Le tonneau des damnées ides

Qu’elles soient de décembre ou de janvier, les ides s’annoncent douloureuses. Pendant que la planète assiste au triste spectacle du décompte des voix de la présidentielle US, une puissance capable d’envoyer des engins sur la lune et sur mars, qui possède la plus importante armée du monde...

 

qui a imposé sa manière de vivre à presque tout le satellite, qui détient les GAFAM dont nous sommes prisonniers, met des jours et des jours à donner les résultats de ses élections comme n'importe quel pays sous-développé corrompu.

Il y a de quoi pouffer, non ?

Quel que soit le résultat, il va falloir songer à ce que les pays européens, que dis-je, les pays eurasiatiques prennent enfin leur indépendance.
Les USA n’ont pas d’amis, ils n’ont que des pays vassaux, à leur botte.

Notre exécutif, bien jeune et bien hésitant, bien pris en mains par ceux qui l’ont placé là, finance et Medef, donc au service de la grande bourgeoisie, nous concocte de jolies petites saloperies :

- sa loi sur la sécurité globale qui mettrait un voile sur les exactions à répétition des forces de l’ordre bourgeois contre les citoyens, en interdisant de filmer les manifestations,

- à quoi, l’on ajoutera l’éventualité d’un confinement strict des plus de 65 ans.

Pas encore tout à fait décidé. Mais ça cogite sur le sujet. C’est que cette catégorie de la population, certes, coûte à la SS, mais c’est aussi l’essentiel de l’électorat des marcheurs. Marcheurs à reculons, d’ailleurs, en bons conservateurs de privilèges.

Et qu’on n’aille pas croire que M. Macron a définitivement mis une croix sur sa réforme des retraites, sur une suppression des lits d’hôpitaux, sur la poursuite du démantèlement des services publics.

On a annoncé pourtant des crédits pour l’hôpital. Soit ! Combien d’embauches ?
On a annoncé une relance du chemin de fer. Quels travaux envisagés ?
Quant à la gestion des migrants, on en reste à une fermeture des frontières. Une France, une Europe repliée sur elle-même et n’assumant pas les conséquences de ses actes.

Qui peut croire que l’on abandonne son pays d’origine, sa famille, ses amis, de gaieté de cœur ?
Il y a des obligations économiques, politiques, écologiques. Or, qui appauvrit ces pays au richesses du sol et du sous-sol ? L’Europe, les USA, la Chine et tous les pays émergents.

Quant à l’avenir de l’humanité, le capitalisme s’en fout, du moment que les actions ne baissent pas trop, voire continuent de rapporter.

Quant à l’épidémie actuelle, pas la peine de se cacher derrière ses experts, elle ne s’éteindra que lorsque la majorité de la population aura été immunisée avec les dégâts prévus sur les personnes les plus fragiles de TOUS ÂGES.
Car, c’est bien là le problème, ne pas croire que les seules personnes de plus de 65 ans vont disparaître plus tôt que prévu. Certes, elles paient le prix fort. Mais c’est ainsi.

Reste l’exemple chinois. Suppression totale des libertés individuelles, fermeture des frontières, surveillance individualisée, abandon des plus pauvres retournés à la campagne, et le PCC pour tous. Pas de seconde vague en vue.

Qui en rêve ? Pas moi. Mais je suis peut-être dans l’erreur.

On aura remarqué, que M. Le Maire de Nice, M. Estrosi, représentant national des compagnies israéliennes chargées de la surveillance ultra-sécuritaire par des milliers de caméras, n’a guère empêché deux attentats. Dois-je en conclure que ce matériel ultra-sophistiqué ne sert qu’après ? Il ne prévient pas !

 

J’attends les ides de mars, voire d'avril. Il fera peut-être beau. Peut-être serais-je encore vivant et que je pourrais à nouveau voyager par notre si jolie France…

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