Des maillots bleus pour cacher les chemises brunes ?

Eh bien, on en apprend de belles au sortir de la salle de réveil après l'anesthésie générale pour cause de Coupe du Monde !

La présidence de la République a donc soigneusement étouffé l'affaire Benalla depuis le 1er mai, alors que ses supérieurs hiérarchiques étaient dans l'obligation de dénoncer les faits au procureur de la République.

Et pourtant, le barbouze de Macron s'était déjà illustré en mars 2017 en arrachant l'accréditation d'un journaliste de Public Sénat avant de l'évacuer d'un meeting du candidat En Marche à Caen. .

Selon la voix de son Maître, Bruno Roger-Petit, Alexandre Benalla « a été mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire. Il a été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président. (...) Cette sanction est la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Élysée. »

Étant donné que le secteur privé fait toujours mieux que le secteur public (c'est le Pôle Nord idéologique des marcheurs, n'est-ce pas ?), le président de la République devrait s'inspirer des pratiques qui y ont cours : une faute grave entraîne le licenciement immédiat sans indemnités, pas une simple mise à pied.

Mais Manu a le cœur sur la main et c'est sans doute pourquoi le barbouze était dans le car de l'équipe de France lundi 16 juillet. Après avoir enfilé un maillot bleu au-dessus de sa chemise brune ?

Le nouveau monde est En Marche avec un SAC à dos, semble-t-il...

Charles Pasqua, sors de ce corps !

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