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Billet de blog 3 juillet 2013

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La Nausée

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La Nausée

Les différents chefs des Etats dits "démocratiques" ont pris l'habitude de ne point respecter leurs promesses. Ils piétinent donc allègrement le "contrat social" nécessaire pour que les citoyens aient quelque confiance en leurs représentants.
Si cette confiance disparaît, il n'y a plus de démocratie viable, réelle, possible et les portes de la révolte et de la guerre civile s'entrouvent.
On s'est réjoui à juste titre de l'arrivée au pouvoir de M. Obama.
Premier président noir des USA, homme sympathique, maniant le verbe en quasi télé-évangéliste, au charisme incontesté et incontestable. Non seulement les états-uniens, mais les autres démocrates de la planète se réjouirent. D'autant qu'il arrivait après la double présidence du "pire président" de l'Histoire des States : G.W.Bush, menteur notoire, profiteur de guerre, chef de gang, enrichi au pétrole et au commerce des armes.
N'a-t-il pas, ce Bush Junior, sur la conscience quelques centaines de milliers de morts ? Bien plus, il a par sa politique fait des USA le premier Empire du Mal en essayant de faire croire que les USA sont, par la volonté divine, l'Empire du Bien.
Une telle prétention, une telle folie, empoisonne les esprits, corrompt les intelligences et constitue la pire menace qui soit pour l'Humanité dans la mesure où, toute action quelle qu'elle soit venant des USA ne peut être qu'un bien pour l'équilibre de la planète.
On le constate avec les affaires Menning et Snowden. Les exactions de l'armée, la surveillance planétaire des échanges par la NSA, la négation des droits de l'homme, la négation de la liberté des individus, la négation de l'intimité ne peuvent être que des désagréments mineurs puisqu'il s'agit de tenter de défendre l'intégrité de l'Empire du Bien. On ne doit pas menacer impunément les USA, cette Terre Promise, ce don de Dieu, himself.
Cette vision binaire, primaire, biblique, impériale ne peut qu'engendrer plus de haine et d'instabilité de la part de tous les peuples qui ne possèdent pas cette divine protection. " Ou vous êtes avec moi, ou vous êtes contre moi".
Elle phagocyte les esprits des autres "chefs d'état", considérés comme des supplétifs à la botte de l'Empire.
Quant aux promesses de la fermeture de Guantanamo, ce lieu de non droit, symbole de la négation de l'être humain, elles sont piétinées, reniées, oubliées.
Quand le mauvais exemple vient de si haut, que l'on ne soit point étonné que les citoyens deviennent eux aussi, à la fois déconcertés, écoeurés, et se laissent aller à l'amoralité ambiante.

En Europe, on a vu que les referenda ne sont pas pris en compte lorsqu'ils vont à l'encontre des désirs des oligarchies.
A la tête de l'UE, les USA ont leurs loulous de Poméranie et autres bichons pour défendre les intérêts de leurs banques, de leurs industries, de leur défense, de leur idéologie déversée par leurs films, leurs séries télévisées qui envahissent nos écrans.
En France, après avoir subi les exactions du caïd de Neuilly la Crapuleuse, Janus Pédalo a été choisipar défaut pour le remplacer.
"Moi président", a distillé le miel pour attraper les gogos et s'est lancé dans une politique au vinaigre de l'austérité nécessaire à la fortune des financiers du monde.
N'ayant aucune considération pour ceux qui l'ont élu, il n'agit que dans son intérêt et dans celui de l'oligarchie à laquelle il appartient.
De nature bonhomme, possédant un humour redoutable et sympathique, les faits prouvent qu'il est aussi retors que le pire des garagistes.
Il se couche devant la politique menée par Mme Merkel, il poursuit celle menée par son prédécesseur, il écrase de son mépris ses électeurs de gauche, trahi ses militants de base et roule ses alliés Verts dans la farine en les obligeant à ingurgiter des vouivres à foison.
Ajoutons à cela, les déceptions des "printemps arabes", les conséquences de la guerre en Lybie qui a déteint sur le Mali, les prétentions des USA pour encore plus fortement concurrencer l'économie européenne en l'obligeant à piétiner les protections de la santé de ses consommateurs contre les produits agricoles frelatés des USA, la politique de Ponce Pilate à l'égard de la Syrie, et conséquence de cette chiennerie, la remontée des extrémismes de droite avec cette haine passée des juifs aux musulmans et autres migrants et l'on est bien obligé de constater que, pour peu que nous en ayons conscience, l'on éprouve une nausée certaine.
Et ce n'est pas cette Nausée sartrienne qui n'est jamais qu'une exacerbation du spleen baudelairien ou du romantisme. Non ! Carrément la gerbe.
Libératrice avant la lutte. La révolte. Plus que l'indignation.

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