Le Conseil unique pour le bien commun européen.

Ce matin, Jean-Pierre Berg, ancien fonctionnaire de la Commission européenne (Bruxelles), ancien chef de cabinet du Président du Comité des Régions de l’Union européenne, a fait connaître son Point de vue sur le Siège du parlement européen dans le cahier national/international des Dernières Nouvelles d’Alsace sous le titre « De Luxembourg à Strasbourg ».
 
En voici deux brefs passages pour enrichir et élargir la réflexion sur le Conseil Unique d’Alsace dans une vue en abysse, du global au local :
« Il faut occuper le siège attribué [par les traités] à Strasbourg, lui donner consistance en transférant à Strasbourg ce qui est constitutif d’un siège, c’est-à-dire tous les services du secrétariat général du Parlement européen basés à Luxembourg. » [... Cela passe nécessairement par un]lobbying pour une liaison TGV [entre Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg]. Le gouvernement français est-il prêt à s’engager pour convaincre les autorités belges et luxembourgeoises de monter ensemble ce projet de liaison à grande vitesse des lieux de travail des institutions européennes qui est d’un intérêt essentiel pour Strasbourg ? La ville de Strasbourg est-elle prête à faire le lobbying nécessaire ? »

Or on sait que l’échelon régional se révèle indispensable pour exercer une telle action, cohérente et efficace ; réciproquement, le Conseil d’Alsace est appelé à jouer un rôle irremplaçable dans la sauvegarde, mais surtout dans la promotion, du bien commun que constituent pour les Européens la démocratie, la justice et la paix. Et cela n’implique pas l’ignorance des contingences de terrain, qu’il s’agisse de la Ville ou de la Région, bien au contraire.

DSC_0101.JPG

Mais où donc s'en est allée cette tapisserie de Marc Petit installée en 1984 au Centre administratif de la Communauté urbaine de Strasbourg sous le titre :  « Passer d’une figure statique pour accéder à un rêve ouvert » ? (Cliché Clément H.)

L’Union dans la diversité passe par la mutualisation des atouts locaux si nous voulons mettre au point notre vue et nos projets sur l’harmonisation eur-opéenne : c’est une œuvre non pas lointaine, mais de longue haleine, mais venue de loin nous attribuer – ici, maintenant – son nom et sa mission trois fois millénaires de Large-Vue : suivons l’élan de la princesse phénicienne Eur-Ope, depuis trois mille ans venue du Levant avec ses yeux grand ouverts, avec les techniques nautiques et l’art alphabétique, pour nous faire traverser ensemble des tempêtes de peurs vers une Europe de vie. 

Martine Hiebel, 22 février 2013.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.