Du noir pour les vêtements de Philippe Caubère, en clair, le visage et les mains. Rien d'autre. Plateau nu De la vidéo d'archives pour décor: Avignon, Vilar, Benedetto..Juste, brièvement, un nuage rouge du genre qui fait tousser le premier rang (mais pas le comédien). Et le guitariste, Jérémy Campagne.
De ce dispositif, sobre, simple, jaillit l'émotion. Celle de retrouver, redécouvrir, l'acteur. L'acteur Caubère, bien sûr, l'acteur Jean Vilar, l'acteur André Bénedetto. Des "acteurs méditerranéens", accent à l'appui, ironie au bout du souffle. Mais pas seulement, non. Parce que Caubère à travers la parole de Benedetto , c'est de l'histoire du théâtre, de la vie, du questionnement et de la réflexion, du texte. Sourires et inquiétudes, bonheur des mots et de la poésie, du bonheur, de la révolte, de la solitude aussi, peut-être de la souffrance.
Le choix des textes et des images (merci, l'ina) est le fruit d'une admiration, d'une amitié généreusement partagées. Et on le ressent à chaque instant.
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