L'insoutenable légèreté de Jean-Luc Mélenchon

"Benoît Hamon n'a pas été capable de prendre la décision qu'il fallait prendre. S'il avait retiré sa candidature, il serait aujourd'hui Premier ministre et moi président de la République", déclare Jean-Luc Mélenchon dans un entretien au journal La Provence.

C’était donc si simple... On avait cru comprendre qu'il y avait des désaccords de fond sur la ligne politique entre le PS et Jean-Luc Mélenchon : sur l'Union Européenne, sur la politique économique et sociale, sur la politique étrangère. Il semble que non puisqu'il aurait suffi d'un retrait de sa candidature pour que Benoît Hamon devînt Premier ministre en cas d’élection du leader de la France Insoumise.

Les Insoumis devraient s’étrangler à la lecture de cette déclaration.

Faut-il rappeler que Benoît Hamon a été ministre du gouvernement Ayrault pendant deux ans et a approuvé à ce titre le Traité de Stabilité budgétaire, le CICE, la pseudo-réforme bancaire, le pacte de responsabilité ?

Faut-il rappeler que Benoît Hamon a manœuvré avec Arnaud Montebourg pour que Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault à Matignon en 2014, et qu'il a obtenu le ministère de l’Éducation en récompense ?

Faut-il rappeler que Benoît Hamon s’était engagé à soutenir Manuel Valls (et donc son programme) si celui-ci avait gagné la primaire socialiste ?

Tout cela n'avait semble-t-il pas tant d'importance puisqu'un désistement avant le premier tour aurait permis aux deux anciens compères du PS de se rabibocher.

Dommage mais bon à savoir...

 

 

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