La possibilité que les armes chimiques de Syrie soient détruites dans les eaux internationales de la Méditerranée, proche de l’île grecque de Crète, a mis la population de la région en état d'alerte, selon le journal local Haniotike Nea ici
Il semble que l’arrivée de la nuisible cargaison à la zone choisie soit imminente (un triangle entre les côtes de Malte, Lybie et Crète), les mouvements sociaux et politiques s'empressent d’empêcher ce qui pourrait causer la contamination des écosystèmes marins.

L’affaire a été portée devant l’Assemblée nationale sous la forme d’interpellation parlementaire aux ministres des Affaires étrangères, de l’Environnement et de la Défense, pour garantir que la destruction des armes ne se réalise pas dans la déjà « saturée » Méditerranée.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, Evangelos Venizalos, a rencontré le 9 janvier son homologue français, Laurent Fabius pour discuter de la question et le lendemain à Washington le secrétaire d’État étasunien, John Kerry.

En plus des municipalités, des associations de consommateurs et de résidents ont commencé l’envoi de signatures au Premier ministre, Antonis Samaras, en montrant la préoccupation de la population et le risque de menace environnementale.

Des experts consultés par le journal crétois ont montré leurs préoccupations par rapport à la méthode choisie pour se débarrasser des substances chimiques et devant la possibilité qu'il pourrait être un acte illégal selon la législation internationale sur les espaces maritimes ici et ici

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 Mobilisation au niveau européen contre ce projet de destruction dans les eaux crétoises :

A la veille de la résolution des Nations Unies pour la destruction des armes chimiques en Syrie dans les eaux internationales de la Méditerranée occidentale de la Crète et compte tenu de la menace environnementale importante pour le milieu marin de la Méditerranée et de la santé des citoyens européens, les députés Spyros Dannellis et Antonello Antinoro avec l'Intergroupe 37 députés de la Grèce, de Chypre, de l'Italie et Malte, ont présenté une question écrite au Président du Conseil européen ainsi qu'aux représentants de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la sécurité de la Grèce, de Chypre, de l'Italie et Malte, Catherine Ashton a rappelé qu'hier 16 janvier devaient être annoncer tous les détails du plan de l'OIAC ici (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) ici

Confirmation ici par l'OIAC des évènements qui sont en cours.

La Grande Bretagne s'est dévouée hier pour la destruction de 150 tonnes par Veolia ici mais on nous parle de 560 tonnes déjà chargées à liquider d'ici le mois de juin et Damas en a déclaré 1300 tonnes. Affaire trés inquiétante pour l'environnement.. à suivre.

Je propose de renvoyer ces armes chimiques "au pays" qui les a vendues à la Syrie !

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http://www.mediapart.fr/journal/international/080114/le-premier-chargement-chimique-evacue-de-syrie



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Restons mobiliser en signant la pétition :

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/janez-poto%C4%8Dnik-interdire-la-destruction-des-armes-chimiques-syriennes-en-m%C3%A9diterran%C3%A9e?utm_source=supporter_message&utm_medium=email&utm_campaign=supporter_message

Video  de nos amis crétois reçue ce matin  :

SFAKIA "ΟΧΙ ΣΤΑ ΧΗΜΙΚΑ ΤΗΣ ΣΥΡΙΑΣ ΣΤΟ ΜΕΣΟΓΕΙΟ" © Bettina Trueper