Donald et Emmanuel : ils se séparent !

Le dramatique récit de cette rupture dans un article du Monde. Le poids des mots, le choc des photos.

Le premier paragraphe de cet article est à nous tirer des larmes : « Le petit chêne est mort et l’herbe a repris ses droits sur la pelouse de la Maison Blanche où Donald Trump et Emmanuel Macron l’avaient planté, le 23 avril 2018, à l’occasion de la visite d’Etat du président français. » Et le quotidien de Xavier Niel d’y voir un symbole : « C’est comme une métaphore d’une relation qui n’est plus ce qu’elle a été, notamment sur le plan personnel. »

Pourtant, cela ne fait que deux ans que ces deux-là se fréquentent. Et, déjà, les premiers nuages ?

Le Monde confirme nos craintes : « Sur le plan personnel, ce n’est plus comme avant, quand Donald Trump ne cessait de chanter les louanges de son ami « Emmaaaaanuel » »

Notre inquiétude grandit encore en lisant que « les contacts téléphoniques directs entre les deux hommes sont désormais plus espacés ».

Laurence Nardon, de l’Institut Français des Relations Internationales, est là pour mettre des mots sur notre angoisse : « Dans une première phase, on misait côté français sur une proximité personnelle nourrie par une certaine similarité dans leurs parcours politiques disruptifs, sans pour autant se cacher des divergences de fond, mais il n’y a pas eu les résultats escomptés. »

Comment ? L’invitation au bal du 14 juillet 2017, les papouilles et les baisers appuyés d’Emmanuel n’auraient donc pas suffi à séduire Donald ?

Pire, cet ingrat aurait maintenant les yeux de Chimène pour Boris, dont la probable désignation comme Premier ministre de Sa Majesté lui donnerait « un interlocuteur à son goût, voire à son image ».

La question qui est alors sur toutes les lèvres à la lecture de ces lignes poignantes est de savoir si Emmanuel s’est rendu compte que la flamme était en train de s’éteindre.

Dans une longue et difficile enquête, les journalistes d’investigation du Monde ont pu interroger un témoin-clé : Benjamin Haddad, directeur Europe du think tank Atlantic Council. Et celui-ci a révélé la terrible vérité : c’est à l’occasion de la visite d’Emmanuel à Washington en avril 2018 que celui-ci « a compris que Donald Trump ne bougerait pas. »

Et pourtant, nous avons encore tous en mémoire les belles et tendres images de cette rencontre d’avril 2018.

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