ? Nous regardons de petits murs nouveaux s’ériger qui heureusement ne sauront rien fermer et de petites lois nouvelles qui hélas écriront l’histoire du racisme du XXIème siècle. Nous regardons la fabrication caricaturale des peurs. Nous observons les phénomènes politiques délirants que permettent crise économique et addiction à 2012. Nous supportons de nombreuses offenses.Tout ceci, ou la même chose, dit Roberto Ferruci, se passe « dans un pays habité par des gens rendus idiots après une trentaine d’année de télévision berlusconiste ». Mutatis mutandis, on peut parler comme Ferruci. Peut-être n’avons-nous plus besoin de Moustachu et sans Moustache pour nous mettre aux arrêts ? Temps de cerveau disponible, atteinte à l’attention, au souci de soi et des autres, aux capacités d’indignation, d’action. Nous y parvenons très bien tout seuls. Je ne sais pas. Mettons qu’en grande majorité nous n’acceptions pas. Que nous soyons en grande majorité affamés de pensées à long terme et de justice sociale. Commençons par ceux dont nous savons qu’ils n’acceptent pas. Ils sont nombreux. On les entend. Ils ne sont pas parvenus jusque là à renverser l’ordre stupide, voire inhumain, des choses. Pourquoi ? Leur faim n’est pourtant pas si patiente que ça. J’ai commencé une liste que je n’achèverai pas tant elle est longue et difficilement exhaustive, des travaux (scientifiques, théoriques, artistiques), parus depuis 2007, qui détricotent l’aberrante politique d’immigration menée en Europe, ainsi que tous ses corollaires. J’ai commencé une liste voisine : celle des associations, des appels, des collectifs qui ont agi et agissent quotidiennement dans le même sens. A ce jour, 7 février, j’extirpe de la longue liste que je n’achèverai pas, et c’est heureux, deux événements. Je suis informée du premier par RESF. L’événement a lieu entre les Pays bas et la France, il est exemplaire de l’inhumanité délirante dont, à force de responsabilités morcelées et de peurs que l’on chiffre et compte, un continent, un pays, un homme peut se rendre coupable. Ulaaka, 13 ans, et Amarbayasqalan, 2 ans, fils d’Amarjargal Ganaa, ont retrouvé leur père ce lundi 7 février à 8h40 à l’aéroport Charles De Gaulle. Les autorités néerlandaises ont libéré Amarjagal après que le ministère de l’Intérieur français a accepté son entrée en France à titre humanitaire. Amarjargal Ganaa et sa femme, Alta Ming, demandeurs d’asile mongols, ont demandé l’asile aux Pays-Bas en 2007. Alta Ming est arrêtée en juin 2010 et Amarjargal Ganaa le 28 octobre 2010. Leurs deux enfants sont confiés à leur tante. Alta Ming, enceinte et malade, est libérée du CRA le 20 novembre 2010 avec obligation de quitter les Pays-Bas sous 48 heures. Alta Ming et ses enfants rejoignent Rennes où vit une petite communauté mongole. Sans ressources, sans domicile, Alta Ming dort chez les uns et les autres, bénéficie parfois d’un hébergement d’urgence, passe des nuits dehors avec ses enfants. Epuisée, Alta meurt en couches le 4 janvier. Elle avait 34 ans. L’enfant est sauvé. Prématuré, il est placé en couveuse à l’hôpital. Les aînés sont recueillis par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Jusqu’à ce jour, les autorités néerlandaises refusaient de libérer le père : elles attendaient que le gouvernement français s’engageât à recevoir Amarjargal en France. Aux élus, aux militants du RESF présents le jour des retrouvailles du père et des deux aînés, un policier de la PAF dira avoir reçu des ordres : non, la famille, séparée dans le deuil, ne peut bénéficier d’un espace et d’un moment de solitude et de recueillement commun dans le hall de l’aéroport. Le deuxième événement tente de mettre en œuvre, d’organiser notre révolte. Nous sommes révoltés. Nous sommes offensés. Pour laver l’offense, nous nous appelons les uns les autres. Que ce geste soit précédé de plusieurs autres gestes qui lui ressemblent et soit suivi de nombreux autres encore, voilà qui doit nous encourager. Olivier