A bas le bruit, vive le poézi - JEROME GAME -

Plusieurs éléments au départ de ce billet :

des banderolles dans la rue - et le plaisir tangible de jouer-lutter avec les mots -

des questions radicales qui se bafouillent, se formulent tout en se cherchant, tant il est impossible de savoir avant - l'inédit -

le bruissement du club, le trop, le risque du trop - plus envie -

le "j'écris quand ça me chante", je te fiche ça en ligne et roule, poulette !

 

Alors j'ai fait un pas de côté, suis allée écouter Jérôme Game, un de ceux qu'on dit - faut passer par le nommage, comme la pomme par l'étiquetage - poètes sonores : il implose la phrase, laisse le mot suspendu, semi-écorché, coupe le fil d'un souffle, un hoquet bref, puis laisse courir.Sa bouche court en bégayant obstinément : rien ne se dira jamais que coupé, semi-tombé, puis relevé en position de marche.

La syntaxe rompue du dedans lutte pour un royaume effiloché, une loque têtue : Jérôme Game mène la lutte orale - vous lirez dans cette page de l'éditeur Al Dante, le juste rapprochement avec Ghérasim Luca -

Je mets ici un texte enregistré, car le lire ne peut se faire qu'ensuite, lorsque vous aurez bu son souffle : vous le trouverez sur cette page en lien.

http://www.al-dante.org/content/view/37/53/

 

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