Marilza de Melo Foucher
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Billet de blog 22 mai 2013

Marilza de Melo Foucher
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Favelas. Territoires d’impossibles rêves?

Quinze jours à Rio, c’est peu pour revisiter mes souvenirs nostalgiques et rencontrer des amis(es), des militants qui s’obstinent à parier qu’un autre monde est possible. Avec eux et par leur intermédiaire, je peux continuer ma lecture de la réalité politique, sociale, culturelle et environnementale du Brésil.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Quinze jours à Rio, c’est peu pour revisiter mes souvenirs nostalgiques et rencontrer des amis(es), des militants qui s’obstinent à parier qu’un autre monde est possible. Avec eux et par leur intermédiaire, je peux continuer ma lecture de la réalité politique, sociale, culturelle et environnementale du Brésil.

Pour le reste, Rio de Janeiro est toujours aussi beau. Rio est une ville sui generis, d’une beauté qui enchante et nous interroge. Venant de l’aéroport, le visiteur voit défiler d’innombrables favelas où des communautés pauvres s’entassent dans un désordre qui recouvre la beauté de la géographie de la ville.

Il est vrai que ceux qui habitent le Borel, la Rocinha et tant d’autres favelas jouissent de la beauté de ce paysage. En fin de compte, personne ne peut être privé d’accès à la beauté ! Toutefois, ses habitants ont été privés d’autres choses essentielles pour qu’un être humain puisse vivre dignement. Le mot favela lui-même est lié à l’origine à la rudesse des sols ; c’est un arbuste épineux, mais qui donne de belles grappes de fleurs blanches (Cnidosculus phyllacanthus). Selon les recherches faites, c’est dans ces lieux d'accès difficile que se cachaient les esclaves, et, après eux, les populations pauvres venues de l’intérieur du pays. Peu à peu, elles occuperont les collines au cœur de la ville.

Avec le temps, la favela va devenir un symbole de précarité, de misère, de stupéfiants et de violence. Pendant des siècles, ses habitants vont vivre sans accès aux services essentiels. A Rio, il y a un grand contraste entre la splendeur du paysage et l’architecture de ses beaux immeubles, d’un côté, et, de l’autre, la précarité de certains quartiers et la misère qui se cache dans ses collines de favelas. Bien que les conditions d’habitation soient aujourd’hui considérées bien meilleures et que la violence et le trafic de stupéfiants diminuent avec la présence des UPP (Unités de Pacification de la Police), le manque d’infrastructures et de services essentiels : égouts, galeries pluviales, eau potable, voirie, régularisation foncière, équipements publics tels que dispensaires, hôpitaux, écoles publiques de qualité continuent à être bien en deçà des résultats d’ensemble de la lutte contre l’exclusion sociale de ces dix dernières années.

Favelas. Territoires d’impossibles rêves?

La plus importante conquête sociale de leurs habitants, qui leur permet d’obtenir de meilleures conditions de vie et humanise un peu plus les favelas, est qu’ils s’organisent depuis des années en associations et reçoivent l’appui d’ONG de développement solidaire. Ces ONG, qui étaient financées par la coopération internationale, se sont engagées dans de multiples initiatives d’éducation populaire, d’alphabétisation, la valorisation de la culture noire, des projets destinés aux jeunes, à l’organisation des femmes, à l’économie solidaire, à la revendication des droits humains et à bien d’autres actions de solidarité et de citoyenneté. Ces organisations n’ont pas attendu la réalisation de grands événements  sportifs, sociaux ou environnementaux pour agir en aidant des populations dans le besoin et en faveur d’un développement solidaire du territoire.

Selon ces organisations, les favelas doivent être traitées comme des territoires qui ont souffert d'un type d’urbanisation anti-égalitaire et discriminatoire. Toutefois, dans ces territoires, on peut songer qu’un autre monde est possible. Il y a là des identités multiples, une grande diversité culturelle et des histoires de vie très variées. Il n’y a pas d’homogénéité dans les favelas, l’intervention dans ces territoires ne devant être appréhendé selon un modèle unique. Si on observe leur revenu, leur consommation et leur accès aux biens productifs, le profil de ses habitants n’est pas le même ; de même que sont différentes les règles et les pratiques de socialibilité. C’est la raison pour laquelle  toute initiative gouvernementale doit se faire avec la participation des associations locales et des ODSC: organisations de développement solidaire et de la citoyenneté active. Ces acteurs ne peuvent être réduits à de simples exécutants de politiques publiques. Ils doivent participer à part entière et pouvoir, d’une nouvelle manière, intervenir sur la réalité locale.