Le Cour Grandmaison a lancé le 1er novembre un appel pour la suppression du Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. « L’identité nationale » n’est tombée que de l’intitulé officiel du Ministère. Et joindre Immigration et police ne vaut pas mieux. L’appel cherche à mobiliser, de manière nationale et unitaire, tous ceux que scandalisent la montée du racisme et la politique d’immigration. Le 28 mai 2011 à Paris et dans des villes de province nous manifesterons notre indignation. Mais avant le mois de mai, à nous de savoir de quoi nous voulons et pouvons, différemment selon nos compétences, idées et possibilités, remplir ce cadre. Nous répondons à l’appel – mais que crions-nous, comment et à l’adresse de qui. Les deux signatures qui manquent de toute évidence sont celles du Parti de Gauche et de la Ligue des Droits de l’Homme. Le PG et la LDH préfèrent ne pas attendre mai, pensent qu’il faut s’adosser aux luttes existantes. On peut signer l’appel d’Olivier Le Cour Grandmaison sans attendre passivement le mois de mai. On peut signer, participer et s’adosser aux luttes existantes, nombreuses déjà : les longues et valeureuses grèves et occupations des travailleurs sans-papiers. La lutte menée depuis 2006 par « unis contre une immigration jetable ». Celle, « non à la politique du pilori », qui réagit depuis l’été dernier aux attaques contre les Roms. La lutte du RESF ou du RUSF, réseaux qui ne lâchent rien, jamais. Les collectifs et les appels ne s’opposent pas, au contraire, ils grignotent ensemble du temps et de l’espace, des temps et des espaces, fabriquent une peau plus ferme de résistance, affirment sur plusieurs tons et plusieurs modes qu’il n’est pas question de nous laisser, esseulés, ainsi offenser et affamer de justice, d’intelligence et de bon sens. Au moment où j’écris ces lignes, les sénateurs s’opposent à la restriction du droit au séjour des étrangers malades, prévue par l’ancienne loi Besson. Lorsque j’en aurai fini avec cette page, nous en saurons plus sur les rafles qui ont lieu en ce moment même à la gare d’Hendaye, sur tels dossiers passés en préfecture, sur la présentation au TGI d’une famille du Kosovo avec petits enfants –il faudra y aller, pour témoigner mais surtout parce que l’administration n’a prévu ni repas ni couches et que les enfants auront faim en attendant que le JLD délibère. Il faut faire vite, agir, réagir. C’est ce que chaque jour font des hommes et des femmes : présents aux audiences, aux aéroports, aux préfectures, aux permanences, aux lieux des rafles. Il faut apprendre vite aussi : la Cimade propose des stages de formation, des bénévoles répondent présents quotidiennement, le collectif Contre la loi Besson se réunit pour étudier les conséquences de la loi, le Gisti fait paraître régulièrement des volumes d’analyses et d’informations. Rien n’empêche que l’on entretienne, tout en continuant à faire la course, un autre rapport au temps. Fixer une date qui paraît éloignée (et symbolique), ce n’est pas être patient, c’est multiplier les possibilités. Cela permet aussi d’inventer et d’organiser les actions que nous voulons voir accompagner les manifestations du 28 mai. Que proposons-nous concrètement de mettre en place ? A quoi appelons-nous ? On ne peut pas ne pas remarquer, à côté de l’absence des signatures de la LDH et du PG, l’absence de la signature du PS. Je ne sais pas si cette absence a été justifiée par l’affirmation d’un besoin d’action urgente. L’absence de la signature du PS fait froid dans le dos. A quoi appelons-nous ? Si l’absence de la signature du PS fait froid dans le dos, c’est que nous redoutons que le PS soit, avec de très lourdes conséquences, absent non seulement de l’appel contre la politique d’immigration, mais de toute réflexion à ce sujet. Des « experts », historiens, sociologues, démographes, géographes, philosophes, fournissent depuis plusieurs années tous les accès à la compréhension des migrations, offrent des éléments