(référence à « Mondo Cane » des années soixante, déjà !http://www.youtube.com/watch?v=7XyjtFuqNwI)
Le temps d’aller humer les senteurs marines du Cotentin et de jouir de la beauté des mimosas en fleurs, patatras à Caracas, Hugo Chavez succombe. La Révolution bolivarienne est en deuil. Dans les salons dorés et au bord des piscines, l’on a arrosé ça comme il convenait.
Et nos « chiens de garde » y sont allés de leurs aboiements contre le grand méchant loup, le grand Satan, le populiste infâme qui a osé diminuer la misère de ses concitoyens en réduisant les profits des plus riches et saluer tous les adversaires de l’Impérialisme US. Les supplétifs de l’Empire n’enverront que des sous-fifres les représenter, ce qui illustre parfaitement l’indépendance de feues les démocraties occidentales.
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/RAMONET/15003
http://blogs.mediapart.fr/blog/hubert-huertas/070313/chavez-le-diable-et-chavez-le-bon-dieu
Je me permettrais, à propos de populisme de remettre en mémoire cette odieuse définition de la démocratie, par le pire des populistes qui n’ait jamais été, Abraham Lincoln : « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
Compte tenu de la haine tenace de nos folliculaires fréquentateurs compulsifs de plateaux de télé, et de unes diverses, je suis étonné qu’à l’occasion de la sortie du film de Spielberg, ils n’aient point osé tresser des cordes contre cet infâme président d’un autre siècle.
Est populiste, tout adversaire de l’oligarchie économico-politique en place, qui veut remettre en question ce système et redonner le pouvoir au « peuple souverain ».
Il est préférable de disserter sur ce brave Stéphane Hessel. Plus fréquentable que ce militaire sud-américian issu du peuple. Rien à voir avec la hauteur aristocratique de De Gaulle.
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A l’occasion de « la journée de la Femme », cette horreur médiatique qui donne bonne conscience aux machos et autres patriarches au pouvoir, on lira l’article ci-dessous.
Comme quoi, les années passent, les journées de la femme s’accumulent et rien ou presque ne change. Mais, une journée par an, on aura parlé des femmes. Farceurs ! Comme si les femmes chargées d’aller chercher l’eau potable et le bois allaient être ce jour-là dispensées de corvée et aller à l’école pour les plus jeunes.
« Circulez, il n’y a rien à voir… Comment ? Toutes ces femmes réunies autour du trou d’eau avec leurs boubous et leurs bébés, ça fait une belle photo ? Ouais ! Z’avez raison. Ce serait dommage qu’il y ait l’eau courante. »
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A peine arrivé chez moi, que vois-je sur mon étrange lucarne ? Des ouvriers en train de se castagner avec des policiers en Robocops.
Violence insoutenable ! Ramassis de voyous ! Une CGT butée. Des bas de plafond.
Je me dis, tiens ! Dans une France de gauche, ces gars-là doivent être de droite. Un gouvernement socialiste ne va pas défendre les intérêts d’une minorité contre le peuple qui l’a élu.
Le chavisme, le bolivarisme, la vague de vision généreuse de l’Amérique du Sud qui s’est rebellée contre les exactions de la CIA, de l’United Fruit, des dictatures à la botte de l’oncle Sam devraient commencer à essaimer dans notre vieille Europe, mère des révolutions et des «… ismes ».
Eh bien que dalle ! Les ouvriers de Good Year qu’on veut mettre au chômage après leur avoir pris leur santé (la manipulation des matériaux noirs est cancérigène), qu’on lanterne depuis des mois, qui ont fait gagner des millions aux actionnaires devraient accepter le suicide social qu’on leur demande, bien gentiment, bien poliment, la casquette à la main, la tête baissée devant leurs bons maîtres.
Les moutons de Pâques refusent d’être sacrifiés. Ils n’en peuvent plus. Et ils craquent.
Attention ! Je n’encourage pas au massacre des policiers qui sont aussi des hommes bien obligés de gagner leur vie. Avec femmes et enfants, eux aussi. Et issus des mêmes milieux que ceux qui les affrontent.
Qu’est-ce qu’il se passe dans la tête d’un manifestant ou d’un flic quand il reconnaît en face de lui, son cousin, son frère, son beau-frère ?
Pendant ce temps-là, la violence des cols blancs s’exerce en toute impunité. Les chiens de la finance, des affaires, de la politique, truffe luisante et poil brillant, continuent de sévir contre les peuples.
Le socialisme est devenu un populisme et ne s’accorde plus qu’avec national. La social-démocratie n’est que la face atténuée du libéralisme, et le libéralisme est le triomphe de l’élite ploutocrate contre le peuple, par le peuple et sans le peuple.
Les commentateurs « chiens de garde » du système essaient de nous inscrire cela dans le crâne à longueur d’articles sur tous les médias.
Agenouillons-nous, mes frères et sœurs, en priant pour le retour de la croissance. « Croissance, reviens comme Jésus ! » Ou comme le Voyou de Neuilly, chef de bande, en coquetterie avec la justice et qui a bien contribué à cette merveilleuse politique austéritaire qui sévit sur l’UE.
http://blogs.mediapart.fr/blog/max-angel/040313/impossible-croissance-ou-le-courage-de-la-verite