Même s’il convient de reconnaître les progrès dus aux politiques d’inclusion sociale des gouvernements de Lula et de Dilma, le choix des priorités doit prendre en compte les expériences et les savoirs accumulés par ces organisations sociales, qui agissent depuis de nombreuses années dans ces territoires. Territoires jusqu’alors considérés zones de non-droits.

Actions et défis.

L’articulation entre le gouvernement et les organisations de la société civile apporte une plus grande vitalité à la démocratie. Malheureusement, le terme ONG est aujourd’hui complètement faussé. Les principaux moyens de communication ont forgé des opinions négatives de ces organisations historiques, présentes auprès des exclus, aussi bien dans la ville que dans la campagne, il y a plus de 40 ans.

Dernièrement, ces organisations de développement et de construction de la citoyenneté qui agissent en ayant en vue l’intérêt public sont confondues avec d’autres associations qui n’ont pas les mêmes caractéristiques ni la même mission. Je parle des OSCIP – Organisations de la Société Civile d’Intérêt Public – qui ont été créées lors du gouvernement de Fernando Henrique Cardoso par la Loi No 9.790, du 23 mars 1999. Cette loi permet à des personnes juridiques (formées par des groupes de personnes ou des professionnels) de droit privé sans but lucrative d’être qualifiées par le pouvoir public comme OSCIP.

Elles peuvent maintenir des relations de partenariat avec le gouvernement, à condition que leurs objectifs sociaux et leurs normes statutaires  s’insèrent dans la loi. Ces associations et fondations, qui s’auto-dénomment ONG, sont aujourd’hui 300 000. Beaucoup ont été fondées par des politiciens qui bénéficient de subventions publiques, mais abusent du pouvoir public en utilisant ces fonds pour d’autres objectifs que l’intérêt collectif. D’ailleurs, beaucoup de leurs fondateurs ont été accusés d’enrichissement personnel et d’autres actes de corruption caractérisés comme détournement de fonds et mauvais usage du financement public. Quant aux organisations historiques qui ont toujours pratiqué le développement solidaire et ont ouvert des espaces à l’exercice d’une citoyenneté active, de 380 qu’elles étaient, elles ont diminué de moitié.

Les ONG de développement solidaire et de citoyenneté ont un besoin urgent d'une législation qui leur donne sécurité et tranquillité. Il est également urgent de modifier la législation fiscale pour permettre aux Brésiliens plus aisés de faire l’apprentissage de la solidarité nationale en donnant de l’argent à ce type d’organisations (ODSC) afin de garantir un plus grand investissement dans le développement solidaire et dans la construction d’une vraie citoyenneté. Cela aiderait le Brésil à bâtir un projet de société plus juste. Les donataires pourraient obtenir une déduction d’impôt comme cela se fait, en France, par exemple, et dans d’autre pays européens. Si je donne par exemple 100 Reais, à une de ces organisations, 60% pourraient être déduit de l’impôt sur le revenu. Je peux en plus exercer mon contrôle social en accompagnant la marche des activités de l’organisation en qui j’ai fait confiance.

Je veux croire que la Présidente Dilma a confiance dans ces organisations historiques et veillera à dénoncer certains amalgames qui jettent le discrédit sur leurs actions auprès de l’opinion publique. La survie de ces organisations sociales est nécessaire ; les activités et les projets qu’elles développent sont compatibles avec le projet de construction d’un pays sans misère. Les dix ans de gouvernement de Lula et de Dilma dessinent le nouveau visage du Brésil, ceci sans aucun doute grâce à la pression de la société civile organisée.

Récupération d’un rôle historique.

Nous ne pouvons pas oublier que ces organisations de développement solidaire ont participé activement à l’élaboration de la nouvelle Constitution brésilienne. Rappelons nous bien des thèmes qui ont été des mots d’ordres, plusieurs d’entre eux insérés depuis lors dans l’agenda des gouvernements. Mentionnons ici la démocratie participative, le budget participatif des communes, les Conférences des Villes, les Forums Sociaux, la Réforme Urbaine, la Réforme Agraire, l’agro-écologie, la question de relation de genre (la même reconnaissance des femmes et hommes dans la société), l’Articulation de l’Eau, le ramassage sélectif des ordures et déchets, le développement durable, soutenable, la reconnaissance de la cause indigène et de celle des noirs, la démocratisation des moyens de communication, l’éthique en politique, sans parler des campagnes comme celle de la lutte contre la faim, plusieurs d’entre elles transformées en politiques publiques. Combien d’années de lutte pour un développement brésilien qui soit culturellement, socialement et du point de vue de l’environnement compatible.

