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Billet de blog 9 novembre 2015

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Le rafiot surpeuplé

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En parcourant le "Journal" de Médiapart, je suis tombé sur le blog de ce Mr Hubert Huertas qui, comme Vingtras, écrit très bien. Mais, bien sûr, étant un adversaire politique inconciliable : de bien mauvaises, malignes et inexactes choses. (http://blogs.mediapart.fr/blog/hubert-huertas)

Eh bien, non ! C’est faux : Pas toujours inexactes. Et justement, alors qu’une critique suit d’habitude le cours de son objet, je vais ici directement à sa conclusion, pertinente sur le « détail » qui la constitue.

Mes très rares lecteurs médiapartiens voudront-ils en effet se souvenir de mes propos, similaires, il y a quelques mois de cela ? Relatifs aux déguisements des nombreuses femmes véligères de la communauté musulmane « française » : ces chiffons austères et belliqueux, d'inspiration moyen-orientale et donc islamISTE – dont j’avais d'ailleurs raillé qu’ils étaient "propres à effrayer les petits-enfants" – et qui n’ont strictement rien des blancs et débonnaires khaïks et des traditions maghrébines dans lesquelles ont baigné mon enfance et ma jeunesse.

Huertas écrit à cet égard : « Cette évolution, qui dépasse de loin la France, ouvre un chapitre imprévu, religieux peut-être, mais surtout politique… ». Il aurait tout d’abord mauvaise grâce de reprocher à Jean Raspail, cible élective de son libelle, de n’en avoir prévu le phénomène, puisque la surprise est générale, il en convient. Quant à distinguer le politique du religieux dans un contexte musulman, je lui souhaite bien du bonheur... Enfin, excepté quelques opiniâtres, je crois que la fusion est aujourd’hui reconnue par la conscience publique : « Leur » politique c’est la Religion. Le Coran étant leur Loi.

Je n’irai pas ferrailler avec Mr Huertas à coups de chiffres sur la fécondité des « Françaises » maghrébines et non-maghrébines, recensements et statistiques, pour la bonne raison que je n’en ai aucune de solide à fournir, et surtout parce que j’enjambe d’ordinaires ces collations ridicules, travers de tout lobby que de présenter systématiquement des diagrammes « bidons », ou pour le moins subjectifs, qui servent évidemment SA cause.

Du même pas je me demande ce que viennent faire deux Américains dans une analyse sur une situation démographique hexagonale, sinon pour donner un tour exotique et donc fiable au propos de notre collègue : « Dans l’ensemble des pays de culture musulmane, il a suffi d’une génération pour que les taux de fécondité s’effondrent ». Le même constat m’a bizarrement été servi ces dernières années par deux Officiers Supérieurs français, dont un Colonel de Légion (!) à Orange : Très satisfaits de leurs « engagés » d’origine maghrébine, chez lesquels ils avaient noté un occidentalisation nette des mœurs domestiques, dont un « natalisme » raisonné.

Oui, mais combien de militaires sur la communauté « immigrée » ?...

Car nous n’avons pas besoin de regards extérieurs, nous les souchiens mal-pensants, pour observer, et je dirai même subir comme un agression sociale et culturelle, ce qui nous passe sous les yeux, chaque jour, le long des rues de nos villes, poussettes garnies, véhiculées pas des jeunes femmes enceintes dont des amis pédiatres, quelque peu affolés, nous confient qu’elles en sont à leur deuxième, voire troisième parturition à tout juste vingt ans.

Certes, bien qu'il n'ait très étrangement pas eu droit à une qualification "nauséabonde" pour une fois, et à cette sensibilté olfactive très développée chez la gent de gauche à l'approche des mal-pensants, je veux bien que Raspail « radote » néanmoins, et qu'il ait exagéré... car il fut de toujours le  militant  exalté d’une cause perdue en 1789. Mais si la France, trente ans après un article "apocalyptique" du Figaro, n’est pas encore musulmane, je m’interroge quand même sur son avenir après que j’ai entendu, me semble-t-il, ou dormais-je encore, pas plus tard que ce matin sur I-Télé, un très estimable Christophe Barbier suggérer qu’on pourrait lutter contre le harcèlement sexiste dans les transports en commun, en réservant des bus aux femmes... !!!

Je m’interroge aussi quand je propose à ma cadette, fille d’une Maman créole réunionnaise, et malheureusement pour son papa : de gauche (elle est dans le Cinéma/ milieu oblige) de quitter Montréal, sa rigueur climatique et ses caribous pour revenir vers des terres héliaques, et quand elle me répond « Oui Papa, j’en discutais hier avec une amie française, qui se languit elle aussi de la France, mais à la réflexion celle-ci m’a fait valoir que notre retour à Paris, ou à Bruxelles encore plus, nous confronterait de nouveau (Sic !) aux ... « weshs » (?), et à leurs insultes dans les trams, le Métro ou sur les trottoirs, et à nous faire donc traiter de « salope » parce que nous osons porter une jupe... Ici, à Montréal je peux encore sortir toute seule le soir... En jupe».

Là, c'est du vécu, pas de la théorie d'idéologues myopes.

Pour conclure et revenir à Raspail, je trouve du cran (je n’ai pas dit du CRAN) à Mr Huertas quand il fait état de ce sentiment personnel : « Au demeurant, Raspail ne faisait que radoter ses obsessions d’avant-guerre, développées dans un roman publié en 1973, Le camp des saints, dans lequel il décrivait une Europe submergée par des migrants du monde entier… ».

Car s’il est un critère panoptique depuis lequel le superbe royaliste aura prouvé un sens aigu, et à la fois minoré, du futur, et de l’envahissement de l’Europe par des hordes hostiles, ou en devenir (16 flics « contusionnés » (BFM dixit) dans des échauffourées avec les migrants, ce matin à Calais), c’est bien avec sa fantastique histoire de rafiot surpeuplé. Ou une fiction aujourd'hui largement dépassée par la réalité.

Je gage même que Mr Huertas manifeste ici, sans doute, un goût prononcé de la plaisanterie. Ou de la provocation.

Ou bien encore est-ce sa façon à lui de voir l’Apocalypse ? Au sens biblique cette fois, comme la révélation de l’inéluctable. Ce qui en ferait un observateur désabusé de notre déclin. C’est une hypothèse.

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