Ces chiffres sont publiés dans un article de Christian Chavagneux dans Alternatives économiques.
"Depuis 1997, les émissions nettes d'actions sont négatives : il y a plus de rachats d’actions que de nouvelles émissions. Aux Etats-Unis, la Bourse retire plus d’argent de l’économie qu’elle ne lui en apporte."
Pour bien prendre la mesure de ce montant astronomique, rapportons-le à quelques autres données de l'économie des Etats-Unis.
Il y a 160 millions d'actifs dans le pays, donc ce montant représente 6250 $ par actif ou encore l'équivalent de 40% du salaire minimum (le salaire minimum fédéral est de 7,50$, soit environ 1320 $ par mois).
Le salaire médian aux États-Unis était de 44408 $ en 2017. Une augmentation de 6250 $ aurai représenté une hausse de 14% pour les personnes gagnant le salaire médian, et bien plus pour celles qui sont dans la tranche des 10% ou 20% de salaires les plus faibles.
Le budget du système public d'assurance maladie pour les personnes de plus de 65 ans (Medicare) est de 587 milliards de dollars en 2018, et il couvre 60 millions de personnes. Le montant de rachats d'actions permettrait donc de couvrir plus de 100 millions de personnes supplémentaires. Il y avait 28 millions de personnes sans aucune assurance maladie aux Etats-Unis en 2017.
Le montant de rachats d'actions représente près de 15 fois le budget du Department of Education (68,2 milliards), lequel est en diminution de 14% en 2018.
Voilà un bilan du ruissellement version Trump.
La politique fiscale de Macron étant identique (CICE, baisse de l'impôt sur les sociétés, flat tax, suppression de l'ISF), elle donnera des résultats similaires.