Peu à peu, le Brésil chemine vers un monde meilleur, mais le combat continue car le Brésil est encore confronté à de nombreux problèmes : absence et manque d’entretien des infrastructures, routes, récupération et constructions de voies ferrées, ports, écoulement des eaux de pluie et extension réseaux d’égouts, accès à l’eau potable, extension et rénovation du réseau de distribution d’électricité, construction des routes avec de bande d’urgences et signalisation, la majorité des autoroutes n’étant pas encore aux normes internationales de sécurité. Il y a encore un énorme travail à faire pour la décontamination des rivières et des sols. Selon une étude menée par l'Agence nationale de surveillance sanitaire (ANVISA-Brésil), le pays est responsable d'un cinquième des pesticides au monde, avec 19% de tous les pesticides produits dans le monde. A titre de comparaison, les Etats-Unis sont en deuxième place avec 17%, tandis que les autres pays ont représenté 64%. Le gouvernement brésilien a fait de la réduction de la déforestation de l'Amazonie un de ses principaux objectifs dans la lutte contre le réchauffement climatique et s'est engagé en 2009 à réduire le déboisement de 80% d'ici 2020. Mais même si la déforestation de l’Amazonie a diminué ses dernières années, le pays est en retard pour le reboisement des zones dégradées.  La liste peut encore s’allonger si nous ajoutons le besoin d’investissement pour améliorer le système d’éducation publique et le système de santé.

Il y a tellement d’urgences auxquelles répondre pour que le Brésil soit considéré comme un pays développé et pas seulement une puissance économique mondiale, que les ressources de l’Etat doivent être bien utilisées et mieux réparties, et les priorités mieux définies. Pour investir dans un projet global de société qui implique une autre conception du développement, le gouvernement fédéral a besoin de consolider un partenariat avec des organisations sociales engagées dans l’éducation politique à la citoyenneté et capables d’élaborer des projets, de manière articulée avec tous les secteurs, dans le cadre d’une vision intégrée et solidaire du développement du territoire. 

Depuis 2006, les micros et petites entreprises ont bénéficié de nouvelles modalités d’appels d’offres pour des faibles montants. C’est bien, mais ce serait encore mieux si les autorités responsables se rendaient sans attendre dans les favelas, à Rio de Janeiro, par exemple, pour se rendre compte des difficultés que rencontrent ces petits acteurs économiques locaux : comprendre l’organisation du monde du travail et le fonctionnement de l’économie formelle ; sans parler de leurs besoins de formation. En sachant que le secteur « informel » domine les relations socio-économiques dans les favelas. Comment, par exemple, aider les réseaux d’économie solidaire présents dans ces favelas à mieux s’organiser ? Comment favoriser l’économie locale, si ces micros et entreprises n’émettent pas de factures ? Changer la loi d’appel d’offre est une chose, préparer les fonctionnaires à comprendre et expliquer les exigences de la loi en est une autre. Les appels d’offre, la formulation de cahier des charges ou les contrats entre le pouvoir public et les ONG de développement pourraient être plus flexibles et, qui sait, plus adaptés aux réalités locales.

Est-ce si difficile pour l’Etat de résoudre ce problème qui depuis le premier mandat du gouvernement Lula  n’est toujours pas résolu ? Et pour combien de temps encore ? Elaborer une législation plus concrète, pour ce qui est des contrats passés avec l’Etat (des engagements précis, plus de flexibilité,…) n’est pas hors de portée. Un gouvernement qui a tant promu la participation populaire se doit également de promouvoir la participation d’ODSC. On ne doit pas oublier qu’elles ont été les protagonistes d’une vision intégrée et solidaire du développement et de la formation de la citoyenneté politique au Brésil. C’est pour cela qu’un partenariat étroit avec le monde associatif engagé est nécessaire. La haute administration fédérale doit adapter ses critères de qualité dans la gestion de la logistique publique. La bureaucratie est née pour faciliter la bonne administration de l'Etat, non pas pour rendre difficile la gestion publique.

Valoriser le capital social accumulé au long de l’histoire de la démocratisation du pays, cela ça en vaut la peine. Il s’agit d’un apprentissage des pratiques sociales développées auprès des exclus du progrès économique qui devrait être dispensé à quelques agents du pouvoir public de différentes formations, académique et politique. Soyez-en sûrs, ce n’est pas du bla-bla-bla. Éternelle militante et intellectuelle de l’utopie du possible (comme je me définis), je peux témoigner de cette histoire du monde associatif brésilien, car j’ai travaillé de nombreuses années à la coopération internationale.  Je n’écris ici qu’un cri d’alerte.

