Le gouvernement a trouvé un remède à base de gaz lacrymogène pour le Covid-19

Le 3 mars dernier, le ministère de l’Intérieur a lancé un appel d’offre pour l’achat de gaz lacrymogène, laissant entrevoir une percée remarquable dans la lutte contre la pandémie.

C’est un article de Reporterre qui a révélé cet appel d’offre (voir ici). Cette information apporte une nouvelle fois la démonstration de la capacité d’anticipation de ce gouvernement, comme le soulignait le ministre de la Santé Olivier Véran dans entretien au journal Le Monde le 8 avril dernier : « Depuis le premier jour de la crise épidémique, nous avons décidé d’être dans l’anticipation, c’est-à-dire de disposer au moment opportun de tous les moyens possibles pour lutter contre la diffusion du virus. »

Le 26 février, le ministre de la Santé Olivier Véran expliquait qu’une « personne asymptomatique n'a pas à porter de masque » (voir ici). Le premier ministre, Édouard Philippe, confirmait le 13 mars que « le port du masque, en population générale dans la rue, ça ne sert à rien » (voir ici).

Il en va de même pour les tests de dépistage, à propos desquels le président de la République vient de nous expliquer : « Nous n'allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, cela n'aurait aucun sens. » (voir ici).

La commande de gaz lacrymogènes, pour un montant de 3,6 M€ sur une période de 4 ans est donc une information de première importance. En effet, sous la présidence éclairée de M. Macron, comme on vient de le voir et contrairement à de nombreux pays qui s’approvisionnent depuis des semaines en matériels aussi inutiles que des masques et des tests, la France ne commande que ce qui est indispensable à la lutte contre le Covid-19. Afin de « disposer au moment opportun de tous les moyens possibles pour lutter contre la diffusion du virus. »

Dès lors, il n’y a plus de doute possible : le gouvernement français a découvert depuis plusieurs semaines un traitement de la maladie à base de gaz lacrymogène (pardon, soyons précis, il s’agit de 2-Chlorobenzylidène malonitrile, dit gaz CS). Dans le contexte de concurrence internationale acharnée pour identifier un médicament permettant de soigner cette maladie, on comprend que M. Macron ait voulu conserver la longueur d’avance qu’il a toujours eue depuis le début de cette pandémie et n’ait donc jamais fait part de cette percée médicale.

Une nouvelle fois, la politique de M. Macron permet à la France de rayonner dans le monde.

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