Identité et Absinthe au théâtre de la Bastille

Deux pièces que l'on peut voir l'une après l'autre au Théâtre de la Bastille, Identité de Gérard Watkins et Absinthe de Pierre-Yves Chapalain. Rien à voir l'une avec l'autre si ce n'est cela, d'une pierre deux coups! Et une sorte de folie, de dérangement, de zinzinnerie, de débloquage avec la mort pas loin, pas loin du tout.
f-97d-4c31deaea267c.jpgDeux pièces que l'on peut voir l'une après l'autre au Théâtre de la Bastille, Identité de Gérard Watkins et Absinthe de Pierre-Yves Chapalain. Rien à voir l'une avec l'autre si ce n'est cela, d'une pierre deux coups! Et une sorte de folie, de dérangement, de zinzinnerie, de débloquage avec la mort pas loin, pas loin du tout.

 

 

Identité, c'est d'abord du blanc. Mur blanc, lumière blanche, un long tapis blanc, étroit comme ceux que l'on pose dans les escaliers mais en moquette à poils longs qui donne à la scène une allure de podium de défilé de mode. Et la robe blanche de la comédienne Anne-Lise Heimburger.

Sur scène, un jeune couple, un vrai couple, assez affectueux l'un envers l'autre, assez habitué l'un à l'autre. Pas de sous. Pas de boulot vraiment. Pas d'envies précises. Besoin d'un peu d'argent quand même, plus rien à manger ni à boire, un forfait de téléphone presque mort. Et lui trouve sur une bouteille de vin (vide) une annonce pour se faire un peu d'argent en acceptant de se soumettre à un test.

Lui va s'obstiner jusqu'au délire pour remplir les conditions demandées. Elle est partie dans une autre direction en entamant ce qu'elle appelle une grève de la faim. C'est implacable, violent sous des apparences de tranquillité, drôle, terrifiant et zou, tout ça presque en même temps.

Toutes les infos ici (et on lire avec profit...le dossier de presse et les dates de tournée mais je ne copie pas. Un clic suffit).

 

Photo: Hervé Bellamy.

 

 

Peu à peu, une histoire ancienne va remonter à la surface, bouleversant toute la situation familiale, les liens qui les unissent, la vérité écrasant le mensonge avec une frénésie à couper le souffle. Ici encore, c'est cruel, violent et drôle à la fois. Plus grandguignolesque, plus rouge que noir, toutefois. Il y a de la magie dans l'air, un tourbillon de vent qui emporte les illusions et les masques et fait craquer les amarres.

Photos Elisabeth Carecchio.

 

Dossier de presse (et je ne le recopie pas non plus), avec dates de tournée.

 

 

Deux spectacles donc à voir dans la foulée ou pas...pour un soir cruel et follement réjouissant.

 

Pinocchio à Annemasse jusqu'au 21 janvier, à Limoges du 1er au 3 février, à La Rochelle du 7 au 12 février, à Charleroi du 25 au 27 février, au Mans du 29 au 31 mars, à Mulhouse du 5 au 7 avril, à tremblay en France du 28 au 30 avril, à Angoulême du 4 au 6 mai, à Châteauroux du 16 au 19 mai et à Saint Louis du 25 au 27 mai.

Si on préfère Le Petit Chaperon Rouge (parce que Pinocchio c'estbeau mais ça fait un peu peur..) à Annemasse jusqu'au 21 janvier, à Rome du 4 au 6 février, àAjaccio les 3 et 4 mars, à Champigny sur Marne, les 17 et 18 mars, à Perpignan, les 29 et 30 mars, à Saint-Nazaire du 12 au 13 avril, à Saumur, les 17 et 18 avril et à Barcelone du 2 au 4 juillet.

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