Le Macronistan, terre du despotisme non éclairé

Sous la férule d’Emmanuel-Moi-Je Ier, les Lumières s’y éteignent les unes après les autres.

 © Christian Creseveur © Christian Creseveur
Dans cette contrée, le Grand Épidémiologiste et ses ministres ont expliqué pendant des mois que les masques ne servaient à rien et étaient même contre-indiqués.

Dans cette contrée, les salariés ne peuvent se contaminer sur leur lieu de travail mais ils sont en grand danger dès qu’ils se promènent sur une plage.

Dans cette contrée, les voyageurs sont autorisés à s’entasser dans le métro mais pas à flâner sur les quais de Seine par un dimanche ensoleillé.

Dans cette contrée, les enfants ne sont pas contagieux à l’école mais le deviennent dès qu’ils en sortent.

Dans cette contrée, les restaurants sont fermés mais les cantines scolaires restent ouvertes.

Dans cette contrée, on peut assister à la messe dans une église mais on ne peut pas aller voir un film au cinéma.

Dans cette contrée, les supermarchés ne présentent aucun risque, contrairement aux musées.

Dans cette contrée, le virus ne circule pas entre 6h00 à 18h00 mais uniquement entre 18h00 à 6h00 en semaine et toute la journée le samedi et le dimanche.

Dans cette contrée, la chasse est autorisée mais il est interdit de se promener dans un parc après l'heure du couvre-feu.

Dans cette contrée, on continue de supprimer des lits dans les hôpitaux pour ensuite justifier un reconfinement par la saturation des services hospitaliers.

Dans cette contrée, les étudiants font la queue dans les soupes populaires tandis que les courtisans se réjouissent de la prise de poids du monarque.

Dans cette contrée, le Grand Épidémiologiste, Emmanuel-Moi-Je Ier, décide de tout et n’est responsable de rien.

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Mes remerciements à Christian Creseveur à qui j'ai emprunté ce dessin.

 

 

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