La chute de l’Empire américain ?

La France a déjà connu une tentative d’envahissement du Parlais Bourbon.

 

La grande différence entre le 6 février 1934, où, à Paris, les ligues d’anciens combattants encore fringants, les royalistes, les fascisants et autres anti-démocrates ont voulu envahir l’Assemblée Nationale suite au scandale de l’affaire Stavitsky et le 6 janvier 2021 où les trumpistes ont envahi le Capitole, c’est que d’une part, à Paris, les manifestants étaient en ordre dispersé et que le colonel de La Rocque n’osa pas jouer les dictateurs, alors que les fous de Trump, eux ont un leader qui les a encouragés à remettre en question le résultat des élections.

La France ne se remettra pas de ce coup d’éclat de l’extrême droite. Certes, il y eut contre-manifestation quelques jours plus tard, victoire du Front Populaire et…vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, 6 petites années plus tard.

Les USA, plus désunis que jamais vont avoir du mal à se remettre de ce coup de force, dans la mesure où ils ont un leader, où ils possèdent la foi des fous du Holly Book, où ils sont armés de leurs incohérences puisqu’en même temps, pro-live et pro-death, la peine de mort voire le lynchage ne les effrayant pas.

Armés jusqu’aux dents, ils n’ont pas encore fait usage de leurs armes contre la police et la garde nationale. Pas encore ! Mais, cela va laisser des traces. Ils ont leurs martyrs et surtout, comble de la folie, ils se sont persuadés que Dieu lui-même guide leur action.

La plus grande puissance militaire mondiale est allée de défaite en défaite non sans essaimer des dictatures, a soutenu des régimes atroces mais bien en mains, et largement contribué par sa conception de l’économie à cette croissance infinie dans un monde fini, à l’origine du réchauffement climatique que cette partie de la population étasunienne récuse avec véhémence.

Le rêve américain repose sur la Bible et le Colt, l’égoïsme le plus éhonté, et le capitalisme le plus débridé, avec soumission du reste du monde dit libre à ses caprices.

On avait compris que le cri de guerre de Donald Trump : « America first ! » constituait l’aveu de ce qu’a toujours été la politique extérieure des USA depuis la première guerre mondiale dont elle ne s’est jamais remise, ne sachant pas ou ne voulant pas passer d’une économie de guerre à une économie de paix.

Des politiques extérieures, les fascismes en Europe et le militarisme nippon puis le communisme stalinien les ont bien aidés à jouer les gendarmes de la planète. Mais, c’est fini !

Il serait temps que les « alliés », en fait, les pays serves, prennent leur indépendance vis à vis de cet impérialisme car, la décomposition de la démocratie US, préfigure celle des démocraties bourgeoises là où elle existe.

Le populisme anti-parlementaire, anti-système, anti-démocratique, anti-scientifique même est en marche.
Dans les revendications de ces peuples, tout n’est pas à jeter.

Il est plus que temps de revoir nos schémas de pensée imposés par les States et de revenir et de faire vivre la devise Liberté, Egalité, Fraternité.

Qu’on se le dise !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.