La peur panique d'être lâché par la police

Et si le "rempart" des CRS venait à céder ?

Depuis samedi, tous les gestes et déclarations du président de la République ont été destinés à rendre hommage aux CRS : sur son compte Twitter, en personne sur l'avenue Kléber, puis hier en déjeunant avec des compagnies de CRS. Lors de ce déjeuner, M. Macron a même annoncé le versement d'une prime aux CRS et policiers.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner recevra aujourd'hui les syndicats de policier. Hier, comparaissant devant la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, il a qualifié les forces de l'ordre de "rempart".

C'est que l'heure est grave : les syndicats de policiers font tous état de l'épuisement et du ras-le-bol des troupes. La panique est évidente : et si les policiers craquaient ?

Nous en sommes là : un président de la République retranché derrière son "rempart", haï par la très grande majorité de la population et pris au mot après avoir lancé en juillet : "Qu'ils viennent me chercher !".

Si la police venait à craquer, il ne lui resterait plus que l'article 16 et l'appel à l'armée.

 

 

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