«Le jour de notre licenciement, le patron était en vacances»

J'ai reçu vendredi soir un message électronique. Son auteur ne m'autorise pas à citer son nom, juste un pseudo, "Azplok". Je vous le livre, brut, avec seulement quelques petites retouches de forme:«Voilà c'est fait. Je suis licencié de la société Westaflex à Roubaix (Nord) ainsi qu'environ 75 de mes collègues.

J'ai reçu vendredi soir un message électronique. Son auteur ne m'autorise pas à citer son nom, juste un pseudo, "Azplok". Je vous le livre, brut, avec seulement quelques petites retouches de forme:

«Voilà c'est fait. Je suis licencié de la société Westaflex à Roubaix (Nord) ainsi qu'environ 75 de mes collègues.

Ça n'a pas plus d'intérêt que ce qu'il y a dans la presse, la crise et ses licenciements... Si ce n'est que notre PDG, Mr Gilles V. était en vacances au Etats-Unis, précisément le jour où nous avons appris notre licenciement.

 

Il n'était donc pas présent : "J'ai promis à ma femme ces vacances..." avait-il bien voulu lâcher à une salarié licenciée qui avait demander à le rencontrer : "Vous savez ce que c'est, une promesse... ".

 

Voilà. C'est ça, le mépris. Le mépris affiché par ces chefs d'entreprises qui ne respectent plus grand-chose et surtout pas leurs salariés.

 

C'était une journée horrible, ça pleurait dans les couloirs. Ceux qui avaient décidé qui partira, qui ne partira pas, pouffaient. C'était humiliant.

 

Alors c'est vrai : des patrons, il y en a qui mouillent leurs chemises. Certains risquent jusqu'à leurs biens propres, prennent des risques, forcent les portes et décrochent des sous. Et il y a les autres.»

 

Azplok.


 

 

 

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