Les ordis des députés autorisés en séance

 

Le Président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, vient de trancher: les députés pourront désormais utiliser un ordinateur dans l'hémicycle. Sous conditions, tout de même: ne pas surfer sur internet; ne pas brancher le portable (faute de prise!); ne pas allumer le son; ne pas perturber le déroulement des débats...

 

Dans une lettre envoyée début avril, le "patron" des 577 élus précise même, très instit' : "Vous voudrez bien garder l'écran de votre appareil orienté vers vous".

 

Lors des séances de questions au gouvernement cependant, programmées les mardis et mercredis à 15h00, les députés continueront d'être privés, pour tenir leur rang devant les caméras de France 3.

 

Lettre de Bernard Accoyer Lettre de Bernard Accoyer

 

A l'étranger, le sujet taraude également. A Londres, un rapport de 200 pages consacré en 2007 à la "revitalisation" de la Chambre des représentants proposait déjà d'autoriser les ordinateurs, véritables outils de lutte contre l'absentéisme, et prônait des élus multitâches: les politiciens "pourraient être davantage disposés à passer du temps à la Chambre (...) s'ils pouvaient se consacrer à d'autres travaux en même temps, (...) à s'occuper de leurs mails peut-être"...

 

Cette avancée, quand elle a lieu, n'est toutefois pas sans poser "problème". Ainsi au Canada, en décembre 2007, la presse people s'est emparée du scandale d'un parlementaire (conservateur) accusé, par une collègue, d'avoir reluqué des photos pornographiques sur son écran pendant une séance. Sommé de s'expliquer, l'inculpé avait juré qu'il s'agissait des clichés de sa copine, confus.

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