Conclusion: autonomie critique.

Les organisations sociales qui ont eu un rôle important durant le processus de démocratisation du Brésil et ont participé à  bien des conquêtes sociales, subissent aujourd’hui une double crise, économique et de prestige, sans précédent. D’abord du fait que le Brésil est aujourd’hui considéré comme un pays riche ; ensuite, l’image positive du gouvernement Lula en faveur de la lutte contre la misère, grâce à son plan d’inclusion sociale, a eu un retentissement international important et a changé l’image du Brésil. Ces deux facteurs ont amené les organismes de la coopération internationale à retirer leur aide aux ONG de Développement. Les 35 millions qui sont sortis de la pauvreté extrême sont bien loin d’un plein accès à leurs droits et d’une participation citoyenne digne de ce nom. C’est extraordinaire ce qui a été fait ces dix dernières années, mais ça n’a fait qu’érafler la superficie d’une inégalité historique qui est toujours scandaleuse.

Mais il y a un troisième facteur : c’est la méconnaissance par la plus grande partie de l’opinion publique du rôle important joué par ces organisations. Les grands média brésiliens qui contrôlent tous les moyens de communication ont forgé une image négative des ONG en mettant « dans le même sac » les ODSC et les associations et fondations qui se sont appropriées de l’argent public à leur profit  et non à celui de l’intérêt collectif. 

Ces ONG historiques, engagées dans la lutte contre la misère et en faveur de la dignité humaine, qui recevaient le principal de leurs ressources financières de la coopération internationale, sont devenues dépendantes de fonds des gouvernements, des communes, des Etats et de la Fédération. Beaucoup ont été obligées de se séparer d’une partie de leurs cadres et de vendre leur patrimoine immobilier acquis grâce à l’aide de la coopération internationale. Même s’il y a des avancées importantes dans la lutte contre les exclusions, ce pays de dimension continentale continue à vivre avec les inégalités et des déséquilibres régionaux.

Le  gouvernement Lula avait promis d’établir des normes pour donner un cadre juridique de fonctionnement à ces organisations, mais après deux mandats, rien n’avait été résolu. C’est maintenant à la Présidente Dilma d’essayer de résoudre ces aberrations et ces impasses juridiques et ainsi de donner les moyens à ces acteurs de continuer leur action auprès des populations pauvres. Comment s’identifier comme association non gouvernementale quand on met en œuvre des politiques publiques ? La Constitution brésilienne elle-même garantit la liberté et l’indépendance des associations dans l’article 5 du paragraphe XVIII. Les citoyens qui font partie d’une ODSC ont le droit d’avoir accès aux financements publics sans perdre pour autant leur liberté d’action critique, afin que l’exercice de la citoyenneté politique soit garanti.

Les citoyens sont les gardiens du bon fonctionnement démocratique des institutions républicaines ; comme contribuables, ils payent leurs impôts et les taxes qui maintiennent les services publics. Si certaines mesures prises par le gouvernement sont en contradiction avec leur vision du développement solidaire du territoire, ces citoyens sont en droit de faire des critiques constructives. Etre allié du gouvernement dans la lutte en faveur d’un développement avec inclusion sociale ne veut pas dire être une marionnette. Une démocratie sans la vitalité des mouvements sociaux et de la société civile organisée est une démocratie amorphe et ses citoyens continueront à élire députés, sénateurs, gouverneurs, maires, conseillers municipaux, qui ne seront jamais dignes de la maison du peuple. Gouverner pour le peuple et avec le peuple sonnera toujours comme démagogie et non comme principe de démocratie.

La Présidente Dilma, qui a une vision politique des acteurs sociaux brésiliens, sait combien c’est parfois nécessaire d’avoir des contre-pouvoirs dans des sociétés conservatrices, en particulier dans une jeune démocratie qui n’est pas encore suffisamment familiarisée avec la démocratisation de pouvoirs, et où on trouve encore, malheureusement, des gens qui regrettent la dictature brésilienne. Pour faire évoluer la société et faire avancer les réformes structurelles qui, on l’espère, feront du Brésil une grande Nation, l’action militante en faveur d’un autre développement est toujours fondamentale ; comme elle l’est quand elle se bat pour que l’exercice de la citoyenneté soit toujours plus pratiqué et qu’ainsi se consolide la démocratie sociale, en un partenariat  idéal avec la démocratie représentative, contribuant à son bon fonctionnement. Le gouvernement, pour l’instant, n’a pas une majorité politiquement cohérente ; celle-ci est plus physiologique qu’idéologique. A cause de cela aussi, le gouvernement a besoin d’une société civile plus combative.

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