Scènes sur Seine: rencontres artistiques pour découvrir des compagnies franciliennes

Quand des compagnies de spectacles implantées en île-de-France tentent de mettre en place un circuit court, un réseau solidaire, pour ne plus avoir à payer pour jouer

On le sait ou pas mais il existe en Ile-de-France des centaines de compagnies de théâtre, de danse, de marionnettes, de cirque, qui s'adressent au grand public, aux adultes, aux ados, aux plus jeunes. On en connaît certaines mais beaucoup travaillent dans l'ombre et rêvent de se faire mieux connaître. Et les occasions sont rares. Bien sûr, il y a le festival off d'Avignon. Mais avec plus d'un millier de spectacles, comment tirer son épingle du jeu ? Chaque année, il y a cinq ou six miracles, cinq ou six chanceux. Mais les autres ?

On le dit souvent, pour beaucoup de ces compagnies, Avignon, c'est avant tout un investissement de plusieurs milliers d'euros ne serait-ce que pour avoir une salle une ou deux heures par jour. Autrement dit, il faut payer « payer pour jouer. » Et rien ne garantit que le public soit au rendez-vous ni les programmateurs, ni les diffuseurs, autrement dit ceux qui vont décider en fait de « prendre » un spectacle, ceux qui vont le faire « tourner ».

Et pourquoi se déplacer à Avignon alors qu'on travaille en région parisienne ? Et qu'il y existe des lieux, des structures. Pourquoi ne pas construire une sorte de « circuit court » ?

L'union fait la force dit-on. Alors une vingtaine de compagnies professionnelles se sont regroupées pour réfléchir, échanger, construire. A l'automne 2016, à l'initiative du Synavi d'île-de-France (Syndicat national des Arts vivants) et du Raviv (Réseau des Arts Vivants en île de France, un forum a permis aux représentants des compagnies de se concerter avec différentes structures (Onda, Adami…) et de proposer différentes pistes.

Ne serait-ce que mettre en place entre compagnies les principes de l'économie solidaire, mutualiser les coûts, les risques, les fonctionnements...Puis de travailler entre les différents acteurs concernés, en particulier avec les programmateurs et les diffuseurs. L'occasion par exemple pour les compagnies de se présenter mais aussi de leur demander comment ils travaillent, ce qu'ils cherchent, quelles sont leurs méthodes, leurs besoins.

Tout cela a aboutit dans un premier temps à l'organisation de rencontres artistiques (pas un nouveau festival…) cette fois avec du public, dans des lieux partenaires avec des programmateurs qui ont accepté de jouer le jeu c'est-à-dire de s'engager à venir une journée entière et à assister aux différents spectacles proposés. Et à débattre ensuite entre professionnels.

Ce premier Scènes sur Seine (jusqu'au 3 novembre) regroupe donc 20 compagnies, autant de programmateurs qui sont les « parrains » de l'événement et quatre lieux . Pour le public, les tarifs sont attrayants : le prix à la journée est de 15 euros en plein tarif, 10 pour les tarifs réduits et 4 euros pour le jeune public. Et si on allait voir ?

 

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