complets d’analyse des enjeux de celles-ci. Le collectif Cette France là, après les deux ouvrages éponymes qui collectent informations et analyses, propose sur Mediapart une série de vidéo : l’immigration, contre-expertise. Si les futurs candidats n’écoutent pas ceux qui ainsi appellent et informent, c’est qu’ils préfèrent, il faut le croire, pour des raisons que l’on ne démêlera pas ici, se rétrécir sur des peurs et fantasmes qui créent ou semblent créer un facile « commun », dangereux comme on le sait. Pourquoi, avant de désespérer complètement des futurs candidats, ne pas leur proposer, se fixant le 28 mai, un dossier simple de quelques pages, une sorte de charte reprenant en quelques points les arguments éthiques, philosophiques, écologiques, économiques et démographiques qui prouvent qu’est absurde ce que nous vivons depuis plusieurs années et leur proposant de rationnelles alternatives ? Nous vous appelons à répondre à ces dix, quinze points. Nous vous demandons à vous engager à …Par ailleurs, pourquoi ne pas préparer dès à présent une période de grèves autour de la fin du mois de mai, dans des secteurs choisis, en solidarité aux travailleurs sans papiers grévistes ? Le salaire de X journées de travail dans d’autres secteurs pourrait être versé à des caisses de solidarité pour les grévistes sans papiers et ceux qui en ces jours de mai les rejoindraient. Ça s’appelle « s’adosser aux luttes existantes ». Y être efficaces. Le 28 mai, c’est un autre anniversaire : celui de l’écrasement de la révolution sociale qui brûla Paris en 1871. On pourrait, sans s’imaginer une révolution, nous qui ne brûlons pas, ou plus, ou pas encore, être de toutes nos forces aux côtés de ceux qui le font. Les collectifs de sans papiers remuent des montagnes. Le 25 janvier trois cent migrants que l’Europe déclare sans papiers ont commencé une grève de la faim à Athènes. Le journal La voix des sans papiers titre, à propos de la présence d’une délégation de sans papiers au Forum Social de Dakar : Le peuple sans état s’invite à Dakar. Il faut lire ce qu’écrit à ce propos Anzoumane Sissoko. Nous ne sommes pas patients. Nous sommes offensés. Nous nous devons d’être aux côtés de ceux qui, offensés dans leur corps, crient, luttent et brûlent. Il y a quelque temps, nous avons proposé de renvoyer, en réaction symbolique, nos cartes d’identité. Dénationalisez-nous. Un geste qui pouvait, nous semblait-il, s’il avait été massivement suivi, rassembler nos indignations et nos refus, les proclamer publiquement. Nous n’avons pas été entendus. C’est que l’idée n’était pas opportune. Il faut trouver autre chose. Il faut trouver de quoi s’adosser efficacement aux luttes existantes. Au risque de devenir, d’offensés que nous sommes, offensants. Et honteux. Au chapitre VII de Conversation en Sicile, le Grand Lombard, dans le train qui longe la mer, explique qu’avec ses trois beaux brins de filles et son cheval grand et fier et ses terres qu’à cheval il parcourt, il se prend pour un roi. Mais il lui semble que ce n’est pas suffisant de se croire un roi. Il voudrait acquérir d’autres connaissances, se sentir différent, avoir quelque chose de nouveau dans l’âme, se sentir en paix avec les hommes, d’ailleurs pour cela il donnerait son cheval, il donnerait aussi ses terres, tout ce qu’il possède, pour se sentir, oui, en paix avec les hommes. En paix avec les hommes. Et je ne parle pas dans le sens des curés, insiste le Grand Lombard. Mais je voudrais une conscience fraîche. Fraîche, la conscience et qu’elle me demande d’accomplir d’autres devoirs, non les devoirs habituels mais des devoirs nouveaux, plus hauts. Des choses à faire pour notre conscience, dans un sens nouveau. Vittorini écrit en 1937. Il est de nouveau temps que notre conscience (et on ne parle pas dans le sens des curés, comme disait le grand Lombard), fraîche, nous demande d’accomplir des devoirs nouveaux. Plus hauts.

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