Les Casseroles En Marche

Ce n’est plus un gouvernement, c’est une batterie de cuisine !

Jean-Paul Delevoye, qui vient de démissionner, est le dernier d’une interminable série qui témoigne de « l’exemplarité » de La République En Marche et de ses alliés.

La liste est longue des anciens ministres ou des ministres en exercice qui font l’objet d’enquêtes ou de mises en examen :

  • François Bayrou, ex-ministre de la Justice, mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics » ;
  • Sylvie Goulard, ex-ministre des Armées, mise en examen pour « détournement de fonds publics » ;
  • Marielle de Sarnez, ex-ministre chargée des Affaires européennes, mise en examen pour « détournement de fonds publics » ;
  • Richard Ferrand, ex-ministre de la Cohésion des territoires, actuel président de l’Assemblée Nationale, mis en examen pour « prise illégale d’intérêts » ;
  • Françoise Nyssen, ex-ministre de la Culture, visée par une enquête préliminaire pour des travaux affectés sans autorisation dans un immeuble classé ;
  • Laura Flessel, ex-ministre des Sports, soupçonnée de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux par l’administration fiscale ;
  • François de Rugy, ancien président de l’Assemblée Nationale et ex-ministre de la Transition écologique, mis en cause pour ses frais de bouche comme président de l’Assemblée et pour les couteux travaux de rénovation de son appartement de fonction comme ministre ;
  • Muriel Pénicaud, ministre du Travail, visée par une enquête pour « favoritisme » et « recel de favoritisme » dans l’attribution d’un marché public.

L’exemplarité, c’est aussi la marche de fabrique de la présidence de la République :

  • Alexis Kohler, secrétaire général de la présidence de la République, visé par une enquête pour « prise illégale d’intérêt », « corruption passive » et « trafic d’influence » ;
  • Alexandre Benalla, ex-chargé de sécurité à la présidence de République, « barbouze » du président, mis en examen pour « violences volontaires, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, port public et sans droit d’insignes réglementés, recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection et recel de violation du secret professionnel » ;
  • Ismaël Emelien, ex-conseiller spécial du président de la République, entendu par la police pour son rôle dans l’affaire Benalla (diffusion en ligne d’images tirées illégalement de la vidéosurveillance de la préfecture de police de Paris).

A cela s’ajoutent les députés LREM qui ont maille à partir avec la justice :

  • Thierry Solère, ex-questeur de l’Assemblée Nationale, mis en examen pour « fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence » ;
  • Jean-Jacques Bridey, président de la Commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, visé par une enquête pour « détournement de fonds publics » ;
  • M’Jid El Guerrab, mis en examen pour « violences volontaires avec arme. »
  • Mustapha Laabid, condamné à six mois de prison avec sursis, trois ans d'inéligibilité et 10 000 € d'amende pour « abus de confiance ».

« Servons la bonne cause et servons-nous. » écrivait Benjamin Constant.

Ils sont En Marche et ils se servent !

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